Politique

Vote autochtone : il faut régler le problème dit B. Berger

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Québec doit régler la question du vote de la communauté micmaque une fois pour toute à Pointe-à-la-Croix, selon Bertrand Berger.

Québec doit régler la question du vote de la communauté micmaque une fois pour toute à Pointe-à-la-Croix, selon Bertrand Berger. Photo : Nelson Sergerie

ESCUMINAC – Le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine presse Québec de régler une fois pour toute la question du vote autochtone sur le territoire municipal de Pointe-à-la-Croix.

Trois candidats de la communauté micmaque de Listuguj se présentent aux élections du 3 novembre prochain : Calvin Barnaby est candidat à la mairie tandis que Henry Michell et Wendell Metallic feront la lutte à des postes de conseillers.

« Les gouvernements, tous partis confondus, ont été sensibilisés 10 fois plutôt qu’une à la problématique et ce n’est pas encore réglé, constate Bertrand Berger. Je vois difficilement  des gens de la réserve prendre le contrôle de Pointe-à-la-Croix. »

En effet, sur la liste électorale provisoire, l’écart entre le vote autochtone et le vote blanc n’est que de 40 personnes. L’élection d’un candidat autochtone est mathématiquement possible.

Des solutions

Pour M. Berger, un décret gouvernemental viendrait corriger cette situation.

En 2009, ce débat s’était terminé par une intervention de Québec qui a réglé certains dossiers en faveur des Micmacs, en échange du retrait des candidatures autochtones aux élections municipales de Pointe-à-la-Croix.

« Ils essaient la même chose cette année. Si c’était réglé une fois pour toute, il n’y aurait plus de problématique de chantage. Il faut  aller à la racine du problème. Ça n’a pas de bon sens », lance M. Berger.

Bertrand Berger croit que si un maire autochtone était élu à la barre de Pointe-à-la-Croix, la population n’accepterait probablement pas cette situation.

4 commentaires

B.Caissy a écrit le 12 octobre 2013

Je comprends que Berger est en élection,et est un préfet nommé a vie,un petit village de quelques cent Habitants et il n'a pas eu le temps de s'occupé d'un village de sa MRC.C'est vraie que les voyages à Québec et Montréal beaucoup plus intéressant que les problèmes de Pte a la Croix qui sont juste a tous les quatre ans. Les authoctones seraient probablement meilleur pour administrer que nos blancs,je suis certains que dirigeants sont des racistes,les petites ciliques ont juste à s'organiser comme dans les autres petites villes.

John leblanc a écrit le 11 octobre 2013

Pourquoi avec eux c'est toujours trop tard . J'espère que le gouvernement ne cédera pas au chantage .Ca devient un petit peu fatiguant se chantage. Enfin de compte règler le problème au plus vite

Sonia Landry a écrit le 11 octobre 2013

Cet article de CHAU TVA m'a aidé à mieux comprendre les enjeux. On y lit : « Calvin Barnaby, est le candidat Autochtone à la mairie de Pointe-à-la-Croix. Ses propos peuvent sembler controversés. D’un côté, il demande au gouvernement provincial que sa communauté ne fasse plus partie de Pointe-à-la-Croix .« We are never going to be a municipality! We want to be out of the cross point population» mais pour mener à terme son projet, il pousse l’audace jusqu’à briguer la mairie. “I am going to do all the way this time ”. En avril 2013, la communauté de Listuguj a reçu les formulaires gouvernementaux pour se séparer de Pointe-à-la-Croix. Trop tard selon l’aspirant maire. “We don’t do things last minutes. They had 4 years to do it!” . Calvin Barnaby se présente donc à la mairie pour punir la province de son retard. “If they dont want to do that. Then we are doing to turn around and run for the seats.” » http://chau.teleinterrives.com/nouvelle-Regional_Strategie_politique_a_Listuguj-8147

Marie-Eve Tessier a écrit le 11 octobre 2013

Pourquoi ce serait un problème ? (qu'un maire autochtone soit élu) Je ne connais pas bien les enjeux et je ne comprends pas le problème (excusez mon ignorance)

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