Santé, services sociaux et communautaire

« Le suicide n’est pas une option »

Par Karyne Boudreau, journaliste, graffici.ca
La 24e Semaine de prévention du suicide du 2 au 8 février se déroule du 2 au 8 février.

La 24e Semaine de prévention du suicide du 2 au 8 février se déroule du 2 au 8 février. Photo : Gracieuseté

C’est sousle thème provincial T’es important pour nous. Le suicide n’est pas une option que se déroulera la 24e Semaine de prévention du suicide du 2 au 8 février. 

Aussi, la Direction de santé publique Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine invite la population à reconnaître l’apport unique de chaque personne dans sa communauté et à se positionner en affirmant qu’il y a d’autres options que le suicide face à la souffrance.

« Chacun de nous a le pouvoir de faire son premier petit pas pour prévenir le suicide en reconnaissant la valeur de chacun et en refusant le suicide. En cette semaine de prévention du suicide, nous vous incitons à privilégier la demande d’aide en réponse à la détresse des gens. Ce sont tous nos petits et grands efforts réunis qui feront la différence », peut-on lire dans le communiqué de l’Agence.

 

 

Plus de suicides en Gaspésie

 

Les données disponibles les plus récentes indiquent qu’entre 2008 et 2010, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, le taux de décès par suicide se situait à 17,5 par 100 000 habitants, comparativement à 14,4 par 100 000 habitants au Québec.

Selon Édith Boulay, agente de planification pour la prévention du suicide à l’Agence de la santé et des services sociaux, la différence avec le Québec n’est pas significative. « On a déjà eu des taux de 23,4 par 100 000 habitants vers 2007-2008. Il y a vraiment eu une tendance à la baisse depuis, dit-elle. Si on regarde les données préliminaires de 2011-2012, il semble que le taux ait tendance à se stabiliser.

En Gaspésie comme au Québec, les hommes se suicident plus que les femmes. En effet, 78 % des gens qui s’enlèvent la vie sont des hommes. Mme Boulay explique aussi que les hommes ayant une identité traditionnellement masculine son plus enclin au suicide. “Ce type d’individu n’ira pas chercher de l’aide et garde tout par en dedans. Ils vont accumuler et finir par exploser”, explique la dame. Elle signale aussi que dans une région plus rurale comme la Gaspésie, cette identité traditionnelle est plus présente. C’est ce qui pourrait expliquer que la Gaspésie à un taux de suicide plus élevé que l’ensemble du Québec.

 

 

De l’aide disponible

Qu’elle soit homme femme ou enfant, une personne en détresse ne devrait pas hésiter à aller chercher de l’aide sans attendre. Les ressources d’aide recommandées sont disponibles dans tous les centres de santé et de services sociaux (CLSC) ainsi qu’à l’urgence des hôpitaux.

La ligne téléphonique de prévention du suicide de la Gaspésie et des Îles (1- 866-APPELLE ou 1-866-277-3554) est aussi un service gratuit, professionnel, confidentiel et disponible 24 heures par jour, sept jours par semaine.

Il est également possible d’obtenir de l’aide auprès de tout autre intervenant significatif, que ce soit un médecin, un travailleur de milieu, un intervenant d’une ressource communautaire, etc.

Il est par ailleurs possible de faire appel aux sentinelles qui sont des personnes de différents milieux capables de repérer et de référer les individus en détresse vers les ressources appropriées. Les coordonnées de l’ensemble de ces ressources sont présentées sur le site Internet de l’agence sur le lien suivant : www.agencesssgim.ca/sante-publique-suicide/prévention-du-suicide.

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