Politique

Sylvain Roy veut développer le sport nautique dans la baie

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Sylvain Roy estime que le démarrage de la cimenterie améliorera les conditions socio sanitaires de la région.

Sylvain Roy estime que le démarrage de la cimenterie améliorera les conditions socio sanitaires de la région. Photo : Archives Graffici.ca

CARLETON-SUR-MER – Le député de Bonaventure espère que le projet de cimenterie de Port-Daniel verra le jour au cours de la prochaine année afin d'améliorer les conditions socio-économiques de la région.

Sylvain Roy souhaite ardemment le démarrage de la cimenterie de Port-Daniel, contre vents et marées s'il le faut.

« Nonobstant ce que certains blogueurs ou Jos Blos peuvent dire, je persiste et signe : la cimenterie serait vraiment un développement important pour nos communautés et permettrait de donner un souffle de dynamisme pour tout le monde », lance M. Roy.

« Pour moi, l'un des principaux déterminants de la santé, c'est l'environnement socio-économique d'une population. Toutes les enquêtes épidémiologiques le démontrent. Oui, une cimenterie à Port-Daniel peut avoir certains effets sur l'environnement. Est-ce que ces effets seront plus néfastes que les gains que nous allons avoir par rapport au nouveau dynamisme socio-économico-culturel qui va se déployer? », questionne-t-il.

Selon lui, le calcul est simple : « Je crois que dans une région où les gens se suicident, vivent des dépressions, vivent une précocité de la mortalité, des divorces, de la toxicomanie, on est mieux de créer de l'emploi. Ça va donner de l'espoir aux gens », lance sans hésitation le député.

Attirer les marins dans la baie

Autre projet majeur pour Sylvain Roy en 2014 : il veut faire de la baie des Chaleurs « l'un des plus beaux spots pour faire de la voile au monde ».

« Je suis en négociation avec le Nouveau-Brunswick pour établir un plan marketing pour vendre la baie des Chaleurs au complet avec le Nouveau-Brunswick », dit M. Roy.

Il souhaite établir une stratégie de mise en marché pour le Maine, la Nouvelle-Écosse. « Les riches qui ont des voiliers dans ce coin-là, on veut les amener chez nous. C'est un super plan d'eau et on veut le maximiser », explique le député.

L'an dernier, M. Roy a annoncé des sommes visant à consolider quatre marinas : Chandler, Bonaventure, New Richmond et Carleton-sur-Mer.

8 commentaires

Dany Blais a écrit le 4 janvier 2014

Pour le projet de cimenterie, je ne suis pas certain quoique c'est sûr que cela aiderait beaucoup la place. Avouons-le, les gens de Port-Daniel et les environs sont beaucoup sur l'aide sociale et pour la plupart pauvre. Pour le projet de sport nautique... MERVEILLEUX. Je ne pratique pas ce sport, mais pour une fois qu'un politicien veut vraiment relancer le tourisme. Tourisme = Argent Neuf

Bob Eichenberger a écrit le 3 janvier 2014

Les questions qu'il faut se poser sont: 1-Croyons-nous que l'industrie fera accepter à ses investisseurs de faire MOINS de profits et/ou dividendes en étant socialement et écologiquement responsables? 2- Est-ce que les droits et intérêts des investisseurs seront priorisés au dépends de la population et l'environnement? 3-Lequel des deux arrive le plus souvent? 4-Est-ce que je préfère habituellement être naïf ou réaliste?

joseph leblanc a écrit le 2 janvier 2014

Pas drole s'avoir faite endormir par les péquistes, vous avez juste a voter pour Françoise et Amir ( Québec Solidaire ) ce printemps si vous êtes pas content LOLLL.... En passant des nouvelles de Québec ça fait déjà 1 ans pour faire un règlement sur L'eau pas fort fort fort............. Bonne Année pareil a mes " amis vert "....

