Éducation

Vers une grève étudiante au Cégep de la Gaspésie et des Îles

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Les étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles pourraient rejoindre le mouvement de grève qui prend forme au Québec pour dénoncer la hausse des frais de scolarité universitaire.

Les étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles pourraient rejoindre le mouvement de grève qui prend forme au Québec pour dénoncer la hausse des frais de scolarité universitaire. Photo : Geneviève Gélinas

L’Association générale des étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles proposera à ses membres la tenue d’une assemblée spéciale pour voter un mandat de grève générale illimitée afin de dénoncer la hausse des frais de scolarité universitaire.

Le président de l’association, Vincent-Olivier Bastien, confirme que l’exécutif proposera la tenue de ce vote à ses membres lors de la prochaine assemblée générale qui se tiendra le mercredi 22 février. «Alors que le mouvement prend forme un peu partout au Québec, on sent que le moment est opportun pour organiser le vote de grève», a-t-il mentionné.

L’exécutif souhaite tenir cette assemblée spéciale de grève le 28 février prochain. «C’est notre proposition. Maintenant, ce sera aux membres de décider du moment et de la forme. Nous, ce qu’on souhaite, c’est une grève générale illimitée, car c’est vers ce moyen que semble se diriger le mouvement étudiant», justifie l’étudiant.  

M. Bastien estime que les cégépiens ont utilisé tous les moyens avant d’en venir à considérer une grève. «C’est sûr qu’il y a des côtés négatifs, mais d’un autre côté, c’est ce qu’il nous reste pour faire valoir notre point de vue», dit-il.

Le représentant étudiant croit que la hausse des frais de scolarité au niveau universitaire de 1 635 $ sur cinq ans est «inacceptable» et constitue un «frein au développement» de la Gaspésie. «D’ici cinq ans, 9000 postes seront à combler dans la région, alors ce n’est pas en nuisant à l’accessibilité aux études qu’on réussira à le faire», déclare-t-il en ajoutant que cette hausse est «injuste et destructrice.»

Les Gaspésiens, les premiers touchés  
 
M. Bastien estime que les étudiants en région sont les premières victimes de l’augmentation des droits de scolarité. «En Gaspésie, tous les étudiants qui souhaitent aller à l’université doivent sortir de la région, dit-il. Si on ajoute cette augmentation aux dépenses reliées aux déplacements, à l’appartement, à l’épicerie, ça devient démesuré.» Il propose plutôt un gel des frais de scolarité effectif en 2012 et la mise en application de règles plus sévères pour régir les dépenses universitaires.

Le campus de Carleton-sur-Mer pourrait également être touché par cette grève. La présidente de l’Association étudiante, Myralie Sauvé, a indiqué que son exécutif proposera une assemblée spéciale pour voter le mandat de grève au cours des prochaines semaines.

1 commentaire

nicroy a écrit le 15 février 2012

Il me semble totalement légitime que les étudiant du collégial utilisent la grève comme moyen de pression contre le gouvernement libéral. En effet, s'il est vrai qu'une personne qui va à l'université gagne pendant sa vie en moyenne 1 millions de dollars de plus que les autres individus, il est aussi vrai qu'il payera en moyenne 400 000 dollars en impôt de plus que les autres membres de la société. C'est donc par le bais de l'impôt progressif que l'universitaire payera ses frais universitaire(plus d'une fois) et ceux de la génération suivante. De plus pour les jeunes de la Gaspésie, où le taux de décrochage est élevé, c'est clairement nuire au développement régional que d'obliger les étudiant a payer 75% de plus . Il ne faudrait pas oublier qu'il y a entre 75 et 80 % des jeunes qui n'ont pas accès à des prêts et bourses convenable pour payer leur études. Quand les recteurs universitaire gagnent 350 000 dollars par années, c'est clair qu'il faut être en colère. Il est donc légitime d'utiliser la Grève.

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