Service ambulancier : Jean-Guy Poirier fustige le PDG de l’Agence

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Le préfet de la MRC de Bonaventure, Jean-Guy Poirier.

Le préfet de la MRC de Bonaventure, Jean-Guy Poirier. Photo : Michel Morin

Le directeur général de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-les-Îles est le principal responsable de la perte du service ambulancier de proximité dans la Baie-des-Chaleurs, accuse le préfet de la MRC de Bonaventure, Jean-Guy Poirier.

L’organisme a récemment décidé de mettre fin au projet pilote dans la Baie-des-Chaleurs et de redistribuer une partie des 2,8 millions de dollars consacrés à cette fin pour améliorer les services ambulanciers dans d’autres secteurs en Gaspésie. Le préfet Poirier n’accepte pas le retrait des ambulanciers en faction.

«M. Pelletier a agi de façon unilatérale sans consulter personne. Il n’a posé aucun geste. Je comprends que les gens de toute la Gaspésie ont besoin d’un service adéquat, mais l’Agence n’avait qu’à demander d’autre argent», dénonce M. Poirier, qui fulminait mercredi contre M. Pelletier se disant  «écœuré» de l’attitude de ce dernier.

«Des élus m’ont rapporté que M. Pelletier avait dit que les conseils des maires de la Baie-des-Chaleurs étaient en accord avec la position qu’il avait prise. En plus de ne pas être très compétent dans les décisions qu’il prend, M. Pelletier traduit très mal la pensée des maires. Je suis très déçu et il faudra qu’il s’explique.»

Les ambulanciers seront désormais en faction de chez eux plutôt que sur le terrain, un non-sens pour le préfet. «Ne me faites pas accroire qu’un ambulancier qui est couché, reçoit un appel, se lève, s’habille, déneige sa voiture en hiver, se rend à la caserne et parfois attend son coéquipier est sans danger pour un patient.»

Damien Arsenault  

M. Poirier écorche au passage le député de Bonaventure, Damien Arsenault. «N’importe quel député suit une ligne de partie. Par contre, je suis convaincu que M. Arsenault est conscient que quand tu perds un service comme celui-là, ça fait diminuer le service à la clientèle. Il doit le penser, mais il n’est peut-être pas capable de le dire clairement.»

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