Le remboursement des frais de déplacement vers les hôpitaux peu adapté au territoire

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Par souci d’équité de ses électeurs qui habitent à l’est de sa circonscription, le député de Matane, Pascal Bérubé, demande au ministre de la Santé, Yves Bolduc, de revoir sa politique de remboursement visant à aider les patients des régions éloignées.

Par souci d’équité de ses électeurs qui habitent à l’est de sa circonscription, le député de Matane, Pascal Bérubé, demande au ministre de la Santé, Yves Bolduc, de revoir sa politique de remboursement visant à aider les patients des régions éloignées. Photo : Courtoisie

Le député de Matane, Pascal Bérubé, demande au ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, de réviser sa politique de remboursement visant à aider les patients des régions éloignées.

Chaque jour, des résidents de la Haute-Gaspésie doivent se déplacer dans une autre région pour obtenir les soins de santé qui leur sont médicalement requis. Ceux d’entre eux qui habitent à moins de 250 km du lieu où ils sont traités doivent assumer leurs frais de déplacement.

«L’absence de spécialistes en Haute-Gaspésie fait en sorte que les gens sont obligés de se déplacer vers Rimouski ou Gaspé, explique Pascal Bérubé. Une personne de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine qui se rend à Rimouski pourra se faire rembourser ses frais. Mais toutes les autres qui demeurent à l’ouest de Mont-Louis ne pourront pas.»

Requête qui date de 2007

Cette requête n’est pas nouvelle. Le parlementaire martèle depuis 2007. «Il est temps que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, revoie cette règle qui représente un frein à l’accès des soins de santé», clame-t-il. C’est une question d’équité élémentaire. Les résidents des régions éloignées n’ont pas à payer davantage pour obtenir des soins de santé. Ils paient déjà suffisamment d’impôts et de taxes.»

Selon lui, si la norme d’admissibilité aux remboursements était établie à 200 km, l’accès aux soins de santé augmenterait considérablement. «Le ministre Bolduc a déjà en main les études nécessaires à la prise de décision, précise le député. On s’attend à ce qu’il passe rapidement à l’action.»

Si le seuil d’admissibilité était assoupli à 200 km, 13 000 déplacements supplémentaires feraient augmenter la facture, pour le Québec, de 2,1 millions $.

1 commentaire

MC NEIL a écrit le 4 octobre 2011

tantôt j'ai pas parlé beaucoup des côuts que les personnes doivent débourser pour aller dans les grands centres pour se faire soigner. Je trouve que c'est une abération depuis quatre ans que l'on se bat pour ça et rien ne réagit enfin se sera toujours le peuple qui en subira t les conséquences surtout la clientèle de personnes seules et sans le sous pour aller vers ses lieux les personnes pauvres ) que pouvons-nous y faire???? .leGOUVERNEMENT ATTEND JE CROIS QUE LES PERSONNES SE PRENNENT EN MAIN JE SUPPOSE COMME TOUJOURS ........................... ????????

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