Les cégépiens de Gaspé poursuivent la grève

Classé sous : Éducation

Réunis en assemblée générale mardi matin, les étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé ont voté pour la reconduction de la grève générale illimitée.

L’appui au mouvement de pression a cependant baissé de 4 % comparativement à la dernière assemblée générale. Selon les chiffres rendus publics par l’association étudiante, 50,4 % des étudiants ont voté en faveur de la reconduction, 48, 7 %  ont voté contre et 1, 7 % ont annulé leur bulletin de vote.

Au total, 337 étudiants ont fait valoir leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 52 %. Les cégépiens devront se prononcer sur la reconduction de la grève le lundi 16 avril.  

Selon le président de l’association, Vincent Olivier-Bastien, ce résultat prouve que les étudiants gaspésiens demeurent mobilisés malgré la décision du gouvernement du Québec d’élargir l’admissibilité aux prêts et bourses et d’établir la modulation du remboursement de leur dette une fois les études terminées.

«C’est probablement ce qui explique que l’appui à la grève a diminué quelque peu. Mais malgré ça, la majorité des membres souhaitent poursuivre. Les étudiants savent que ce n’est pas une proposition, mais plutôt un décret. La ministre refuse toujours de négocier au sujet de la hausse des frais de scolarité, alors on continue la grève», déclare le représentant étudiant, qui ajoute que l’élargissement de l’admissibilité à l’aide financière n’est pas «nuisible», mais pas suffisamment «bénéfique».

M. Bastien continue par ailleurs de croire que les cégépiens ne courent aucun risque de voir leur session annulée, même s’ils entament leur cinquième semaine de débrayage. «Les étudiants sont prêts à rependre leurs cours. Et on sait que la direction ne pourrait pas se permettre d’accueillir deux fois plus d’étudiants lors d’une même session», dit-il.

En plus de continuer à ériger des lignes de piquetage, les étudiants organiseront des actions symboliques tout au long de la semaine à Gaspé.

2 commentaires
Patricia Chartier a écrit le 10 avril 2012

Les étudiants et étudiantes de Gaspé ont tout mon respect. Dans ce monde individualiste, ça prend du courage pour défendre le bien commun. L'éducation est un droit. Et pour la société, un investissement. Chaque dollar investit en éducation en rapporte 5 à l'État. De plus, la propagande du gouvernement vise à diviser la population et ça ne doit pas être facile tous les jours de défendre la solidarité. Ni de résister à l'intimidation policière. Que je n'entende plus personne me dire que tous les jeunes sont apathique et apolitique. Ils se tiennent debout. Ils sont notre avenir. Ils veulent pouvoir étudier. Pour mieux nous soigner. Pour inventer les technologies de l'avenir. Pour bâtir l'économie de demain, une économie «du savoir» se plait-on à nous rappeler. Ils et elles sont notre espoir. Nous devons les supporter. Encore bravo !!

Maryse a écrit le 10 avril 2012

Je suis contente de voir que la jeunesse est capable de se tenir debout devant les irresponsables. Je ne suis pas étudiante mais solidaire. Vous qui n'êtes plus étudiants, j'aimerais vous partager quelques mots lu hier chez le blogueur Pierre Côté (Blogue Bonheur et société) Il nous demande d'envisager une hausse des frais de scolarité rétroactive: «J’en ai marre d’entendre tous ceux et celles qui ont bénéficié d’une formation universitaire gratuite exiger que les hausses demandées aux étudiants demeurent ce qu’elles sont. Oui, je suis écœuré d’entendre des gens qui font de très bons salaires à cause de leur formation scolaire obtenue gratuitement demande aux jeunes de payer. J’en ai ma claque qu’on impose aux générations futures le poids des erreurs de ceux qui les ont précédés. Ils auront à payer une partie de la dette de 200 milliards qu’ils n’ont pas contractée... Et ils auront à rembourser des dettes d’études vertigineuses. Alors, à tous ces biens pensants qui ne pensent qu’à leurs intérêts et se vautrent dans leur confort, si on décrétait que les hausses demandées étaient rétroactives, comment réagiriez-vous? Pourtant, vous faites de bons salaires. Pourtant, vous devriez être en mesure de les payer vos études. C’est du moins les arguments que vous avancez pour justifier la hausse demandée aux étudiants d’aujourd’hui. Solidarité, équité, justice et égalité sont sûrement des mots dont vous ignorez la signification. Pourquoi demander aux autres ce qu’on est incapable de faire nous-mêmes. Parce que nous sommes lâches, individualistes, irresponsables...» Qu'en pensez-vous?

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