Sylvain Roy convaincu du « potentiel explosif » des pêches et de la mariculture

Par Gilles Gagné, journaliste, graffici.ca
M. Roy a présenté hier son plan économique, couvrant les ressources naturelles, l’agriculture, les pêcheries, les infrastructures et le secteur industriel.

M. Roy a présenté hier son plan économique, couvrant les ressources naturelles, l’agriculture, les pêcheries, les infrastructures et le secteur industriel. Photo : Gilles Gagné

CARLETON-SUR-MER – Le député sortant de Bonaventure, Sylvain Roy, du Parti québécois, voit un « potentiel explosif » en mariculture et en pêches commerciales, notamment grâce à l’émergence de l’élevage du pétoncle à Newport et la construction prochaine de la nouvelle usine de transformation de produits marins de Paspébiac.

M. Roy a présenté hier son plan économique, couvrant les ressources naturelles, l’agriculture, les pêcheries, les infrastructures et le secteur industriel.
 
Il se dit très animé par la construction prochaine de l’usine d’Unipêche MDM à Paspébiac, un projet qui devait voir le jour en 2013, mais qui « va partir sous peu; il y a eu des problèmes de terrains ». Incidemment, c’est un projet de 26 M$ qui avait été annoncé à l’aube de la campagne de 2012 par l’ex-premier ministre libéral Jean Charest.
 
C’est précisément au sujet de la production de pétoncle par Fermes marines du Québec de Newport que M. Roy parle de « potentiel explosif », notamment parce les endroits pour cultiver ce mollusque peuvent être nombreux dans la baie des Chaleurs. « Il faut faire des études pour déterminer les meilleurs endroits pour cet élevage », dit-il.
 
En agriculture, Sylvain Roy se préoccupe de l’accès aux terres agricoles pour la jeune génération devant assurer la relève. « Le prix des terres pourrait augmenter beaucoup. Il faut trouver un moyen de les rendre accessibles pour la relève ».
 
En foresterie, le député sortant de Bonaventure mise beaucoup sur les mesures annoncées lors du Sommet de la forêt, à savoir un engagement de 675 M$ en trois ans pour les travailleurs forestiers du Québec, et une somme de 50 M$ pour les projets de mise en valeur de la biomasse forestière.
 
En matière d’infrastructures, Sylvain Roy se dit en faveur de la protection des ports de Paspébiac et de Chandler, le premier en raison de son rôle dans les pêches. « C’est évident qu’on ne pourra pas les garder tous, avec une vocation industrielle », indique-t-il sans en nommer d’autres.
 
Pour sauver le tronçon ferroviaire entre Matapédia et Gaspé, il favorise le transfert d’une partie du budget routier vers le rail. « Si on perd le rail, on vient de perdre la possibilité de répondre aux grandes transformations économiques ».
 
Prudemment, M. Roy s’avance en transport aérien, disant que la Gaspésie doit choisir un aéroport avec service de douanes, pour l’accueil de petits et de moyens appareils afin d’appuyer l’industrie touristique. Il se garde toutefois bien d’agir comme arbitre. « Ce qui va déterminer le lieu, ce sont les coûts et le réalisme du projet. »
 
Réagissant à la possibilité que le transporteur Orléans réduise ses services en Gaspésie, Sylvain Roy indique que l’État québécois a une entente avec l’entreprise, entente statuant qu’elle dispose d’une exclusivité sur la desserte entre Montréal et Québec à condition de relier le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie au reste du Québec.
 
« S’ils veulent rouvrir l’entente sur l’offre de transport, il va falloir rouvrir l’entente d’exclusivité », tranche-t-il.
 
Quant à la cimenterie de Port-Daniel, il s’engage à suivre l’affaire de façon à maximiser les retombées régionales.

1 commentaire

Sarto Cousin a écrit le 5 avril 2014

Monsieur Roy a une drôle de vision de l'achat local. Cette semaine il a visité un commerce de Bonaventure et a demandé le prix d'un produit. Le commercant lui a répondu et monsieur Roy lui aurait dit: " il est 5 $ moins cher au Canadian Tire". En voulant dire" laisse faire j'vas l'acheter au CT de Campbelton" Bravo monsieur Roy, bel exemple pour encourager le commerce Gaspésien. Je regrette d'avoir voté pour vous mais c'était un mal nécessaire pour espérer que madame Marois l'emporte.

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