La voie ferrée gaspésienne à la croisée des chemins

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Le directeur général de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, Olivier Demers, s’entretient avec Marie-Claude Baril de Télé-Gaspé, au sujet de la situation de la voie ferrée gaspésienne.

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Hugues Lantin a écrit le 1 mars 2012

Le service de train en Gaspésie était et est encore primordial. Il a été conçu au début du 20ième siècle pour transporter diverses marchandises avant que ne se développe le réseau routier et le service de transport par camion. Le gros utilisateur au début du siècle c’était la Gaspésia (St- Lawrence pulp and paper) pour le transport du charbon (centrale thermique), du souffre (acide sulfurique, de la roche calcaire pour fabriquer la chaux, du bois de cordes, etc. Ensuite, à partir de 1963, la compagnie Price avec la mise en service de la première machine à papier et 1968 avec la seconde, chaque jour était expédié du papier journal pour le New-York Times (60 % de la production annuelle de 225 000 tonnes. Les wagons montaient pleins et revenaient vides avec quelques wagons de produits chimiques. Ensuite, en 1965, se rajoute la Smurfit Stones sans oublier Mines Gaspé dans les années 50. À eux seuls, ces industries utilisaient quotidiennement le service ce qui facilitait sa rentabilité. Quant à Via Rail, il existe toujours et ce sera toujours un service apprécié pour les gaspésiens ou les visiteurs. Le problème c’est la fiabilité du service. Lorsque ce n’est pas un problème de structure (ponts, viaducs, glissement de terrain, c’est un problème de locomotive. De plus, il y aurait place à l’amélioration pour le service resto dans les wagons. Bien sûr, on ne pourra avoir de TGV en Gaspésie pour les raisons que l’on connaît notamment à cause du faible bassin de population. Cependant, le gouvernement canadien qui fait tout pour garder le Québec dans la Confédération, devrait avoir la responsabilité d’entretenir cette voie de communication. Il y a eu négligence au niveau entretien pendant des années. Un pays moderne au 21ième siècle doit desservir convenablement toutes ses régions en infrastructures de transport. Même si le tronçon gaspésien appartient à une entreprise privé, ils doivent obtenir le soutien financier du fédéral. Il faut un service fiable, de bonne qualité adapté aux années 2000. C’est une infrastructure de base indispensable pour un pays moderne, il ne faudrait même pas s’inquiéter pour son entretien. Mais ce n’est pas le cas c’est quand même incroyable d’être obligé de se battre pour le conserver. Avec les prix de l’essence qui ne cesse d’augmenter ce moyen de transport devrait être de plus en plus utilisé. Enfin, les firmes gaspésiennes dans le domaine de l’éolien devraient l’utiliser pour le transport des grosses pièces et éventuellement d’autres industriels qui viendront s’implanter en Gaspésie en auront besoin. C’est un outil de développement indéniable pour le développement régional, c’est un atout, il faut donc le conserver.

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