Développement économique et exportation

La scierie de La Martre passe aux mains du groupe GDS

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
L'usine de Cedrico à La Martre, laissée à l'abandon depuis sept ans, sera démantelée au printemps et son terrain sera mis en vente.

L'usine de Cedrico à La Martre, laissée à l'abandon depuis sept ans, sera démantelée au printemps et son terrain sera mis en vente. Photo : Johanne Fournier

LA MARTRE – Le Groupe GDS de Dégelis, au Témiscouata, a fait l'acquisition de la scierie de La Martre, propriété de Cedrico, au coût d'un demi-million de dollars. 

Si l'entreprise forestière achète cette usine, ce n'est pas pour repartir ses activités, mais pour acquérir le contrat d'aménagement et d'approvisionnement forestier (CAAF), qui s'ajoutera à celui de sa scierie de Marsoui, située à quelques kilomètres de là. « C'est pour consolider notre usine de Marsoui », confirme le président-directeur général du Groupe GDS, Sylvain Deschênes. Cela allongera de six à sept semaines la période de travail des ouvriers de l'usine de Marsoui.

 

Les installations de La Martre, qui sont inactives depuis sept ans, seront démantelées au printemps. Par la suite, son nouveau propriétaire mettra le terrain à vendre. « Il y a du matériel qu'on peut récupérer, comme des appareils électriques et mécaniques, peut-être aussi certaines machines, comme un positionneur, mais le reste est pas mal désuet », estime M. Deschênes.

 

Déception

 

Si cette transaction vient renflouer les coffres du Groupe Cedrico, qui a peine à passer à travers la crise forestière, elle est moins réjouissante pour le Groupe Lebel de Rivière-du-Loup, qui aurait espéré obtenir le contrat d'approvisionnement de l'usine de La Martre pour pouvoir rouvrir sa scierie de Cap-Chat, qui est fermée depuis plus d'un an.

 

En juin, le Groupe Lebel, de concert avec trois groupements forestiers de la Gaspésie, avait élaboré un plan de relance de l'usine, mais à l'unique condition que la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Martine Ouellet, lui accorde le volume en résineux qui était réservé au moulin de La Martre. Deux mois plus tard, la ministre a accusé une fin de non-recevoir à la requête.

 

« Ça ne change rien pour nous, on était déjà au courant, depuis le mois d'août, qu'on ne pouvait pas obtenir l'approvisionnement requis, fait savoir la contrôleuse du Groupe Lebel, Isabelle Mailloux. On n'a pas pris une décision finale concernant l'usine de Cap-Chat. Différents scénarios sont envisagés et sous analyse pour sa réouverture. Aucun autre commentaire ne sera fait.» L'entreprise se donne jusqu'à la fin de cette année pour en arriver à une décision sur le sort de sa scierie.

 

« Le Groupe Lebel aurait été mieux de faire comme nous, puis d'acheter l'usine de La Martre », croit le patron du Groupe GDS, Sylvain Deschênes.

 

La transaction du Groupe GDS enlève aussi tout espoir à la compagnie Alantic Fiber Resources, qui avait souhaité mettre la main sur le contrat d'approvisionnement de l'usine de La Martre afin d'implanter un projet de transformation de bois à Chandler.

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