Transport

Renflouage reporté au printemps

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Les deux navires échoués entre L'Anse-Pleureuse et Gros-Morne sont solidement coincés dans les glaces, ce qui empêche toute tentative de renflouage avant le printemps.

Les deux navires échoués entre L'Anse-Pleureuse et Gros-Morne sont solidement coincés dans les glaces, ce qui empêche toute tentative de renflouage avant le printemps. Photo : Johanne Fournier

SAINT-MAXIME-DU-MONT-LOUIS – Il faudra attendre la fonte des glaces avant que ne soient renfloués les deux bateaux qui se sont échoués dans la tempête du 16 décembre à Saint-Maxime-du-Mont-Louis. 

Les glaces qui les tiennent prisonniers empêchent toute manœuvre visant à les sortir de leur fâcheuse position. Avant les Fêtes, le propriétaire des navires de dragage, le Groupe Océan, a déposé un plan d'intervention qui a été approuvé par Transport Canada et les autorités municipales concernées.

Celui-ci prévoit sortir les barges à l'aide de gros ballons visant à les soulever au-dessus de l'eau. « Après ça, on les tirerait avec un remorqueur vers un endroit sécuritaire pour effectuer la réparation ou les analyses, ajoute le directeur des affaires publiques du Groupe Océan, Philippe Filion. On n'a pas encore déterminé de lieu. On peut même penser à une plage dans le coin, que ce soit à Mont-Louis ou au chantier maritime Verreault. »

 

« Avec le froid qui nous a pris de court, les barges sont complètement figées dans la glace, continue le porte-parole. On n'a pas de moyen de faire fondre cette glace-là. » Les manœuvres prévues sont donc reportées au printemps.

 

Pompage et évaluation des dommages

Le diesel contenu dans le réservoir du navire qui repose sur l'enrochement a complètement été pompé. Quant au bateau submergé, M. Filion assure que le reste des hydrocarbures qu'il contient devraient être retirés au cours des prochains jours.

Un examen n'a révélé aucun trou dans la coque des deux embarcations. « Sur celle qui est à l'extérieur de l'eau, l'évaluation est assez sommaire, décrit le directeur des affaires publiques. Il y a quelques bosses sur la coque et des bris à l'hélice. L'évaluation de l'autre pourra se poursuivre quand on va être capables de la sortir de l'eau. Celle-là va avoir des dommages plus importants. Elle est pleine d'eau. »

 

Inquiétudes

Pour les résidents du secteur qui s'inquiètent de la présence de ces immenses navires sur les berges, notamment ceux qui avaient dit déceler une forte odeur de pétrole, l'armateur se fait rassurant. Le Service d'intervention maritime Est du Canada (SIMEC) confirme qu'aucun déversement d'hydrocarbures n'a été constaté. 

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