Politique

Règlement sur l’eau potable : «nécessaire», dit le ministre

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Les ministres Yves-François Blanchet et Gaétan Lelièvre étaient à Gaspé jeudi pour rencontrer des représentants de la Ville.

Les ministres Yves-François Blanchet et Gaétan Lelièvre étaient à Gaspé jeudi pour rencontrer des représentants de la Ville. Photo : Geneviève Gélinas

«Je reconnais la nécessité et la légitimité de l’intervention de la municipalité», a déclaré le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Yves-François Blanchet, de passage à Gaspé aujourd'hui. 

Le conseil municipal de Gaspé a adopté un règlement pour protéger les sources d’eau potable qui a pour effet d’empêcher Pétrolia de forer son puits Haldimand n° 4.

«Je crois que la Ville a le devoir de protéger la santé et la sécurité de ses citoyens», a poursuivi le ministre, à la sortie d’une rencontre avec des représentants de Gaspé, à laquelle participait aussi le ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre.

M. Blanchet dit ne pas avoir l’intention de régler le problème à coups d’avis juridiques. «Il faut trouver une solution consensuelle qui va convenir à la communauté et aux intérêts commerciaux en jeu.» Il n’a pas fixé de délai pour trouver cette solution.

Son ministère sera «seul juge» des dangers  ou de l’innocuité du forage pour l’eau potable, a-t-il ajouté.

Le maire se sent justifié

Le maire de Gaspé, François Roussy, est sorti satisfait de la rencontre. «La Ville avait raison de sonner l’alarme», dit-il. Toutefois, il refuse de s’expliquer davantage sur sa déclaration.

Le maire réitère qu’il veut éviter que la population «se déchire». «Tout le monde veut protéger l’eau potable ET développer les ressources naturelles», dit-il. M. Roussy a refusé de commenter les déclarations de Pétrolia, pour «ne pas jeter d’huile sur le feu».

Le maire Roussy rencontrera la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, à un moment qu’il n’a pas précisé. Une rencontre entre la Ville et Pétrolia aura aussi lieu.

Quant à la rencontre entre Pétrolia et la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, elle aura lieu vendredi avant-midi à Québec. 

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17 commentaires

Joseph Leblanc a écrit le 20 janvier 2013

Inquietiez vous pas si lors des forages sur Bourque ils auraient frappés du pétrole conventionnel Il auraient été moins pressés a la place c'est du pétrole non conventionnel qu'ils ont eu. Présentement au Québec aucune fracturation de ce types de puits n'est autorisée par le gouvernement. Alors que sur Haldimand 4 ils ont les permis nécessaires pour forer a la vertical et horizontalement. Alors ils pensent pouvoir produire du pétrole conventionnel en n'allant cherché les fractures naturel dans le roc. Alors Présentement Haldimand 4 représente pour eux presque une valeur sur (ça reste a prouvé ) pour générer du cash flow pour investir sur Anticosti s'en passé par du financement qui est dure a avoir présentement pour ce type de travaux au Québec Because toutes le chiard qui c'est fait depuis 3 ou 4 ans au Québec

Gaston Poirier a écrit le 20 janvier 2013

Pelletier : pourquoi ont-ils claimé au-dessus de la moitié de la Gaspésie s'il n'y a pas de pétrole ailleurs qu'à Haldimand http://www.mrn.gouv.qc.ca/publications/energie/exploration/Permis_quebec2009.pdf J'ai déjà entendu Pétrolia dire que le potentiel de Bourque était ben plus gros qu'à Haldimand en quantité! Ils l'écrivent pas noir sur blanc dans leurs communiqués, mais quand ils disent que Bourque représente un "potentiel pour une découverte importante" au Québec (http://bourque.petroliagaz.com/imports/medias/pdf/Communiques-presse/2012-12-19-bourque-2-zones-reservoirs-et-condensats-fr.pdf), ça inspire qu'il faudrait peut-être se concentrer là-bas, à 35-40 km des maisons de Murdochville, dans le milieu de nulle part... C'est mon avis

