Urgence de nuit : la pression se poursuit en Gaspésie

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Des groupes syndicaux et des élus ont manifesté jeudi dernier à Gaspé pour demander à l'Agence de la santé et des services sociaux de ne pas couper dans les services d'urgence de nuit.

Des groupes syndicaux et des élus ont manifesté jeudi dernier à Gaspé pour demander à l'Agence de la santé et des services sociaux de ne pas couper dans les services d'urgence de nuit. Photo : La mobilisation pour dénoncer la possible fermeture des services de nuit dans plusieurs CLSC de la Gaspésie se poursuit dans la région.

La mobilisation pour dénoncer la possible fermeture des services de nuit dans plusieurs CLSC de la Gaspésie se poursuit dans la région. 

Jeudi dernier, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), le Conseil central CSN de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux ont dénoncé en choeur la volonté de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-le-Îles de fermer les services de nuit dans les CSLC de Paspébiac, Grande-Vallée et Murdochville.

Ils étaient plus d’une vingtaine de syndiqués accompagnés de la mairesse de Grande-Vallée, Nathalie Côté, de Cloridorme, Jocelyne Huet et de Murdochville, Delisca Ritchie-Roussy a manifesté leur mécontentement devant le Club de l’Âge d’Or à Gaspé. Cette manifestation coïncidait avec la réunion mensuelle du conseil d’administration de l'Agence qui se tenait à l’intérieur  

Le président régional de la centrale syndicale, Éric Boulay, soutient qu’il poursuivra la lutte afin de convaincre l’Agence de ne pas sabrer dans les services de nuit «Ce n’est pas compliqué, il est inacceptable de couper dans les services des CLSC. La question que je pose est la suivante : est-ce que les habitants de Paspébiac doivent être considérés comme des citoyens de deuxième ordre en Gaspésie ? J’ai l’impression qu’une fois l’Agence aura coupé les services de nuit dans les CLSC, qu’on peut s’attendre à d’autres coupures ailleurs dans le réseau. Est-ce qu’on va mettre la santé de la population pour assouvir la soif du gouvernement dans l’atteinte du déficit zéro ?», questionne-t-il.

La vice-présidente régionale de la FSSS, Jacqueline Duguay, juge qu’en réduisant les services des CLSC «c’est s’attaquer aux plus personnes les plus vulnérables. Jamais on n’acceptera ça, jamais !». De son côté, Delisca Ritchie-Roussy, rappelle que ses concitoyens comptent sur leur CLSC qui est considéré comme un service essentiel. «Écoutez, on est à 100 kilomètres de l’hôpital de Gaspé et à 110 kilomètres de celui de Sainte-Anne-des-Monts. Nos citoyens angoissent juste à penser que ce service pourrait fermer».

Une décision au printemps

En réaction à cette mobilisation, la présidente-directrice générale de l'Agence, Yolaine Galarneau, souligne qu’aucune décision n'a encore été prise quant aux services de nuit offerts dans les CLSC de Murdochville, Grande-Vallée et Paspébiac.

Elle indique vouloir prendre le temps de bien analyser la situation tout en tenant compte des ressources disponibles et des besoins de la population. La direction générale rappelle qu'un groupe de travail régional s'est penché sur toute cette question, que la collecte de données est complétée et que le processus suit son cours.

«Nous sommes en processus d’analyse. Mais il n’y aura pas de décisions de prises avant que les travaux du comité national qui se font à Québec [sur cette même question] ne soient terminés et que leurs propres recommandations ne soient émises». Mme Galarneau assure toutefois qu'une décision définitive sera prise au printemps.

6 commentaires

Paul Pontbriand a écrit le 13 mars 2013

Quand je dis que je suis d'accord avec la fermeture des urgence la nuit, ce n'est pas que je ne veux plus que ce service n'existe plus, mais qu'il soit remplacer. La solution c'est les paramédic pour remplacer les médecins lors d'urgence priorité 1, intuber, thromboliser ou bien défibriller sont des actes qui peuvent se faire très bien sans médecins, jusqu'au moment de l'arrvé à l'hôpital dans moins de 45 minutes car il ya selon les expert ici qui ont dit qu'il ya environ 110 km de l'hôpital le plus prêt. MAIS SÉRIEUX PENSÉ VOUS VRAIMENT QUE NOS BEAU MÉDECINS VONT CÉDER LEUR ACTES $$$$ POUR COUPER LEUR JOB, FRANCHEMENT PENSEZ Y DONT 2 MINUTES. Comme ça nous n'aurions pas besoin de couper nos BS, parce qu'il y en a de l'argent donner de trop qui sert absolument à rien. Le reste des urgences sont tous des urgence qui peuvent attendre une heure au moins le temps de se rendre à l'hôpital le plus près. Je le répète c'est l'à dedans qu'il y a de la grosses argent a couper, très grosses argent, les primes, salaires donner a des médecins qui dorment la nuit qui font une crises de nerf si les infirmières les réveilles la nuit pour s'occuper d'un patient que ça fait 12h qui est dans le corridor. De toute façon ils ne veulent jamais être réveillés qu'en cas d'extrême urgence. Donc on pourrait très bien faire la même job avec nos paramédic, dans leur ambulance. Go qu'osé qu'on attend !

