Développement économique et exportation

Sainte-Thérèse-de-Gaspé : la pollution du havre inquiète

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Le havre de Sainte-Thérèse-de-Gaspé est pollué par des algues qui y rentrent et réduisent l’accès des homardiers.

Le havre de Sainte-Thérèse-de-Gaspé est pollué par des algues qui y rentrent et réduisent l’accès des homardiers. Photo : Ariane Aubert-Bonn

SAINT-THÉRÈSE-DE-GASPÉ – Un technicien du ministère des Pêches et des Océans du Canada (MPO) a rencontré mardi, l’Administration portuaire de Sainte-Thérèse-de-Gaspé afin d’examiner le quai.

Le havre de pêche de Sainte-Thérèse-de-Gaspé n’est pas correctement entretenu et il est désormais pollué par des algues. L’administration portuaire de Ste-Thérèse-de-Gaspé et les industries de ce village ont envoyé un mémoire au ministère concerné en avril dernier. Un technicien vient de leur rendre visite afin d’examiner les palplanches (murs de soutainement) sur le côté ouest du havre.

« On fait pression depuis plusieurs années pour qu’il y ait une réfection du quai, il doit rester sécuritaire, » rappelle le président de l’administration portuaire, Adéodat Lelièvre.

La jetée qui protège l’entrée du havre est trouée à plusieurs endroits et le sable et les algues y pénètrent. Une fois à l’intérieur, ces algues se décomposent et deviennent toxiques. Le dragage du port impliquerait de trouver un endroit où enfouir les fonds marins pollués, une solution très coûteuse et inutile selon les marins.

L’administration portuaire et les industries préconisent la venue d’ingénieurs et de techniciens du ministère pour évaluer les travaux à effectuer. Leur expertise permettra de trouver comment stopper l’entrée de sable et d’algues et d’estimer le coût réel d’une telle réfection.

L’exemple de Percé montre que le MPO délivre peu d’argent pour l’entretien des quais dans un contexte de restrictions budgétaires.

Un atout économique

Ce port de pêche, construit il y a près de 40 ans est un des plus importants de la région en valeur de débarquement. On y débarque principalement les produits de la pêche au homard et au crabe.

« C’est un acteur économique essentiel pour notre communauté, il y a la compagnie Dégust-mer – Gagnon et Fils et l’entreprise Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan,» insiste M. Lelièvre. Présentement, 70 bateaux utilisent le havre. Des industries de transformation se sont rapprochées et, au total, les entreprises utilisatrices du havre emploient près de 700 personnes.

L’administration portuaire de Ste-Thérèse de Gaspé espère avoir des réponses du gouvernement à l’automne.

1 commentaire

cyr jeanmarie a écrit le 29 juillet 2013

oui...oui

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