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Tournage d’Une jeune fille : la Gaspésie, dure à imiter

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Une jeune fille est le deuxième long métrage tourné en Gaspésie depuis septembre, avec la Maison du pêcheur.

Une jeune fille est le deuxième long métrage tourné en Gaspésie depuis septembre, avec la Maison du pêcheur. Photo : Gracieuseté : Ixion Communications

Le tournage d’Une jeune fille, le dernier long métrage de la cinéaste Catherine Martin, s’est terminé mardi à New Richmond. Les membres de l’équipe interviewés par GRAFFICI.CA affichaient une grande satisfaction, peu avant les dernières scènes.

Tourner parfois à 800 kilomètres, parfois à 1 000 kilomètres de Montréal, ça coûte plus cher, mais le producteur François Delisle a admis, après des tentatives de trouver des lieux de remplacement, que la Gaspésie était difficile à imiter, même quand le littoral est éloigné.

«On aurait pu tourner les scènes le long des plages en Gaspésie et les scènes de ferme ailleurs. Du point de vue du producteur, un site alternatif aurait été moins coûteux. Sauf qu’un paysage gaspésien ne se reproduit pas comme ça, même un paysage rural. On a passé trois mois à ratisser très large. On n’a pas trouvé», disait-il lundi.

Les scènes décrites dans le scénario de Catherine Martin correspondaient au Quatrième rang est de New Richmond, précisément une ferme appartenant à Léopold Audet, un agriculteur à la retraite qui tire maintenant une bonne partie de ses revenus de la coupe de bois.

«On ne regrette pas du tout le choix du lieu de tournage, ajoutait François Delisle pour dissiper toute ambiguïté».

L’histoire

Le film raconte l’histoire de Chantal, qui s’est sauvée du foyer familial, après la mort de sa mère, afin de se rendre en Gaspésie. Adolescente énigmatique, elle porte une photo de plage léguée par sa mère. Sa quête consiste à retrouver ce paysage. Elle va de Gaspé à Percé avant de s’arrêter dans la baie des Chaleurs, chez Serge, un fermier taciturne. Les deux écorchés s’apprivoisent.

Sébastien Ricard, bien connu comme membre du trio Loco Locass et pour son rôle dans le film Dédé, à travers les brumes, joue Serge.

«La vie de Chantal se stabilise autour de la ferme de Serge. On fait le train. Serge a vendu son bétail, poussé par sa sœur, mais il racheté des bêtes. Il ne peut se passer d’animaux mais il vit de la coupe de bois», dit-il.

Il se dit comblé par le mois en Gaspésie. «J’apprends beaucoup avec M. Audet, pas seulement pour le rôle de fermier, mais sur la vie. On a passé des heures à parler. Je trouve le pays magnifique. Entre lire le scénario et ce qu’on voit, il y a une marge. Le fait d’être concentrés ailleurs, parce que l’équipe habite dans un ensemble de chalets [à Pin rouge], ça crée des liens qu’on ne retrouverait pas si on rentrait chacun chez soi le soir».

Chantal est interprétée par Ariane Legault, alors qu’Hélène Florent joue sa mère. Le film jouit d’un budget de 2,2 millions$. «Le montage sera complété en avril ou en mai mais sa date de sortie reste à décider», précise François Delisle.

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