Vers une nouvelle utilisation de l’église de Bonaventure

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
L’évaluation patrimoniale du ministère de la Culture et des Communications du Québec et du Conseil du patrimoine religieux a octroyé une cote B, soit exceptionnelle, à l’église de Bonaventure.

L’évaluation patrimoniale du ministère de la Culture et des Communications du Québec et du Conseil du patrimoine religieux a octroyé une cote B, soit exceptionnelle, à l’église de Bonaventure. Photo : Gracieuseté -Ville de Bonaventure

Comment est-il possible d’élargir la vocation de l’église de Bonaventure en tenant compte de son caractère patrimonial et religieux? Près d’une quarantaine de personnes ont tenté de répondre à cette question samedi dernier lors d’une «journée réflexion» sur l’avenir du bâtiment. 

Organisée par la Ville de Bonaventure et la Fabrique de l’endroit, cette rencontre se voulait une étape vers la création d’un comité qui sera chargé de proposer des solutions à la communauté chrétienne et à la population de Bonaventure au sujet de l’utilisation et la préservation du bâtiment.

Vers l'avenir 

Comme plusieurs églises du Québec, celle de Bonaventure doit faire face à une importante baisse de la pratique religieuse.

Ses services religieux du dimanche matin ne font plus courir les foules, alors qu’une centaine de personnes y assistent chaque semaine. «Nous ne sommes pas rendus à devoir vendre les bancs de l’église. Notre situation financière se porte bien, mais il faut commencer dès maintenant à réfléchir à l’avenir», reconnaît le président de la Fabrique, Médor Doiron.

«L’idée derrière cette journée était d’amorcer une réflexion à savoir de quelle façon notre église peut être utilisée. Pour survivre, beaucoup d’églises du Québec servent à la fois pour le culte et pour des activités sociales, communautaires ou artistiques», poursuit M. Doiron. 

D’ailleurs, au cours de la rencontre, le directeur général du Conseil patrimonial religieux du Québec, Jocelyn Groulx, a présenté quelques exemples de conversions d’églises de la province.

«Dans notre cas, il n’y a pas d’urgence d’agir. Mais une une chose est sûre, la communauté tient à son église et les gens sont prêts à participer à la réflexion», indique M. Doiron, qui admet cependant que la démarche risque d’être très émotive.

«Quand on parle d’élargir l’utilisation d’une église patrimoniale, ça touche le cœur de tout le monde. Beaucoup vont dire "ne touchez pas à mon église". Mais je pense qu’on doit effectivement toucher à notre église pour s’assurer qu’elle demeure au centre de la communauté.»

La réflexion, note M. Doiron, se poursuivra au cours des prochains mois. «Cette démarche doit être le plus inclusive possible. Nous souhaitons que les partenaires et les citoyens en arrivent à une vision commune.»

Le résumé de la journée sera disponible à la mi-décembre sur le site Web de la Ville de Bonaventure. 

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