Développement économique et exportation

Service Canada à New Richmond : les coupures font mal

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La présidente du syndicat des employés du bureau de Service Canada à New Richmond, France Loubert,

La présidente du syndicat des employés du bureau de Service Canada à New Richmond, France Loubert, Photo : Antoine Rivard-Déziel

L’ambiance au bureau de Service Canada à New Richmond n’est pas à la fête alors que plusieurs employés ont appris la semaine dernière qu’ils devront quitter la région pour conserver leur emploi.

L’administration de deux programmes confiés aux employés de New Richmond a été déménagée à Québec. Conséquemment, trois postes sont abolis et onze employés devront accepter une relocalisation aux bureaux de Saguenay, de Québec ou de Thetford Mines s’ils souhaitent demeurer à l’emploi du gouvernement fédéral.

Certains employés touchés par cette annonce ont déjà quitté et les autres ont jusqu’au 31 mars 2014 pour prendre leur décision. En ajoutant ces compressions, d’ici trois ans, 36 des 40 travailleurs du bureau de New Richmond auront perdu leur emploi ou été transférés ailleurs.

«C’est désastreux commente la présidente du syndicat et agente de service aux citoyens chez Service Canada à New Richmond, France Loubert. Après le 31 mars 2014, il ne restera que le service de première ligne ici et quatre employés pour l’assurer.»

Mme Loubert indique que c’est plus d’un million de dollars de masse salariale qui disparaîtra de l’économie de la région. «C’est majeur. Ce sont des emplois bien rémunérés avec de bons avantages qui ne seront plus disponibles. Avec quatre employés, on peut ne pas espérer pour nos enfants qu’ils travaillent un jour pour Service Canada», dit-elle.

Moment difficile

Au-delà des impacts de ces coupes sur l’économie régionale, Mme Loubert rappelle que les pertes d’emplois sont d’abord et avant tout des drames humains.

La présidente du syndicat raconte que l’ambiance au bureau est «extrêmement difficile» et «démotivante» en comparant la situation à un deuil d’un être cher.

«On dit qu’après la perte d’un conjoint, la plus grande perte dans la vie est celle de son emploi. Les personnes touchées perdent leur identité professionnelle, leur sécurité et leur estime de soi. Ils ont certainement un deuil à faire», illustre-t-elle.

Pour faire face à cette situation, le syndicat a notamment mis à la disposition des employés des services de soutien personnalisés et encadrés par des professionnels.

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