Développement économique et exportation

Taxe sur l’essence : la Régie de transport encore en attente

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La Régie intermunicipale de transport de la Gaspésie-les-Îles, n’a toujours pas touché à ses revenus reliés à la taxe d’un cent sur chaque litre d’essence vendu en Gaspésie et aux Îles.

La Régie intermunicipale de transport de la Gaspésie-les-Îles, n’a toujours pas touché à ses revenus reliés à la taxe d’un cent sur chaque litre d’essence vendu en Gaspésie et aux Îles. Photo : Antoine Rivard-Déziel

La Régie intermunicipale de transport de la Gaspésie-les-Îles n'a toujours pas accès aux revenus reliés à la taxe d’un cent sur chaque litre d’essence vendu dans la région. Résultat : l’organisme utilise sa marge de crédit depuis plus d’un mois pour financer en partie ses opérations. 

Les procédures administratives permettant le versement des sommes perçues par cette taxe se font toujours attendre. Prélevée depuis juillet 2012, cette taxe d’un cent sur chaque litre vendu doit servir à financer en partie le réseau de transport collectif de la région.

Privée de ce revenu estimé à 1,5 million de dollars par année, la Régie, qui appartient aux MRC de la Gaspésie et celle des Îles-de-la-Madeleine, doit recourir à sa marge de crédit de deux millions de dollars pour assurer le maintien du service sur le territoire.

La responsable des opérations de la Régie, Sarah Gonthier, assure cependant que la situation financière ne menace les activités du réseau.  Cette dernière indique que les gestionnaires s’attendaient à attendre longtemps avant de toucher aux revenus de la taxe. «Les délais sont normaux. À Montréal, le délai a été d’un an avant que le réseau puisse avoir accès aux sommes perçues par la taxe sur l’essence. Ce n’est pas alarmant», dit-elle.

Accumulation des intérêts

La situation n’est cependant pas souhaitable à long terme. Plus la Régie utilisera sa marge de crédit, plus les frais d’intérêt s’accumuleront. Conséquemment, au moment où elle touchera aux sommes perçues par la taxe, elle devra en utiliser une partie pour rembourser ses dettes.

Afin d’éviter que la dette ne compromette le plan de développement de la Régie, ses gestionnaires ont demandé au ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre, de lui verser une aide financière de 300 000$. 

«Notre priorité est de poursuivre nos opérations sans rupture de service, mais aussi de maintenir le cap sur notre plan d’action. Nous ne souhaitons pas être retardé par notre situation financière», poursuit Mme Gonthier, avant d’ajouter que la Régie demeure toujours sans réponse du ministre Lelièvre.

Murdochville

La Régie a par ailleurs entamé un processus d’étude afin d’implanter éventuellement le transport collectif à Murdochville. En collaboration avec le Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable, (CIRADD) et la municipalité, elle a remis un sondage aux résidants de la localité en vue d’offrir un «service adapté à leurs besoins.»

Le CIRADD analyse actuellement les résultats de cette enquête, et la Régie souhaite être en mesure d’offrir ses nouveaux services «d’ici quelques mois».

Cet article a été modifié le jeudi 14 mars à 13h10.

 

2 commentaires

Gaston Poirier a écrit le 13 mars 2013

Pelletier voit du pétrole dans sa soupe! Et la taxe sur l'essence en Gaspésie est sur le même principe que celle imposée dans les centres urbains où, pour chaque litre d'essence que tu mets dans ton auto (ou dans ton Hummer pour les amateurs de pétrole!), tu finances un petit peu le transport collectif (plus écologique que nos ti-chars!). Cette taxe existe presque partout où y a du transport collectif!

Louis-François Bélanger a écrit le 12 mars 2013

M. Pelletier, il s'agit bien d'une taxe sur l'essence et non sur le pétrole. Tel qu'indiqué dans l'article, la taxe est d'un cent pour chaque litre d'essence que vous mettez dans votre auto!

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