Sainte-Madeleine souhaite reconstruire son centre d'accueil

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
L'ancien presbytère, que l'on voit ici à gauche, derrière l'église de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, a été entièrement rasé par les flammes.

L'ancien presbytère, que l'on voit ici à gauche, derrière l'église de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, a été entièrement rasé par les flammes. Photo : Johanne Fournier

La municipalité de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine réfléchit à la possibilité de faire reconstruire sa résidence pour aînés et pour personnes handicapées, qui s'est envolée en fumée à la mi-août.

Suite à la disparition de la seule résidence du genre à Sainte-Madeleine, les conseillers municipaux se sont récemment réunis afin de réfléchir sur les besoins de la clientèle qui a perdu son logis, alors que la destruction du bâtiment survient au moment où les élus cherchent des moyens de sortir leur municipalité de sa dévitalisation.

«Est-ce qu'on pourrait avoir une subvention du gouvernement pour un projet communautaire ou est-ce qu'on regarde du côté du privé?» Voilà autant de questions que les conseillers municipaux ont dû se poser, selon le maire, Joël Côté. «Doit-on regarder du côté du programme Accès-Logis ou prendre une partie des redevances des éoliennes? On doit d'abord évaluer les besoins pour retenir cette clientèle-là chez nous. On va aussi voir ce qui va se passer avec Orbite.» 

Rappelons que la compagnie Orbite Aluminae, qui prévoit faire construire une usine d'alumine métallurgique, n'a pas encore confirmé si celle-ci se situera à Sainte-Madeleine ou dans la municipalité voisine de Grande-Vallée.

Un patrimoine disparu

Pour les habitants de Sainte-Madeleine, la disparition de cette résidence qui était, à l'origine, le presbytère de leur paroisse, n'évoque rien de moins que la désolation. «Avec l'église, ça faisait partie de notre patrimoine, déplore M. Côté. Ça permettait aussi à des gens qui ne pouvaient plus rester dans leur maison de demeurer dans la municipalité, près des leurs.»

La résidence René-Tremblay, qui logeait neuf personnes et les quatre membres de la famille du propriétaire, Gilles Goupil, a complètement été détruite par les flammes. Il s'agissait du pire incendie de l'histoire du village de moins de 400 âmes. Heureusement, les treize personnes qui y logeaient avaient été relocalisées quelques heures auparavant, dû à des problèmes survenus en matinée dans un panneau électrique. D'ailleurs, c'est ce qui expliquerait la cause du sinistre.

Incendie d'une rare violence

Lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux, les flammes sortaient par toutes les issues du bâtiment. Ils ont immédiatement demandé l'assistance de leurs collègues des casernes de Saint-Maxime-du-Mont-Louis et de Grande-Vallée. L'embrasement total a fait craindre le pire à la vingtaine de sapeurs qui ont combattu le violent incendie pendant près de huit heures, à cause des tisons qui se dirigeaient tout droit sur l'église, située tout juste à côté. Les pompiers se sont affairés à protéger le temple en utilisant des jets d'eau à base de mousse. Heureusement, l'eau n'a causé aucun dégât à l'intérieur.

Utilisation du nouveau matériel

«Ça nous a permis de tester notre nouveau camion autopompe», se console le maire Côté. L'achat de celui-ci, qui a coûté 310 000$, avait fait des vagues auprès de certains contribuables qui considéraient la dépense trop élevée.»

Après l'obtention  d'une subvention provenant du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire de 150 000 dollars, le conseil municipal avait adopté un règlement d'emprunt de 160 000 dollars pour l'acquisition de ce nouvel équipement d'incendie. Le camion précédent, qui datait de 1974 était, selon le maire, complètement désuet.

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