Société du chemin de fer de la Gaspésie : 10 000 $ d’amende

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
En deux ans, la MRC du Rocher-Percé a émis à la SCFG des amendes totalisant 17 500$.

En deux ans, la MRC du Rocher-Percé a émis à la SCFG des amendes totalisant 17 500$. Photo : Thierry Haroun

La Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) n'a toujours pas payé son constat d'infraction de 10 000 $ émis par la MRC du Rocher-Percé pour épandage illégal d'herbicides chimiques l'été dernier.

L’amende émise le 6 septembre n'est toujours pas réglée, déplore la préfète, Diane Lebouthillier, ajoutant que l'épandage, qui est interdit le long de la voie ferrée dans la MRC, s'est fait dans des endroits sensibles.

«Ce qui nous inquiète, c’est que les photographies qu’on a prises [lors de l’épandage] démontrent qu’il y a eu de l’épandage dans des secteurs où on ne voulait pas qu’il y ait de l’arrosage comme au Bourg de Pabos et au barachois. Nous, à la MRC, on n’est vraiment pas contents».

Diane Lebouthillier ajoute qu’il n’est pas question de permettre une dérogation à la législation de la MRC. «On ne peut pas modifier les lois quand ça fait notre affaire ou quand ça ne fait pas notre affaire. C’est une question de crédibilité des élus. On doit comme élus faire respecter les lois».

Mme Lebouthillier rappelle que la MRC «est toujours en attente du règlement de la facture [de 10 000$].»

Le chèque s’en vient

De son côté, le président de la SCFG, François Roussy, assure avoir «demandé que l’on paie la facture le plus rapidement possible».Toutefois, M. Roussy assume pleinement la décision de son organisme d’avoir procédé à de l’épandage. «On assume notre décision. Et on avait informé la MRC qu’on allait de l’avant avec cet épandage-là pour assurer la pleine sécurité du tronçon.»

M. Roussy rappelle de plus qu’une étude de la firme Activa est actuellement en cours pour tenter de trouver des alternatives à l’épandage d’herbicides chimiques. «On veut voir par cette recherche [qui s’étend sur trois ans] comment on peut éviter l’épandage [d’herbicides chimiques] afin de pouvoir se conformer à la réglementation. C’est un engagement de notre part.»

Rappelons que c'est la deuxième fois que la SCFG reçoit une amende salée de la MRC concernant l'épandage d'herbicides. L'an dernier, le constat d'infraction s’élevait à 7500 $.

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2 commentaires

Daniel Bouchard a écrit le 11 octobre 2012

Et pour bien souligner leurs engagements environnementaux, la Société des chemins de fer utilise même une belle petite feuille verte sur son logo. Une belle leurre verte qu'utilise d'ailleurs plusieurs compagnies dont les politiques environnementales ne vont pas plus loin que leur image

Axel Plumley a écrit le 11 octobre 2012

Eh bien, comme c'est l'habitude par ici, "on a pas le choix, c'était urgent etc...". Ça me rappelle une histoire de lixiviat qui a été réglé de la même manière (rappelons la trentaine de camions -1 500 000 L en 2 semaines- qui ont déversés leur poison dans le fleuve, à Rivière-au-Renard, au lieu de le stocker dans des réservoirs -comme le proposait le MRNF - dans une région qui vit de la pêche??). Peut-on une fois pour toutes respecter l'environnement et non s'asseoir dessus, au lieu que pour un raison de sécurité -soi-disant- il n'y a qu'une seule solution, la pire. Franchement, quelqu'un peut-il se renseigner sur les techniques anciennes, qui fonctionnaient quand même, créaient de l'emploi, et ne détérioraient pas notre milieu?? Nous vivons dans un milieu qui n'est pas encore trop détérioré par l'industrie, nous avons la chance de pouvoir vivre en harmonie avec notre environnement, pour éviter de ressembler à n'importe quel endroit pourri par notre seule action, réfléchissons au lieu d'agir et d'essayer par la suite de réparer nos erreurs. Enfin, j'ajouterais que pour l'instant, nous n'avons toujours pas de train, il me semble donc peu essentiel d'épandre des produits chimiques qui se font lessiver dès qu'il pleut, comme la dernière fois, ils furent inutiles. De plus, vu l'état des voies de chemin de fer, il me semble aussi que ce ne sont pas les mauvaises herbes qui posent problème, mais l'état général de la voie ferrée...

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