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Le tournoi de hockey midget à New Richmond assombri par une bagarre générale

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La bataille générale, qui a eu lieu au Complexe sportif Jean-Marie Jobin à New Richmond, entre deux équipes midgets lève le voile sur la violence dans le hockey mineur au Québec.

La bataille générale, qui a eu lieu au Complexe sportif Jean-Marie Jobin à New Richmond, entre deux équipes midgets lève le voile sur la violence dans le hockey mineur au Québec. Photo : YouTube

Une partie de hockey opposant l’Ohméga de Rivière-au-Renard aux Pêcheurs de Lamèque/Shippagan lors du Tournoi midget gaspésien qui s’est tenu la fin de semaine dernière à New Richmond a été le théâtre d’une violente bagarre générale.

Les images de cette échauffourée, qui circulent sur YouTube depuis dimanche, rappellent les incidents impliquant le fils de Patrick Roy, Jonathan, qui avait attaqué le gardien d’une équipe adverse en mars 2008 alors qu’il évoluait avec les Remparts de Québec.
 
Cette fois, l’altercation ne concerne pas des joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mais plutôt des joueurs midgets A âgés entre 15 et 18 ans. Dans la vidéo, le gardien de but des Pêcheurs de Lamèque/Shippagan traverse la glace et attaque le gardien de l’équipe de Rivière-au-Renard. Par la suite, une bagarre générale éclate et les officiels mettent plus d’une minute avant de contrôler la situation.
 
Cet incident, qui soulève encore une fois la question de la violence au hockey, s’est produit à la toute fin de la troisième période, alors que l’Ohméga de Rivière-au-Renard menait par la marque de 6 à 3. Rappelons que les bagarres sont formellement interdites au hockey mineur.
 
Les organisateurs du tournoi se désolent
 
Présent lors de cette partie, le directeur du tournoi, Mike Geraghty, a fortement déploré cet événement. «En trente ans d’implication dans le hockey mineur, c’est la deuxième fois que je vois ça. C’est vraiment désolant. Par chance, il n’y a pas eu de blessé», a-t-il déclaré en entrevue téléphonique.
 
M. Geraghty s’explique mal les causes de cette malheureuse situation. Malgré les 29 pénalités décernées par les officiels lors de cette partie, le directeur du tournoi indique que rien ne laissait présager ce violent débordement.
 
Pouvons-nous alors penser que ces gestes ont été planifiés par une des deux équipes ? «Je ne pense pas qu’on pourrait le prouver. Mais à première vue, j’ai l’impression que l’équipe qui faisait face à l’élimination a provoqué la bagarre», a-t-il analysé.
 
Le directeur du tournoi assure que toutes les mesures nécessaires sont appliquées pour éviter ce genre de situation. «On exige la présence de quatre officiels», a-t-il précisé avant d’ajouter que ceux qui étaient sur la glace lors de l’incident ont bien fait leur travail. «Quand ça arrive, la priorité est d’assurer la sécurité des jeunes. Et c’est ce qu’ils ont fait. En quelques secondes, ils ont séparé les joueurs avant de les envoyer au vestiaire.»

Même s’il considère que cet incident est un cas «isolé», l’organisateur admet que la compétition favorise parfois les débordements chez les jeunes joueurs de 15 à 18 ans. «Il y a beaucoup de travail à faire chez les parents et les entraîneurs. Il ne faut jamais oublier que les jeunes sont là pour s’amuser et non pas pour se blesser. La violence au hockey mineur n’a pas sa place», a-t-il plaidé.

Des sanctions
 
Le Tournoi midget gaspésien pourrait sévir contre l’une des deux équipes ou les deux au cours des prochains jours, poursuit M. Geraghty. «Les organisateurs analyseront la situation et réfléchiront à des sanctions», a-t-il dit. Ces dernières pourraient aller à jusqu’à l’exclusion du tournoi des équipes pendant deux ans.  
 
Au Nouveau-Brunswick, l’équipe des Pêcheurs de Lamèque/Shippagan, qui évolue dans la Ligue de hockey mineur de la Côte-Nord, est suspendue pour une période «indéterminée», confirme le directeur l’Association du hockey mineur de Lamèque/Shippagan, Gilles Cormier.
 
Au cours des prochains jours, un comité fera enquête sur les causes de l’incident et des sanctions plus sévères pourraient être appliquées. «Ça pourrait aller à l’expulsion de l’équipe jusqu’à la fin de la saison», indique M. Cormier.
 
Ce dernier juge par ailleurs que la bataille générale est «déplorable» en ajoutant qu’il s’agit d’un événement isolé.  
 
M. Cormier a aussi démenti une information qui circule dans les médias sociaux selon laquelle l’entraîneur des Pêcheurs aurait incité ses joueurs à se battre à la fin de la partie. «J’ai parlé à la gérante et je peux vous confirmer que c’est complètement faux.»

2 commentaires

Jeffrey Daley a écrit le 4 mars 2012

C'est plutôt aberrant de lire que cet incident en est un isolé. Depuis toujours Shippagan - Les Iles sont reputés pour leur jeu salaud. L'an dernier, une équipe de niveau Atome Récréatif a même été expulsée du Tournoi Maurice Ferguson de Tracadie-Sheila pour rudesse et violence excessive. La réponse de l'entraineur lorsqu’approché ... c'est de la façon que je leur montre à jouer pis c'est comme ça qu'ils vont jouer. Bel exemple. Cas isolé ? Non. Pas vraiment.

Gilbert Rousselle a écrit le 29 février 2012

Bonjour, Plutôt cibler les joueurs et les parents, les associations devraient se pencher sur les officiels. Dans 100% des parties ce sont eux qui perdent le contrôle de la partie. Tous peux être visualisé sur vidéo mais la majorité des associations ne veulent pas que les parents film les parties. Comme la plupart, sa fait plus de 20 ans que je vais au partie de hockey et 100% du temps c'est les arbitres qui provoquent à répétion les joueurs des équipes. S'ils ne savent pas être impartial durant une partie, ils ne devraient pas être là. Même si les coachs et autres membres ont beau faire n'importe quoi pour maintenir le contrôle, il es impossible si les associations ne font pas leur part. Des caméras doivent être installés. Et les vidéos disponible pour tous le monde. La seul façon de régler le problème est d'enlever la pourriture à la source.

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