Une campagne difficile pour Centraide Gaspésie-les-Îles

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
S’il y a des gens qui pensent donner à Centraide, ce serait vraiment le temps de passer à l’action immédiatement», déclare le directeur de Centraide Gaspésie-les-Îles, Yvon Lemieux.

S’il y a des gens qui pensent donner à Centraide, ce serait vraiment le temps de passer à l’action immédiatement», déclare le directeur de Centraide Gaspésie-les-Îles, Yvon Lemieux. Photo : Antoine Rivard-Déziel

À moins de trois semaines de Noël, la campagne de financement de Centraide Gaspésie-les-Îles connaît des difficultés. 

Jusqu’à présent, l’organisme a amassé environ 10% moins de dons qu’à pareille date l’an passé. Il avait pourtant réduit ses attentes cette année, en prévision d’une récolte plus difficile.

Même s’il maintient le cap sur ses prévisions, le directeur de la campagne, Yvon Lemieux, reconnaît que l’objectif de 550 000$ sera difficilement atteignable. «Nous choisissons d’être positifs, mais c’est sûr que nous ne pouvons pas nous cacher la tête dans le sable. Plusieurs de nos grands donateurs ne sont pas au rendez-vous. C’est inquiétant», a-t-il déclaré en entrevue au GRAFFICI.CA 

M. Lemieux attribue cette situation principalement aux pertes d’emploi dans la fonction publique fédérale et provinciale. «Les compressions chez Hydro-Québec et dans les services publics ont une grande incidence sur notre campagne. Les fonctionnaires ont toujours été nos plus grands donateurs», explique-t-il.

Des choix à faire

Chaque année, Centraide Gaspésie-les-Îles soutient financièrement 40 organismes communautaires dans la région.

Si la récolte est moins importante cette année, M. Lemieux admet que des choix «ardus» seront à faire. «Nous devrons se questionner par rapport aux besoins les plus urgents», a-t-il expliqué, ajoutant qu’il serait également possible de «puiser dans les réserves de l’organisme» pour compenser la diminution des dons.  

Le directeur craint que les embûches de la présente campagne ne soient pas temporaires. «Plus il y aura des gens sans emploi, moins il y aura de donateurs potentiels et plus il y aura de la pression sur les organismes communautaires que nous soutenons. On se dirige vers une impasse assez inquiétante.»

La campagne de Centraide se terminera en février 2013, et M. Lemieux invite la population à être généreuse.

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