Gaston Poirier a écrit le 18 janvier 2013

Une chose m'échappe, mais surement que les gens de la droite comme Pelletier et Beaulieu sauront nous éclairer, eux qui détiennent la vérité absolue..... D'un côté de la bouche, Pétrolia nous dit qu'il y a du pétrole partout dans le sous-sol gaspésien. Ils n'ont surement pas claimé la moitié de la Gaspésie pour rien (le reste est partagé entre Gastem, Mundiregina Ressources et Junex, selon une carte gouvernemnentale). 85% du territoire de la Gaspésie est inhabité. Si y a du pétrole partout, pourquoi s'entêter à forer à côté des maisons des citoyens, à côté des puits artésiens de centaines de personnes, à côté de la source d'eau du centre-ville, à côté du Parc Foriilon, à côté des belles plages de Gaspé, à côté de l'industrie touristique, alouette? Pourquoi s'entêter à rester dans un centre-ville alors qu'il y a tant de potentiel dans le milieu de nulle part, partout en Gaspésie? On est rendu en 2013 : quand y a pas d'acceptabilité sociale dans un projet, quand on ne rencontre par les principes du développement durable, ça peut pas marcher... Merci, bonsoir!

Joseph Leblanc a écrit le 18 janvier 2013

@ A.Picard très bonne semaine 3.5 $$$$ continuer les amis ça fait engraisser mon celi En passant vous avez faites fuir un investisseur étranger qui en a vendu 150 000 action juste cet semaine . La bonne nouvelle la dedans c'est que la plupart des acheteurs était des institutions Québecoises . Fais que lacher pas go les verts go ! Loll a la revoyure

Bilbo Cyr a écrit le 18 janvier 2013

Vous voulez des faits et pas des émotions, M. Boulay. Je vous invite à faire de même. Je n'ai pas le monopole du gnangnan émotif. C'est ce que je voulais illustrer en ne changeant presque rien à votre commentaire et en lui faisant dire le contraire.... Bien sur, c'est un extrait du rapport sur le gas de schiste, et à Gaspé il s'agit de pétrole de schiste. Il se peut que la recette varie un peu, mais ça donne une idée. De toute façon, étant donné l'absence de réponses de Petrolia à ce sujet, ben y faut faire avec ce qu'on a... Ah! et pour qu'on ne me taxe pas de malhonnêteté intellectuelle: bien que les dirigeants de Petrolia affirment qu'ils souhaitent exploiter sans fracturer, il n'y a aucune garantie à ce sujet. Le cas échéant, la forme du puits planifiée pour Haldimand 4 s'y prêterait tout à fait, puisque ce sera un forage horizontal. Pour ceux qui veulent des réponses... Il y a ce rapport du CIRAIG (École Polytechnique de Montréal) qui fait état des produits utilisés AU QUÉBEC lors des forages gaziers: http://ees-gazdeschiste.gouv.qc.ca/wordpress/wp-co Page 50 et 54 du document sous format pdf. Je n'exposerai pas ici les effets de tout ces contaminants, mais il est vastement documenté, de manière factuelle et pas du tout émotive. Et dans le "factuel" Il y a aussi le fait que l'arrière pays de Gaspé est à la tête de la plupart des bassins versants des plus grosses rivières gaspésiennes, dont certaines sont considérées parmi les plus claires au monde. Si, donc, on envoie Petrolia forer l'arrière pays parce que dans la cour des gens il est légitime de croire que ce serait dangereux, il faudrait voir à ce que certaines balises encadrent leurs activités là aussi.

P.A. Beaulieu a écrit le 18 janvier 2013

Au lieu de faire le perroquet à partir de mon opinion, Bilbo pourrait peut-être amener quelque chose de plus tangible dans la section commentaires peut-être? Les enverdeurs sont forts là-dessus : répéter le même gnan-gnan basé sur des émotions sans apporter de faits réels et concrets pour appuyer leurs dires.

Bilbo Cyr a écrit le 18 janvier 2013

Un constat de ma part : suis-je le seul à remarquer que les pro-tout et autres "développeurs" de la Gaspésie parlent et écrivent toujours comme si l'ensemble de la Gaspésie adhérait à leur point de vue de manière unanime? À les entendre et à les lire, il y a toujours des égocentriques qui viennent nous empêcher de vider nos ressources (sans que les locaux en tirent le moindre profit). Dans la situation actuelle, se pourrait-il que les vrais égoïstes ce soient plutôt eux, centrés qu'ils sont sur leur propre petite personne, sur leur propre petit confort, au détriment de celui de dizaine d'autres personnes dans la région? Je note aussi la présence sur ce site de grands parleurs qui passent leur temps à chigner et à crier à l'enverdure, alors qu'en réalité ces gens ne font rien d'autre que ça, chigner et dépendre des ressources des autres pour assurer leur subsistance, sans jamais rien amener de concret à la région.