Marianne St-Onge a écrit le 2 janvier 2014

Choisir entre pauvreté ou pollution? Vraiment? Ma position sur le projet de cimenterie est disons neutralisée par le fait que je considère que le débat qui l’entoure est momentanément collectif et sain et ainsi, qu’il ne permettra pas l’établissement d’un usine incohérente alors que tout le monde est aux aguets... Or, si je me fie seulement au propos de M. Roy, voici ce qui me choque : Notre région souffre en ce moment de pauvreté et de tous les maux qui y sont rattachés. Peut-être. Mais si la pauvreté mène a la toxicomanie et aux divorces (ce qui me fait sourire venant d’un professeur de sociologie) pour ma part, je crois que la pauvreté mène également à une utilisation plus ou moins judicieuse du bois et des autres ressources naturelles comme le calcaire si nous nous en tenons à l’exemple citée. Ainsi que ce soit par la déforestation, la surpêche ou le pillage des ressources naturelles sans respect pour les Gaspésiens vivants ou à naître, l’apport des mégas projets prometteurs de création d’emplois sans redevances sur des ressources non-renouvelables n’aideront pas les simples travailleurs à se sortir de leur torpeur socioculturelle ou socio-économique, tel que l’interprète M. Roy. À mon avis, pauvreté et dégradation de l’environnement sont intimement liées. Il faudra user de créativité pour sortir de l’un et de l’autre en même temps. Nous avons hissés au pouvoir des gens que nous pensions assez créatifs pour nous apporter des idées nouvelles, et voilà qu’ils voudraient nous faire croire que ce sont les riches voleurs ou maîtres voiles d’ailleurs qui seront nos sauveurs. Et voilà qu’il nous faudrait choisir entre le moindre mal, pauvreté ou pollution. En 2013, n’avons-nous pas les technologies les plus raffinées à notre portée pour exploiter franchement des ressources qui ont de l’avenir? Enfin, si les plus pauvres sont les plus vulnérables, les plus vulnérables sont souvent sans défense devant la tentation de « l’instantanéité du changement à tout prix » ou de « la promesse de la paye à venir ». Mais en réalité, les plus pauvres sont et seront les plus pauvres tant que nos représentants traiteront de Jos Blos ceux qui aspirent à une profession juste, a faire beaucoup de bien sans faire de mal, et à laisser à leurs enfants un monde meilleur. « L'accès universel à l'éducation de base et à la formation professionnelle, la diffusion d'une information auprès des communautés sur des méthodes agricoles appropriées, la gestion des déchets, la gestion des ressources naturelles, la protection des côtes, la gestion des ressources en eau, et la gestion des pêcheries sont essentielles à la réduction de la pauvreté et à la limitation de ses effets sur l'environnement. […] « La coopération internationale est nécessaire pour remplacer les technologies de production nuisibles à l'environnement par d'autres qui la respectent et pour prendre soin du patrimoine commun. Soutenir les municipalités et les organisations communautaires, en particulier en ce qui concerne la gestion des déchets, peut créer des emplois et réduire la pression qui s'exerce sur l'environnement. » Extrait du dossier environnement du Programme des Nations Unies pour le développement. En conclusion, quand je pense au Rob Ford de ce monde, je me rappelle que l’argent ne fait pas le bonheur… Bonne année à tous mes amis Jos Blos!

Bilbo Cyr a écrit le 1 janvier 2014

Tiens, notre député se fait lobbyiste...Son "d'accord mais pas à n'importe quel prix" de la campagne électorale a pris le bord assez vite. On a au moins une préoccupation en commun: Est-ce que les effets seront plus néfastes que les gains que nous (?) allons avoir par rapport au nouveau dynamisme socio-économico-culturel qui va se déployer? C'est une excellente question. Ça vaut combien, un milieu en santé. Ca coute combien une population malade. Avant de voir se concrétiser toutes les belles promesses, ce projet génère un déficit. Un déficit démocratique.

JEAN MORIN a écrit le 1 janvier 2014

JE PENSE QUE TOI ÉGALEMENT M' PICARD TU DEVRAIS MODÉRÉ LES PILLULES ; LA MODÉRATION A BIEN MEILEUR GOÛT ! BONNE ANNÉE !

Albert Picard a écrit le 31 décembre 2013

Bonne et heureuse année monsieur le député. Bonnes résolutions, dont celle de ne pas trop en fumer.

Johanne Fugère a écrit le 31 décembre 2013

Comme beaucoup de gaspésiens, je suis d’accord avec le projet de cimenterie à Port-Daniel. Mais il serait important que celle-ci soit construite et opérée selon les normes existantes les plus performantes à ce jour afin de préserver l’environnement exceptionnel que nous occupons. Si on peut faire fonctionner un robot sur mars, on peut opérer une mine et une cimenterie sans que la pollution détruise nos terres pour des centaines d’années. Ce n’est pas en se moquant des environnementalistes et en ouvrant la porte a l’implantation de cette usine les yeux fermés quels que soient les risques (ce que traduit bêtement votre pensée M. Roy) que nous obtiendrons un effort des investisseurs, a nous procurer une industrie la moins polluante possible. Concernant le projet *SPOT de voile au monde, peut-être vaudrait il mieux engager une firme compétente pour faire une étude des activités récréotouristiques en Gaspésie et faire le partage entre celles qui s’autofinancent et celles qui sont des éléphants blancs, de façon a ce que toute les infrastructures à venir rallient plutôt la première catégorie que la deuxième. Ainsi nous pourrons créer en Gaspésie des emplois stables qui généreront dans la population fierté et bien-être. Johanne Fugère

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.