Sainte-Anne-des-Monts : le Club Lions disparaît faute de relève

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le Club Lions de Sainte-Anne-des-Monts avait vu le jour en 1969

Le Club Lions de Sainte-Anne-des-Monts avait vu le jour en 1969 Photo : Site Web des Lions

Les cinq derniers membres actifs du Club Lions de Sainte-Anne-des-Monts ont décidé de dissoudre l'organisation en raison d'un manque de relève.

Les membres du Club avaient lancé un cri de désespoir au cours des dernières semaines en faisant une campagne de publicité dans les médias. Même le Conseil municipal de Sainte-Anne-des-Monts avait discuté de la question lors de la séance de mars dernier, mais en vain.

Le trésorier Claude Chartier est membre Lions depuis 1974. Il avoue que c'est une décision qui était devenue évidente. «On est plus capable de tenir ça à bout de bras. C'est bien difficile d'avoir d'autres gens pour prendre la relève», fait-il remarquer.

La disparition aura des impacts sur la communauté. D'année en année, les Lions amassaient environ 3000 $ qui servaient principalement à fournir de l'aide financière aux gens défavorisés, afin de les aider à défrayer des soins de la vue. «On s'impliquait, mais là, on est essoufflé, dit M. Chartier. Ce n'est pas évident. Les jeunes ne veulent pas s'impliquer», ajoute-t-il.

Il a confié que la plupart des clubs sociaux ont les mêmes problèmes de recrutement de relève en Haute-Gaspésie.

La dissolution se fera d'ici la fin juin.

Le Club Lions de Sainte-Anne-des-Monts avait été créé en 1969 par le courtier en assurances Camille Michaud. Il ne restera qu'un seul Club Lions en Haute-Gaspésie, à Mont-Louis. Celui de Cap-Chat est disparu il y a quelques années.

1 commentaire

Jean-François Tapp a écrit le 10 mai 2012

C'est malheureusement le triste sort qui guette plusieurs groupes sociaux créés par les boomers qui étaient fort nombreux...Les groupes sociaux ont une action extrêmement importante dans les milieux ruraux, mais leur fonctionnement a mal vieillit et trouve peu d'échos chez les nouvelles générations! Il faut toutefois éviter de dire que «les jeunes ne veulent pas s'impliquer». Les jeunes s'impliquent autant sinon plus dans leur collectivité que leurs aînés, mais le font différemment et dans des groupes d'intérêts que leurs dénigreurs ne fréquentent souvent pas (groupes sportifs, groupes environnementaux, culture, etc.). À chacun son engagement! Jean-François Tapp «y» engagé :-)

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