Développement économique et exportation

Traces d’hydrocarbures à Haldimand : rien de nouveau

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Il est «peu probable» que les traces d’hydrocarbures proviennent des puits forés depuis 2005 à Haldimand par Pétrolia, selon l’hydrogéologue René Lefebvre.

Il est «peu probable» que les traces d’hydrocarbures proviennent des puits forés depuis 2005 à Haldimand par Pétrolia, selon l’hydrogéologue René Lefebvre. Photo : Gracieuseté Pétrolia

La présence de traces d’hydrocarbures en surface à Haldimand n’est pas nouvelle, affirme un hydrogéologue, et il est «peu probable» que les activités de Pétrolia en soient à l’origine.

René Lefebvre, hydrogéologue à l’Institut national de recherche scientifique (INRS), donne ces précisions à la suite des déclarations du ministre Gaétan Lelièvre, qui avait affirmé que des «éléments nouveaux» justifiaient une révision du permis obtenu par Pétrolia.

M. Lefebvre collabore à une étude financée par Pétrolia, qui vise à évaluer l’impact potentiel des activités pétrolières sur l’eau souterraine à Haldimand. Jusqu’ici, des hydrocarbures pétroliers ont été détectés dans 2 des 11 échantillons venant de puits d’observation, dans l’un des six puits résidentiels analysés et dans les quatre ruisseaux échantillonnés. L’eau demeure potable, précise M. Lefebvre.

D’où ça vient?

L’INRS tentera de déterminer la provenance des hydrocarbures en analysant leur composition chimique, des résultats qui devraient être connus en janvier.

Pétrolia a foré deux puits à Haldimand depuis 2005. Le suintement de pétrole en surface a été documenté dès 1950 dans la région de Gaspé. Et sur la péninsule d’Haldimand, deux anciens puits datant des années 1800 ont été colmatés en 1999. «Ça complique le portrait», commente M. Lefebvre.

Un forage centenaire?

Il est trop tôt pour tirer des conclusions, mais les puits où l’on a trouvé des traces d’hydrocarbures sont en aval d’un forage des années 1800, remarque M. Lefebvre.

Il est «peu probable» que ces traces proviennent des forages réalisés par Pétrolia depuis 2005. «Les concentrations seraient plus importantes et on aurait détecté des composés caractéristiques des pétroles légers qu’on trouve à Haldimand. […] Mais on n’exclut rient et on va gratter davantage», affirme M. Lefebvre.

L’étude de l’INRS n’est pas assez avancée pour que l’hydrogéologue se prononce sur le niveau de risque d’une éventuelle fracturation des puits d’Haldimand. L’ensemble de l’étude, commencée en novembre 2011, s’étendra sur trois ans.

Séance publique jeudi

Par ailleurs, Pétrolia rencontrera les résidants de Gaspé jeudi le 4 octobre à 19 h à l’Hôtel des Commandants de Gaspé. M. Lefebvre prévoit y être présent par vidéoconférence.

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2 commentaires

Albert Picard a écrit le 2 octobre 2012

PVI : Investissement Québec a acquis la propriété de 7 042 254 actions ordinaires (coût : 10 000 000,00$). représentant environ 10,65 % de toutes les actions émises et en circulation de Pétrolia et de 3 521 127 bons de souscription représentant environ 63,5 % des bons de souscription émis et en circulation de Pétrolia. (Source : Portail Québec http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Mai2012/16/c8348.html ) Nous sommes donc tous et toutes, citoyens et citoyennes du Québec, de "valeureux actionnaires".

Bilbo a écrit le 2 octobre 2012

Alors c'est l'hydrogéologue dont les travaux sont financés par Petrolia qui dit que les traces ne sont pas celles de Petrolia? Et qui aura besoin de 3 ans d'étude afin d'évaluer le niveau de risque d’une éventuelle fracturation des puits d’Haldimand. Bizarre que ce soit considéré dangereux ailleurs au québec et pas ici...

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