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Télé-Québec lance une plateforme culturelle sur le Web

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Le peintre Yves Gonthier s'est prêté au jeu de la Boîte blanche, hier, lors du lancement régional de la Fabrique culturelle.

Le peintre Yves Gonthier s'est prêté au jeu de la Boîte blanche, hier, lors du lancement régional de la Fabrique culturelle. Photo : Gilles Gagné

CARLETON-SUR-MER – Télé-Québec a lancé hier une plateforme culturelle sur le Web, plateforme qui mettra largement à contribution les bureaux régionaux du réseau, au point où 60 % du contenu devrait venir de l’extérieur du secteur métropolitain de Montréal.

Cette plateforme se nomme « Fabrique culturelle » et elle démarre avec une banque de 450 éléments de contenu vidéo, venant de toutes les régions du Québec. Les futurs éléments, qu’il s’agisse de capsules ou de productions plus longues, toucheront neuf disciplines culturelles reconnues. Tous les contenus peuvent être partagés sur Facebook, Twitter et Pinterest.
« Malgré la richesse culturelle du Québec, très peu d’artistes voient leurs œuvres reconnues par des médias de masse », a indiqué l’animateur Sébastien Diaz, de l’émission Voir.
La présidente de Télé-Québec, Michèle Fortin, a pour sa part affirmé que la Fabrique culturelle répond « au désir d’occuper l’espace numérique de façon pertinente et en français ». Elle vise aussi à « créer des échanges entre les créateurs et le public », des échanges qui pourraient aussi s’étendre « au-delà de nos frontières ».
La Fabrique culturelle (fabriqueculturelle.tv) se présentera en trois zones, un magazine culturel, une zone d’exploration et une zone de partage. « Moi, je dis : c’est une plateforme démocratique », a également indiqué Mme Fortin.
Les bureaux régionaux seront mis à haute contribution pour alimenter la Fabrique culturelle, à raison de trois vidéos par deux semaines. Ce contenu sera présenté selon une formule intitulée « la Boîte blanche », un concept dans lequel le créateur donne une démonstration de son savoir-faire, dans un espace effectivement blanc formé par un cube d’environ deux mètres de côté. C’est également à l’intérieur de cette boîte démontable qu’il répond aux questions du journaliste-réalisateur.
« C’est près de 100 %, ou 90 %, du travail de notre bureau régional qui sera consacré à la Fabrique culturelle », précise Estelle Marcoux, coordonnatrice par intérim de Télé-Québec en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.
Les capsules exposant les créateurs régionaux durent d’une à cinq minutes, mais elles seront la plupart du temps produites en fonction d’une durée de trois à quatre minutes.
Jusqu’à présent, Télé-Québec a recruté une cinquantaine de partenaires dans le monde culturel québécois, certains en production, d’autres en diffusion. En Gaspésie, le Conseil de la culture est l’un des partenaires de production. Il contribuera notamment à suggérer des noms d’artistes susceptibles de constituer de bons sujets.
 
Et la plateforme d’information?

La Fabrique culturelle ne remplace pas la plateforme d’information et d’affaires publiques que Télé-Québec vise à réinstaurer.
« La plateforme d’information est mise sur la glace, faute de financement. Ce n’est pas un projet évacué. La scène culturelle faisait partie du projet de plateforme d’information. Dans un monde idéal, les deux vont s’interalimenter », explique Estelle Marcoux.
 Pour le moment, la présence de contenu de la Fabrique culturelle sur le réseau télévisé de Télé-Québec reste à préciser.
D’autre part, le Conseil des arts et des lettres du Québec offrira des bourses totalisant 150 000 $ aux artistes et écrivains, spécifiquement pour des œuvres destinées à être diffusées sur la Fabrique culturelle.

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