La violence faite aux femmes augmente en Gaspésie

Par Karyne Boudreau, journaliste, graffici.ca
En regard des taux d’occupation des maisons gaspésiennes, qui vacillent entre  95 et 100 %, le problème de violence conjugale est criant en région.

En regard des taux d’occupation des maisons gaspésiennes, qui vacillent entre 95 et 100 %, le problème de violence conjugale est criant en région. Photo : Gracieuseté

Selon les maisons d’hébergement contactées par GRAFFICI.CA, la violence faite aux femmes serait malheureusement en augmentation en Gaspésie. Et cela n’étonne personne que la région soit en tête de peloton pour les actes violents commis dans un contexte conjugal.

En regard des taux d’occupation des maisons gaspésiennes, qui vacillent entre  95 et 100 %, le problème est criant en région.

 

Selon les chiffres du ministère de la Sécurité publique, 297 infractions dans un contexte conjugal ont été perpétrées en 2011. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg selon les intervenantes des centres de services et d’hébergement de la Gaspésie.

 

« Ces chiffres sont loin de refléter la réalité qu’on observe sur le terrain, dit Nancy Gough de la maison l’Émergence. Mme Gaugh fait aussi partie de l’Alliance gaspésienne des maisons d’aide et d’hébergement. “C’est très difficile de convaincre les femmes de porter plainte. La lourdeur du processus judiciaire, la peur des représailles et les sentences bonbon y sont pour quelque chose”, soutient-elle.

 

À la maison l’Émergence de Maria, sur 47 femmes qui sont venues en hébergement en 2012-2013, seulement 7 ont accepté de porter plainte. Au Centre Louis-Amélie de Sainte-Anne-des-Monts, sur les 74 femmes hébergées, on estime que moins de 10 % se sont rendues à la police.

 

“Les sentences ne sont pas proportionnelles aux souffrances subies. La justice est beaucoup trop clémente et n’assure pas la sécurité des femmes”, constate Monic Caron du Centre Louise-Amélie.

 

Tout au long de la semaine, plusieurs organisations féministes de la province ont mené une Campagne de 12 jours contre la violence envers les femmes. Cette campagne connaîtra son point culminant demain, le 6 décembre, à l’occasion de la commémoration de la tuerie de l’École polytechnique de Montréal

 

La distribution de rubans blancs a cours actuellement dans différentes localités du territoire gaspésien.

 

Le six décembre, le Centre de femmes Centr’elles de Carleton-sur-Mer organise la projection d’un docu-fiction, du réalisateur André Melançon, qui véhicule des témoignages de femmes ayant séjourné dans les maisons d’aide et d’hébergement de la Gaspésie.

 

Après le visionnement, un échange aura lieu avec une intervenante de l’Émergence, maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants.

 

Samedi également, en Haute-Gaspésie, un drapeau symbolique sera hissé dans toutes les municipalités du territoire de la MRC.

1 commentaire

Gaston Langlais a écrit le 5 décembre 2013

Bonjour, Je viens de lire les statistiques de la honte. On a beau dresser le parallèle entre les difficultés économiques et la violence conjugale mais les embûches financières ne seront jamais une excuse dans ces cas si déplorables. Malheureusement dans notre société il y a des gens qui ignorent totalement la signification du mot "responsabilité". Le grand malheur qui frappe trop souvent les femmes et les enfants a pour nom "La violence conjugale". Les auteurs sont des lâches. Gaston Langlais - Gaspé.

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