Politique

Un troisième débat pour les candidats dans Bonaventure

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Les six candidats ont participé à un troisième débat depuis le début de la campagne électorale jeudi à Bonaventure.

Les six candidats ont participé à un troisième débat depuis le début de la campagne électorale jeudi à Bonaventure. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Les candidats à l’élection partielle dans Bonaventure ont croisé le fer pour une troisième fois de la campagne, jeudi, devant plus de 150 personnes à la salle Bonaventure.

Organisée par la station de radio CHNC et GRAFFICI.CA, cette troisième confrontation publique s’est déroulée dans le respect et n’a pas provoqué de grandes surprises. Tour à tour, les six candidats ont dévoilé leur vision sur le développement économique, la santé, l’éducation et l’environnement.

Industrie forestière

La relance de l’industrie forestière a occupé la majeure partie des échanges sur le thème du développement économique.

Le candidat libéral, Damien Arsenault, a ouvert les hostilités en rappelant son intention de mettre en place une table de synergie avec les quatre industries de ce secteur dans le comté de Bonaventure. «On a une écoute privilégiée du gouvernement qui a l’intention de les soutenir. Il y a des plans de relance. Nathalie Normandeau a mis les choses en place et j’espère contribuer à rendre à terme son travail», a-t-il indiqué.

Le bilan libéral attaqué

Le péquiste, Sylvain Roy, a aussitôt réagi en demandant de quelle façon M. Arsenault pourrait développer cette industrie si Mme Normandeau n’a pas réussi à le faire. Selon lui, l’industrie forestière est «sur le respirateur artificiel» depuis trop longtemps et seulement un règlement obligeant l’utilisation du bois dans toutes les constructions gouvernementales pourrait la relancer. «Il faut ouvrir un marché intérieur. Une table de synergie ne suffit pas», a-t-il lancé à M. Arsenault.

De son côté, la candidate de Québec solidaire, Patricia Chartier, a attaqué le bilan du gouvernement libéral dans le dossier de la Coopérative forestière de Saint-Elzéar. «Si le gouvernement était sincère, le problème de l’entreprise serait déjà réglé. Et je ne suis pas sûr qu’un député d’arrière-ban va beaucoup aider», a-t-elle déclaré en faisant référence à une victoire éventuelle du candidat libéral.

Le candidat de l’Action démocratique du Québec, Georges Painchaud, a pour sa part critiqué avec force la gestion des ressources naturelles sur la péninsule. «Il faut arrêter d’emplir les poches des grosses compagnies qui partent avec le capital une fois qu’ils ont reçu les subventions gouvernementales», a-t-il dit.

Le candidat libéral a semblé surpris par cette déclaration en lui rappelant que les quatre entreprises de l’industrie forestières du comté de Bonaventure ne sont pas de «grosses multinationales», ce qui lui a valu les applaudissements de la foule.

Quant à lui, le candidat du Parti vert, Jean Cloutier, a rappelé son souhait de «faire travailler les forestiers autrement» en faisant référence à son idée d’aménager un sentier le long de la Baie-des-Chaleurs.

Le candidat de la Coalition Sans-parti, Martin Zibeau, a critiqué le «paternalisme» des partis politiques qui, selon lui,  proposent des idées à la population plutôt que d’écouter ses préoccupations.

Présence universitaire en Gaspésie

L’idée d’offrir des formations universitaires sur le territoire gaspésien a par ailleurs suscité des échanges vigoureux entre les candidats.

M. Arsenault a critiqué la proposition du péquiste voulant que le Gaspésie se dote d’un campus universitaire. Le libéral voit d’un mauvais œil l’établissement d’une nouvelle «infrastructure» dans la région. «C’est déjà difficile de maintenir notre Cégep. Ce qu’il faut, c’est plutôt un pôle universitaire, pas de nouveaux bureaux.»

