Transport

Le réseau routier gaspésien en bon état

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le réseau routier gaspésien est en très bon état selon le réseau routier supérieur québécois

Le réseau routier gaspésien est en très bon état selon le réseau routier supérieur québécois Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Le réseau routier gaspésien est en très bon état, selon le Bilan de l’état des chaussées du réseau routier supérieur québécois 2012, rendu public récemment.

Selon ce rapport, réalisé par le ministère des Transports, 84,6% du réseau routier gaspésien est considéré en bon état; 12,5% connaît des déficiences mineures; et 2,9% du réseau souffre d’une déficience majeure.

La Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a un meilleur réseau routier que la moyenne provinciale alors que 78,4% des chaussées sont considérées en bon état.

«Ces résultats, autant pour notre région que pour la province, s’expliquent, entre autres, par l’expertise de pointe qu’ont acquis les employés du ministère des Transports au cours des années, et ce, dans plusieurs domaines, par exemple, en évaluation de l'adhérence pneus-chaussée, de l'uni, de l'orniérage, de la fissuration ainsi que du suivi des périodes de restriction des charges pendant le dégel», indique la porte-parole du ministère des Transports, Anne-Sophie Lebel.

Les détails

Les problématiques se trouvent surtout sur le réseau routier régional, comme la route 299 par exemple. Ainsi, 4,5% de cette catégorie de route présente des déficiences majeures et 10,4% des déficiences mineures.

Le réseau routier national, comme la route 132, est en excellent état. À peine 2,6% de cette catégorie de route ont des déficiences majeures, mais 16% de ce réseau a des déficiences mineures.

«L’indice pour déterminer si une route nationale est en bon état est plus sévère que pour une route régionale», indique Mme Lebel.

La norme utilisée pour réaliser ce bilan est celle de l’Indice de rugosité international (IRI). Il représente le comportement d’une suspension standardisée parcourant la route à 80 km/h. Les autres indicateurs de l’état de la chaussée sont la profondeur des ornières et la présence de fissuration.

Amélioration constante

Le réseau gaspésien a connu une amélioration marquée au cours des sept dernières années. En 2005, à peine la moitié du réseau routier régional était considéré en bon état (51,8%).

À ce moment, 10% du réseau routier connaissait des déficiences majeures.

«Grâce à une connaissance approfondie du réseau routier, le ministère des Transports peut élaborer et déployer des stratégies d’interventions efficaces. Les interventions préventives réalisées sur une chaussée en bon état, mais qui commence lentement à se dégrader s’inscrivent dans cette philosophie. Ils permettent d’augmenter la durée de vie utile d’une chaussée. Ces interventions permettent de retarder des interventions lourdes et ainsi dégager des fonds pour des interventions ayant un rapport coût/bénéfice plus élevé», précise la porte-parole.

L’État québécois a investi massivement au cours des dernières années afin de combler les lacunes dans les infrastructures routières. L’an dernier, 128 millions de dollars ont été dépensés sur les routes gaspésiennes.

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