Politique

Service Canada: Philip Toone demande l'appui de la population

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le député de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, déplore la restructuration chez Service Canada annoncée par le gouvernement conservateur.

Le député de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, déplore la restructuration chez Service Canada annoncée par le gouvernement conservateur. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le député fédéral de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone, lance un appel à la mobilisation auprès des élus et de la population pour dénoncer la restructuration chez Service Canada qui pourrait faire perdre des dizaines d’emplois à la région.

«On ne peut pas se permettre de perdre un seul emploi. Je veux que les gens aillent voir leur maire, leur mairesse. Tout le monde, tous les élus doivent travailler ensemble parce que ça n’a pas de bon sens. Les conservateurs doivent arrêter de couper ici en Gaspésie. On n’en peut plus», lance-t-il.

L’annonce de la restructuration à l’échelle canadienne du département de traitement de dossiers chez Service Canada pourrait forcer le transfert de dizaines d’emplois du bureau de New Richmond vers le bureau de Thetford Mines. Cette restructuration prévoit également la mise en place d’un nouveau système informatique de traitement des demandes de prestation d’emploi.

Selon M. Toone, cette annonce est également une catastrophe pour le service aux citoyens. «Tout le monde a droit à un service de qualité, même en région. Ici, la population est vieillissante. C’est faux de croire que tous les citoyens peuvent se débrouiller avec un système informatique et Internet », croit-il.

Actions prévues

Le député de la région assure qu’il entend porter cette cause à Ottawa. «Une rencontre est prévue au début septembre avec tous les députés du Nouveau Parti démocratique pour établir un plan match», mentionne-t-il.

D’ici là, M. Toone et son parti comptent mettre de la pression sur la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley. «On va la talonner, on va lui poser des questions. On veut avoir l’heure juste. Pour le moment, elle est incapable de nous dire s’il y aura des économies réelles. Elle est incapable de nous dire combien d’emplois seront affectés par cette restructuration.»




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