Paul Pontbriand a écrit le 11 mars 2013

Je vais vous donner un peu de ce que je sais sur ce sujet et croyez moi j'en connais un bout. Tout d'abord, M. Langlais en connais un bout lui aussi, et je crois que c'est son large expérience de la vie qui le confirme. Effectivement les agences de santé sont vraiment innutile, mis à part un peu d'information à la population, sans plus. Elle est l'à beaucoup plus pour informer le gouvernement des directions a prendre. Mais quel direction. La direction que les comités et les ordre professionnel veulent bien lui donner, et ces ordres et comités ont les même objectif que les associations étudiantes comme la Classe et autre ont pour les universitaires seulement, la gratuité. Donc immaginez un peu le genre de réunion qui ne fini plus, quel est le foutu intérêt du citoyen dans ce genre de réunion entre un infirmière qui a un doctorat qui a penché ses études sur l'hygiène socio-économique des nations du Nunavik mais qui travail à montreal et deux medecin soit un qui est chef de programme de son CLSC libéré par son CSSS et un autre qui travail a temps plein au ministère qui a obtenu le poste parce qu'il a travaillé 2 ans dans le nord il y a 12 ans et que leur but est de trouver un façon d'administrer les vaccins de façon sécuritaire lors de la campagne de vaccination 2014. Naturellement leur réunion ne pourront pas être décisive, mais seulement informationnnel car le directeur du comité qui est présent n'a pas trouvé de pharmatien pour assister leur travaux. Donc après 7 réunions qui se sont étallé sur 4 mois on va donner la campagne de vaccination comme l'année dernière car nous n'avons pas trouvé de pharmatiens pour donner la consigne sur la préservation du vaccin, naturellement chacun des membre du comité connaissent bien cette règle, mais ils ne sont pas pharmatiens donc ils ne peuvent pas contresignés le documents officiel. Donc après tout ceci et 6 mois de perdu à combien de l'heure. Tout le monde s'en fou éperdument, et nous remettons à l'an prochain les changements aux procédures d'administrations des vaccins pour 2015. En espérant que tout le monde y soit !!!

Gaston Poirier a écrit le 11 mars 2013

Merci pour vos leçons linguistiques M. Langlais! J'apprécie vos commentaires constructifs, surtout lorsque vous êtes confrontés ou que l'on ose remettre en perspectives vos fabuleux commentaires (à moins que vous soyez rendu à un stade où vos commentaires ne sont pas des opinions mais plutôt des faits, vos faits?)! Quoi qu'il en soit, on s'entend sur le fond, c'est un non-sens de fermer les urgences de ces municipalités... Pour le reste (comme sur le dossier pétrolier/gazier), on ne s'entend pas!

Gaston Langlais a écrit le 11 mars 2013

Bonjour à nouveau, @ M. Gaston Poirier. Je pense qu'il serait dans votre intérët d'approfondir la signification des mots. Réalisme, démagogie etc. Gaston Langlais - Gaspé.

Gaston Poirier a écrit le 11 mars 2013

Je crois aussi que le maintiens des services d'urgences 24h est essentiel et nécessaire dans ces municipalités pour qui les hôpitaux sont bien trop loin. Par contre, je ne sombre pas dans le discours démagogique de Langlais à la sauce CAQ : les Agences servent à quelque chose et si le travail n'était pas fait par les agences, il serait fait par quelqu'un d'autre (les CSSS) sauf qu'au lieu d'être fait une fois à l'échelle régionale, il serait fait 5 fois (une fois par CSSS). Par exemple, les campagnes de prévention. Donc, oui les agences coûtent quelque chose, mais leur travail fait peut-être économiser des sous dans la mesure où elles regroupent des services dans une vision régionale. Mais qu'importe pour le moment, ce qui est important pour maintenant c'est le maintien des urgences dans les CLSC de Paspébiac, Grande-Vallée et Murdochville!

Gaston Langlais a écrit le 11 mars 2013

Bonjour, Les urgences sont nécessaires. On ne doit pas baser son jugement sur le nombre de clients traités. La vie d'un seul client ou d'une seule cliente est suffisamment importante pour maintenir le service. Le problème c'est l'Agence qui bouffe, la vraie bouffe et les budgets. À l'échelle du Québec, sans même distribuer une seule aspirine, le gaspillage des Agences représente une somme de plus d'un milliard $ qui pourrait être épargnée. On en soigne de patients pour autant n'est-ce-pas! Gaston Langlais - Gaspé.

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