Une première rencontre pour la table de l’assurance-emploi

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
La réforme de l’assurance-emploi, qui oblige notamment les prestataires ruraux à produire trois demandes d’emploi pas semaine, fait l’unanimité contre elle en Gaspésie.

La réforme de l’assurance-emploi, qui oblige notamment les prestataires ruraux à produire trois demandes d’emploi pas semaine, fait l’unanimité contre elle en Gaspésie. Photo : Thierry Haroun

La première rencontre tenue lundi à Gaspé entre les partenaires siégeant à la table de l'assurance-emploi a été l'occasion de soulever des enjeux importants.

Une quinzaine de personnes y ont participé, dont des représentants des chambres de commerce de la région, des entrepreneurs du secteur des pêches, des représentants syndicaux, le président de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, Bertrand Berger, le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone ainsi que la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier.

Ces derniers ont débattu des enjeux entourant la réforme de l’assurance-emploi et des actions à venir afin de sensibiliser le gouvernement fédéral sur les impacts négatifs qu’engendrent les modifications imposées par le gouvernement fédéral.  

De nombreuses inquiétudes ont fait surface autour de la table, rapporte Mme Lebouthillier. «Écoutez, les entreprises craignent de perdre des employés qui ont développé une certaine expertise dans le secteur des pêches. Chez les élus, on craint l’appauvrissement de la population, alors que les représentants des chambres de commerce se disent inquiets de voir moins d’argent circuler au sein de l’économie [locale et régionale], ce qui affectera directement les commerçants. L’inquiétude était très palpable autour de la table.»

Des devoirs à faire

Concrètement, souligne-t-elle, «tout le monde s’est mis en mode solution lors de la rencontre. On s’est dit qu’on ne pouvait pas laisser les choses aller et ne pas baisser les bras. On compte faire des représentations auprès du gouvernement et établir les actions à mener à court, moyen et long terme. Et d’ici la prochaine rencontre, nous avons des devoirs à faire», conclut la préfète.

La prochaine rencontre se tiendra lundi prochain.

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4 commentaires

Yvanhoe Beauchamp a écrit le 23 décembre 2012

M. Pelletier svp aller dont ailleur dire votre opignon de monsieur qui connais tout et sais tout vous vous prenez pour qui vous le monsieur qui as tout fais dans sa vie on est en gaspésie et depuis toujours ici on travail saisonnier on demande que travaillé à l'année mais faite attention à se que vous dites des gaspésiens monsieur je sais tout .....

Louis-Patrick St-Pierre a écrit le 11 décembre 2012

M. Pelletier... C'est simple, du moment que nous sommes un pays souverain, il n'y aura plus "deux polices, deux ministère du revenu" comme vous le dites. Car les "deux" de chaque que vous parlez, il y en a actuellement un fédéral et un provincial. Du moment que l'on est un pays, il n'y en aura qu'un seul qui sera national. Pas besoin d'engager de nouveaux fonctionnaires, puisque ceux qui travaillent présentement au fédéral pourront combler les compétences que nous garderons. On sauve en administration et en dédoublement de ministère, ça c'est certain. Et cela va pour tous les ministères et même pour les rapports d'impôt. Dans votre "50%", environ la moitié va au fédéral. Chaque année, les Québécois envoient en moyenne 50 milliards de dollars en taxes et impôts. Et j'aimerais ajouter une chose : avant d'être de gauche ou de droite, il faut être ! Si nous sommes souverains, nous pourrons décider de l'alignement qu'on souhaite prendre sans dépendre d'un gouvernement canadien élu au 3/4 par des non-québécois.

Louis-Patrick St-Pierre a écrit le 10 décembre 2012

M. Pelletier, au risque de citer le préambule de la plateforme de mon parti, l'idée de décider nous-mêmes de l'avenir du Québec est bonne en tout temps. Il n'y a donc pas de "moment opportun", ce que semble attendre cette "Marrooèeeesee" que vous affectionnez tant. De plus, tout ce qu'un Québec provincial peut faire, un Québec souverain le pourra aussi. L'inverse n'est pas vrai, alors le choix est facile. On sera mieux outillés pour régler notre dette si nous sommes un pays souverain. Il n'y a rien pour leurrer les Gaspésiens, au contraire ! J'aurais une question : pourquoi après tant de ministres libéraux influents, notre situation dans Bonaventure demeure discutable ? Bref, tout ça pour dire que la confiance que vous m'accordez au travers de cette citation : "quand tu sera au pouvoir ". Au plaisir de vous rencontrer un jour !

Louis-Patrick St-Pierre a écrit le 8 décembre 2012

Un exemple patent supplémentaire de conséquences que peuvent avoir les décisions d'un gouvernement élu au trois quarts par des non-Québécois. Lorsque le Québec sera maître d’œuvre de sa propre gestion, de telles choses ne se produiront que si les Québécois eux-mêmes sont d'accord, ce qui n'est pas le cas pour cet enjeu. Il faudra s'y faire tant qu'on fera partie de la fédération canadienne !

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