Économie

Travailleurs recherchés

Par Geneviève Gélinas et Gilles Gagné, journalistes, graffici.ca
Jean-Sébastien Hogan, Tahar Yali et Richard O’Grady sont trois des précieux employés recrutés par les Entreprises maritimes Bouchard.

Jean-Sébastien Hogan, Tahar Yali et Richard O’Grady sont trois des précieux employés recrutés par les Entreprises maritimes Bouchard. Photo : Geneviève Gélinas

RIVIÈRE-AU-RENARD, 15 février 2018 – Il est plus que temps de corriger l’adage éculé selon lequel « il n’y a pas d’ouvrage en Gaspésie ». Les représentants de tous les secteurs sont unanimes : ils sont soit en recrutement intensif, soit en équilibre tellement précaire que deux ou trois départs déstabiliseraient la bonne marche de leur établissement. Et ils déploient une panoplie de moyens pour trouver et garder les perles rares.

Il y a présentement des centaines d’emplois disponibles dans la péninsule. La pénurie touche tous les échelons, du manœuvre à la haute direction. Il manque de préposés aux patients, de serveuses, de contremaîtres, d’infirmières, de soudeurs, d’électriciens, de travailleurs sociaux, de psychologues, de techniciens en informatique, de comptables et de chefs cuisiniers, entre autres.
 
Les candidats sont rares pour des postes rémunérés au salaire minimum, mais aussi pour des emplois rapportant plus de 100 000 $ par année.

Aux Entreprises maritimes Bouchard, la recherche de travailleurs est une préoccupation constante. Ce chantier naval de Rivière-au-Renard est passé de 9 employés à l’automne 2016, au début de son expansion, à 37 en janvier 2018.

Pour recruter ces employés, le directeur général du chantier, Ahmed Kabbadj, a fait des pieds et des mains, et continue d’en faire.

« On loge tous les gars de l’extérieur, on loue quatre maisons. C’est pris en charge par la compagnie », indique-t-il. Onze employés sont ainsi logés, et ce chiffre a déjà grimpé à 15.

« On donne de la flexibilité dans le horaires. Des gars font trois semaines de travail et s’en vont une semaine chez eux », illustre M. Kabbadj.

Le chantier est en voie d’embaucher quatre travailleurs d’Europe de l’Est, avec l’aide d’une agence. Une démarche qui prend six à huit mois.  « Ce sont des gars avec beaucoup d’expérience dans le naval, des dizaines d’années. Une fois arrivés, ils sont dédiés pour deux ans. Ils auront les mêmes salaires que les employés d’ici », explique le directeur.

L’embarras du choix
Le défi est de retenir les employés une fois embauchés, indique M. Kabbadj. « Cette semaine, j’ai perdu trois employés. Ils vont négocier chez d’autres employeurs. Ils ont l’embarras du choix. D’autres chantiers se créent et on partage le même besoin de main-d’œuvre, qui est très volatile. »

Le chargé de projet Pascal Bouchard, soudeur et tuyauteur de métier, confirme qu’il reçoit souvent des courriels d’offre d’emploi. Il reste aux Entreprises maritimes Bouchard pour « l’ambiance, l’équipe et la passion de travailler sur des bateaux ». Mais le mouvement ne fait pas peur à cet homme de 40 ans, comme à beaucoup de travailleurs de ce secteur. Dans le passé, il a travaillé à Terre-Neuve, dans l’Ouest canadien, à Fermont, ainsi qu’aux chantiers navals de Matane et des Méchins.

Jocelyn Gagné, spécialisé en matériaux composites, a lui aussi l’embarras du choix. Il a travaillé sept ans à l’usine de pales de LM Wind Power, puis Vents de l’Est l’a embauché pour faire de la maintenance d’éoliennes. L’automne dernier, il a joint les rangs des Entreprises Bouchard pour éviter une période de chômage à la fin de la saison de maintenance. « J’ai dit à mon boss : j’ai six mois à te donner. Au printemps, je vais voir. »

Pourtant, les salaires sont compétitifs, insiste M. Kabbadj. « On a des gars de Montréal qui nous disent qu’ils gagnent des salaires qu’ils n’ont jamais eus. Mais il y a des limites. Je ne peux pas détruire l’échelle salariale pour garder une personne. »

« On essaie de former une équipe stable de 40 à 50 personnes. Mais [le manque de main-d’œuvre] commence à influence notre activité. Soit on met des clients plus tard dans le calendrier, soit on refuse », indique le directeur.

Des solutions?
Offrir le logement gratuit
Rendre les horaires flexibles
Embaucher des travailleurs étrangers

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3 commentaires

Jclabrie a écrit le 15 février 2018

Je suis originaire de la Gaspésie j’ai due quitter pour cause de perte d’emplois mon entreprise a fait faillite on travaillait pour des salaires de creve faim comme des esclave l’employeur disait spa grave si tu veux pas le faire il y en a 200 qui veulent ta job je crois juste que les gens ce son eceure de travaille comme des esclavage sans condition et bien souvent sous le salaire minimum pour des gens qui n’on aucune reconnaissance je ne dit pas que tout les employeurs son pareil mais j’ai déjà donné

Jclabrie a écrit le 15 février 2018

Je suis originaire de la Gaspésie j’ai due quitter pour cause de perte d’emplois mon entreprise a fait faillite on travaillait pour des salaires de creve faim comme des esclave l’employeur disait spa grave si tu veux pas le faire il y en a 200 qui veulent ta job je crois juste que les gens ce son eceure de travaille comme des esclavage sans condition et bien souvent sous le salaire minimum pour des gens qui n’on aucune reconnaissance je ne dit pas que tout les employeurs son pareil mais j’ai déjà donné

Pascal henry a écrit le 15 février 2018

Ce que le monde veulent, c'est 15 semaines a 1500$ pis apres ca, 1000$ en dessour de la table. Des semaines de 4 jours, Pas de soir ni de fin de semaines. bien sur, avec des vacances pour la chasse au chevreuil ET a l'orignal , la peche, la saint jean baptiste. Et tout ca avec un secondaire 3. C'est un peu ce qu'on cultive au quebec avec un BS plus genereux qu'une job au salaire minimum et la promesse du salaire minimim a 15$. Meme beaucoup d'etudiants refusent de travailler l'ete parce que de toute facon, ils vont se faire couper leurs prêts et bourses.... Le travail, surtout a temps plein est tres peu valorisé en gaspesie, dommage!

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