Un trek de 11 000 kilomètres pour la conservation de la nature

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
John Davis espère sensibiliser la population à l'importance de protéger les milieux naturels.

John Davis espère sensibiliser la population à l'importance de protéger les milieux naturels. Photo : Wildlands Network

L’aventurier américain John Davis est en Gaspésie pour parcourir la dernière étape d’un périple de 11 000 kilomètres à pied, en vélo, en canot et en kayak qui a débuté le 3 février dernier dans le sud de la Floride.

En sept mois, l’avocat de 47 ans a traversé tous les États de la côte Est américaine et le Nouveau-Brunswick. Il a entamé vendredi dernier à Matapédia la traversée de la péninsule gaspésienne, le dernier droit de son voyage qui se terminera le 14 novembre au parc Forillon.

Au téléphone mardi matin, alors qu’il se dirigeait à vélo vers Sainte-Anne-des-Monts, M. Davis a expliqué que l’objectif de cette aventure est de promouvoir la mission de l’organisme Wildlands Network, dont il est le cofondateur. «Depuis 1991, on travaille à créer des réseaux entre les citoyens pour qu’ils travaillent ensemble dans le but de mieux protéger les milieux naturels», a-t-il précisé tout en ajoutant que cette traversée est aussi un «défi personnel».

Pas assez de parcs protégés

Au cours des derniers mois, le sportif originaire de Westport dans l’État de New York a traversé différents milieux côtiers, forestiers, montagneux et aussi urbains. Souvent seul, il a eu le temps de réfléchir à la place accordée aux milieux protégés en Amérique du Nord. «Il y a beaucoup de parcs protégés aux États-Unis et au Canada. C’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Si j’ai 700 kilomètres à parcourir entre chaque milieu protégé, les animaux sauvages ont aussi cette distance à faire. Peut-on dire qu’ils sont en sécurité», se questionne-t-il ?

Froid automnal

À quelques centaines de kilomètres de son but, M. Davis s’attend à affronter des températures plus froides de ce qu’il a connu jusqu’à présent. Après un passage dans le Parc de la Gaspésie, il empruntera le Sentier international des Appalaches pour se rendre à Forillon. «C’est de plus en plus froid, mais j’ai prévu le coup», a-t-il dit avec confiance. 

En plus d’avoir les équipements de plein air nécessaires, il compte aussi sur l’appui des gens croisés sur son passage. «Un autre objectif de mon aventure est d’aller à la rencontre des intervenants associés de loin ou de près à la protection des milieux naturels pour les sensibiliser. Souvent, ils acceptent de m’héberger. J’en profite alors pour faire le plein d’énergie et pour alimenter mon blogue.»

Une activité est prévue le 14 novembre prochain au parc Forillon pour accueillir M. Davis.

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