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Visiter la Gaspésie en mode hivernal ?

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Les adeptes des sports de glisse forment une clientèle appréciable en Gaspésie, bien qu’ils soient grandement moins nombreux que les touristes qui viennent pour faire de la motoneige.

Les adeptes des sports de glisse forment une clientèle appréciable en Gaspésie, bien qu’ils soient grandement moins nombreux que les touristes qui viennent pour faire de la motoneige. Photo : JP Huard - ATRG

Pour qui est prêt à faire un peu de route pour entrer en Gaspésie, une panoplie d’activités deviennent alors possible. GRAFFICI.CA vous propose un bref tour d’horizon des activités de la saison froide.

«La Gaspésie est une place de choix au Québec pour pratiquer la motoneige, les sports de glisse (ski alpin, télémark, snowboard) ainsi que la raquette, énonce Joëlle Ross, directrice générale de Tourisme Gaspésie, un organisme responsable du développement du tourisme de la région.

Pour le «hors-piste», que ce soit en sport de glisse ou en raquette, le Parc Forillon, la réserve faunique des Chic-Chocs, la Vallée Taconique à Mont-Saint-Pierre, le Parc de la Gaspésie, le Village Grande nature Chic-Chocs à Cap-Chat représentent une offre diversifiée, selon la directrice générale. Elle rappelle la présence d’Air Adrénaline à Gaspé, une entreprise spécialisée dans les sports aérotractés (planche à neige, kitesurf, kitesnow) et qui offre des cours de kitesnow cet hiver.

«On a bien trois endroits aussi pour faire du traineau à chien en Gaspésie : à Saint-Ulric, à Saint-Vianney et à Percé. On peut faire de l’escalade de glace notamment à Petit-Matane, sans parler de la pêche blanche à Carleton, dans la Baie-des-Chaleurs.»

En mode séduction

«Tu ne viendras pas de Montréal pour venir passer un week-end en Gaspésie», explique Mme Ross, qui se fait réaliste. En partance de Montréal, il faut compter huit heures pour atteindre Sainte-Anne-des-Monts en Haute-Gaspésie dans des conditions optimales, soit un périple de 725 kilomètres.

«On porte alors nos efforts surtout sur le tourisme de proximité, en approchant principalement les gens de la Gaspésie, de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent.»

Une clientèle en provenance des provinces maritimes est aussi ciblée. La distance les séparant de certains centres alpins, tels Val-D’Irène et Pin-Rouge à New Richmond, étant assez courte pour justifier un séjour d’un à deux jours.

Le contexte est tout autre cependant pour les longs congés, comme la période des Fêtes ou les vacances liées à la semaine de la relâche scolaire, périodes pendant lesquelles les gens venant des grands centres urbains sont plus portés à prendre la route.

Des touristes… frileux?

«L’hiver est plus populaire qu’avant, mais ça demeure un petit marché, soutient-elle. La distance à parcourir et les variations de température font en sorte que c’est dur de planifier un voyage… tu ne sais pas s’il y aura de la neige ou s’il fera tempête.»

Néanmoins, la demande demeure constante. «La Gaspésie, c’est toujours environ 815 000 à 830 000 touristes par an», soutient Mme Ross. Les motoneigistes, soit la plus importante clientèle durant l’hiver, représentent une affluence de 25 000 personnes en Gaspésie, constituant tout de même un bassin limité (3% des touristes annuellement).  

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