Politique

Yves Bolduc en renfort au député sortant Georges Mamelonet

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Pour la première fois, le ministre Yves Bolduc (au centre) a effectué la visite guidée d’Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts.

Pour la première fois, le ministre Yves Bolduc (au centre) a effectué la visite guidée d’Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts. Photo : Johanne Fournier

Le ministre responsable de la Gaspésie et ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, est venu prêter main-forte, jeudi à Sainte-Anne-des-Monts, au député sortant et candidat libéral, Georges Mamelonet.

Les deux hommes ont visité quatre entreprises de l’endroit, soit les Fenêtres gaspésiennes, Exploramer, Les Entreprises Mont-Sterling et Armoires des Monts.

Les deux politiciens se sont montrés imperturbables par rapport au sondage de la firme Segma et réalisé pour le compte de GRAFFICI.CA, qui place Georges Mamelonet au deuxième rang, creusé par un écart de 37% par rapport à son plus proche rival, le péquiste Gaétan Lelièvre.

Enjeux gaspésiens

Interpellé sur différents enjeux touchant l’économie et l’environnement en Gaspésie, le ministre Bolduc a préféré céder son droit de parole à son collègue, prétextant que M. Mamelonet connaissait beaucoup mieux ces dossiers que lui.

En matière d’énergie éolienne, le candidat libéral s’engage, si son parti est réélu, à rouvrir l’appel d’offres de 700 MW, dont 250 MW seraient réservés aux autochtones. Les 450 autres MW restent à déterminer. Mais M. Mamelonet favorise le secteur communautaire. «C’est une excellente nouvelle pour le milieu, pour les industriels et pour les travailleurs du secteur éolien», se réjouit-il.

Concernant la filière des hydrocarbures, Georges Mamelonet rappelle que les travaux en sont actuellement à l’étape de l’exploration, de façon à déterminer le potentiel des nappes pétrolifères.

«On fait en sorte que Pétrolia, qui est la société qui fait les travaux, soit encadrée par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, le ministère du Développement durable et des Parcs et l’Institut national de recherche scientifique, cela dans l’objectif d’acquérir de l’expertise», précise-t-il.

«Je vous rappelle que dans l’étude expérimentale stratégique sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures au Québec, on avait noté un déficit d’expertise dans ce domaine-là, continue-t-il. Donc, il est important, je pense, pour l’ensemble de la population québécoise, d’acquérir une expertise fine et très sérieuse en fonction, bien évidemment, de nos réglementations gouvernementales.»

Du côté de la transformation d’argile alumineuse, le parlementaire rappelle que la compagnie Orbite Aluminae poursuit ses travaux d’exploration et a entrepris sa phase d’exploitation.

«Ce qui est intéressant pour notre région, chez Orbite, c’est que ça va être une entreprise extrêmement gourmande en énergie, fait-il remarquer. On a une opportunité de faire en sorte qu’une entreprise comme Orbite puisse se servir d’une énergie que nous avons ici, en Gaspésie, qui s’appelle la biomasse forestière. Alors, je pense qu’on a une opportunité extraordinaire, avec cette société-là.»

Le député sortant en espère tout autant de la cimenterie de Port-Daniel. «Là aussi, les besoins en énergie sont considérables, commente-t-il. Donc, il y a une possibilité d’utiliser la biomasse.»

Selon Georges Mamelonet, ces deux entreprises respectent la loi sur l’environnement et toutes les réglementations. «Ce que je déplore, c’est que le Parti québécois et les partis de l’opposition officielle n’aient jamais voulu faire en sorte que le projet de loi 14, qui a été proposé il y a plus d’un an et demi, puisse avoir force de loi puisqu’on se rappellera, dans ce projet de loi, que Petrolia, comme Orbite, aurait eu l’obligation d’un BAPE.»

Par ailleurs, le ministre de la Santé est confiant par rapport au redressement de la situation du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie, qui vit l’une des plus importantes crises de son histoire. Il n’envisage pas la mise sous tutelle de l’établissement. Il croit aux compétences du nouveau directeur général qu’il a nommé par intérim, Bertin Riverin, afin de rétablir le climat de travail jugé malsain par l’émissaire qu’il avait dépêché ces dernières semaines, René Lepage.

6 commentaires

Albert Picard a écrit le 1 septembre 2012

J'apporte un correctif : il n'y a que 10 commandements:-).

Albert Picard a écrit le 1 septembre 2012

Les promoteurs appuient "l'idée du candidat". La belle affaire! Bientôt, avec cette surenchère d'idées, on va se servir des matières accumulées dans les LET, jumelées aux granules qui sortiront de l'Atlantic Fiber Glass. Vite! Jetons tout ce que nous avons dans les LET. Vite! Coupons nos forêts non rentables et produisons de la biomasse. On a des usines qui attendent. Suffit-il de porter la chape " environnement friendly" pour se mettre à la mode du jour, comme si elle pesait plus lors que les 12 commandements de l'évangile? Un peu de logique, S.V.P. On a l'impression, dans ce délai fort court qui reste avant le jour du scrutin, qu'il y a pas mal de monde qui cherche à attraper par la queue, un boa géant qui s'enfonce dans la jungle. Ceux et celles qui se représentent ont eu 9 ans pour tout détruire. Ceux et celles qui étaient là avant tournent en rond. Ce n'est pas leurs paroles vert-environnementales qui va nous empêcher de les reconnaitre.

Alex Caron a écrit le 31 août 2012

Les promoteurs sont au courant et appuient l'idée du candidat. Encore une fois, fondez vos déclarations...

Bilbo a écrit le 31 août 2012

La capacité calorifique oui, mais le volume pour satisfaire l'appétit de ces projets, pas certain...Et anyway, les promoteurs n'ont jamais envisagé ces sources d'énergie. C'est un lapin mort sorti du chapeau de Georges...

Alex Caron a écrit le 31 août 2012

Faites attention à vos propos mon cher "Bilbo", la biomasse a une capacité calorifique supérieure à tout ce qui est disponible actuellement. Faites vos devoirs avant raconter n'importe quelle ânerie à tout vent.

Bilbo a écrit le 31 août 2012

Bravo Georges. Les deux projets les plus énergivores présentés (sans BAPE, la faute des autres) en Gaspésie pourraient fonctionner à la biomasse. Bin oui, une cimenterie à la biomasse.C'est un gouffre énergétique. Belle démonstration de sa compréhension des enjeux. On brulerait jusqu'au dernier copeau de la dernière racine que les besoins ne seraient pas comblés.

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