Le péquiste a répondu en indiquant que le Cégep de Carleton-sur-Mer était déjà  «plein à craquer» et qu’il y a de la place pour un campus universitaire en Gaspésie. «Là où il y a une université, il y a du développement. L’idée est d’avoir des chercheurs ici qui encadrent nos entrepreneurs», pense-t-il.

Ouverte à l’idée d’offrir des cours universitaires dans la région, Patricia Chartier, a ajouté qu’elle souhaite également des formations professionnelles plus soutenues. «Ça prendrait aussi des écoles de métier, en ébénisterie et en couture», a-t-elle donnée en exemple.

Avant d’investir dans l’offre de formations universitaires dans la région, M. Painchaud estime pour sa part qu’il vaut mieux s’attarder au décrochage scolaire. «Quand j’entends dire qu’il y a 40 % des jeunes qui décrochent et qu’on veut faire des universités, il y a un problème», a-t-il lancé aux autres candidats.

Interpellé sur les questions de l’éducation, le candidat vert estime pour sa part que les efforts doivent être mis sur la prévention. «Il faut apprendre à nos jeunes à l’école à mieux manger et à mieux planifier leur vie comme futur environnementaliste», a-t-il fait valoir.

5 commentaires

Eric a écrit le 3 décembre 2011

Je n'ai rien contre les personnes âgées. Au contraire, je pense qu'ils sont des trésors de richesse et de connaissance que nous devons utiliser. Mais de grâce, si vous avez un peu de respect pour la génération qui devra vivre avec vos CHOIX, ne votez pas libéral! Nous allons devoir vivre avec ces décisions pas trop réfléchies. Si vous êtes tenté de voter libéral le 5 décembre prochain, je dois constater un égoïste extrême de votre part. D'ailleurs, on l’a constaté durant le débat avec un manque de respect flagrant envers les autres candidats au moment de discours final des candidats. Vous vous êtes tous levé et partirent sans même laisser les autres candidats finir leurs discours. Vous m'avez prouvé à ce moment qu'il n'avait pas grand-chose de sage dans cette action. SVP, il faut faire sortir le vote des jeunes afin de contre-carrer le plan des personnes âgées qui sont complètement déconnectées de la réalité et qui pensent à leurs simples personnes.

Huguette a écrit le 3 décembre 2011

Je ne peut pas croire que le parti de la corruption va gagner.Les gens de Bonnaventure doivent avoir une morale et une conscience comme tout le monde,bon sens.Si Mr Arsenault fait du si bon travail dans la municipalité garder le en place.Qu'il n'aille pas passer pour un corrompu comme le reste des libéraux.Vous revoterez libéral quand le ménage sera fait et que Charest sera parti.Sinon vous allez passer pour une grosse gang de corrompus comme votre parti.

Céline Breton a écrit le 2 décembre 2011

Quand je voyais les gens applaudir le candidat libéral...je me suis dis "C'est triste mais on a bien les politiciens que l'on mérite!" Le parti libéral nous vole notre argent pour la redistribuer à ceux qui remplissent les coffres du parti et pour les encourager à continuer... On vote pour la corruption! Nous avons le choix de dire NON c'est assez! à nous de choisir! La politique ce n'est pas une religion! Réveillez-vous!

Genade Grenier a écrit le 2 décembre 2011

C'etais déja le troisième débat pour une élections partiel du jamais vu...Moi au premier débat mon choix étais déja fais et je pense qu'ont doit faire confiance a M.Damien Arsenault... Votons pour la personne qui a fais du bien dans sa municipalité et aussi sur le territoire..Il a fais du beau travail a St-Elzéar bien continuons avec lui...

Steve Hardy a écrit le 1 décembre 2011

En tout cas ce qui est sur est que le péquiste n'a pas bien préformer. À plusieurs reprises il s'est fait remettre à sa place. Mais la vraie preuve que ça n'a pas bien été est que le député péquiste Pascal Berube n'a pas commenté le débat sur twitter, même s'il était sur place. À noter que M. Yves Duhaime était aussi présent; c'est à se demander si certaines personnes préparent déjà l'a près-Pauline Marois...?

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.