P.A. Beaulieu a écrit le 18 janvier 2013

Un constat de ma part : suis-je le seul à remarquer que les écolos et autres "défenseurs" de la Gaspésie parlent et écrivent toujours comme si l'ensemble de la Gaspésie adhérait à leur point de vue de manière unanime? À les entendre et à les lire, il y a toujours des exploiteurs étrangers égocentriques qui viennent nous vider de nos ressources sans que les locaux en tirent le moindre profit mais dans la situation actuelle, se pourrait-il que les vrais égoïstes ce soient plutôt eux, centrés qu'ils sont sur leur propre petite personne, sur leur propre petit confort, au détriment de celui de dizaine d'autres personnes dans la région? Je note aussi la présence sur ce site de grands parleurs qui passent leur temps à chigner et à crier à la dictature alors qu'en réalité ces gens ne font rien d'autre que ça, chigner et dépendre des autres pour assurer leur subsistance, sans jamais rien amener de concret à la région.

Bilbo Cyr a écrit le 18 janvier 2013

...Étant donné que l'enverdeur est plus nombreux en nombre (sic) ...Si ce que vous dites est bien vrai, M.Pelletier, ce serait de la démocratie que de leur donner raison...Et je n'ai pas dit que Petrolia allait sacrifier l'eau. Si on les laisse faire sans poser de questions (et obtenir de réponses) ce sera nous, gaspésiens, qui auront sacrifié notre eau. Et d'après ce que je vois et entend ces jours-ci, c'est un sacrifice que nous ne sommes pas prêts à faire, n'en déplaise aux actionnaires.

Bilbo Cyr a écrit le 18 janvier 2013

À quel point somme nous prêts à courrir un risque avec les réserves d'eau potable? À ce compte la, P-A, vendons de l'eau plutot que du pétrole. Comme ça, au moins, la valeur d'un environnement sain sera reconnue, et on aura un intérêt financier justifiant la conservation. Quelle que soit la promesse de richesse, la carotte qui fait courir l'âne, s'il faut pour enrichir les actionnaires sacrifier l'eau potable, c'est trop cher.

P.A. Beaulieu a écrit le 18 janvier 2013

À quel point les réserves d'eau courent-elles un risque? Dans le pire des cas une multitude de sources d'approvisionnement sont à portée, Gaspé n'est pas un oasis dans le désert! Je ne crois pas que Petrolia soit un "sauveur" mais sa présence ne peut certainement pas nuire au développement économique du coin, puisque d'autres industries apparentées à celle du pétrole pourraient venir se greffer autour et créer elles aussi des emplois.

Benoit Trépanier, Directeur GRAFFICI a écrit le 18 janvier 2013

Bonjour Marianne et Paul. Notre règlement exige que les utilisateurs de ce site s'identifient avec leur nom au complet. Merci de le faire la prochaine fois. Paul, vous en êtes à plusieurs avertissements. Si nous n'avons pas votre nom au complet (votre vrai nom SVP), nous devrons retirer vos commentaires. Merci

Albert Picard a écrit le 18 janvier 2013

Monsieur Pelletier vient-il de se peinturer dans le coin?

Bilbo Cyr a écrit le 18 janvier 2013

La vérité finira par vaincre, en effet.

Marc-André St-Pierre a écrit le 17 janvier 2013

L'expropriation une solution? Curieux tout de même. Il y a plusieurs histoires d'expropriation dans notre beau pays qui se terminent généralement par des excuses 40 ou 50 ans plus tard. Dans la plupart des pays communistes et totalitaires, on ne s'est jamais gêné pour corder dans des racoins, des citoyens qu'on voulait voir quitter un territoire "important" pour le développement qui faisait l'affaire d'un tout petit troupreau de gens qu'on dit tout aussi "importants". Est-ce que Petrolia est capable de nous dire quelles sont les retombées économiques attendues pour la Gaspésie? Je pense que les rêveurs s'imaginent que Petrolia est le sauveur de la Gaspésie. C'est bien loin d'être certain. Quand tout aura été ravagé, que les millions auront enrichis les gens d'ailleurs, les pleureuses de circonstances viendront nous dire "si on avait su". C'est une histoire commune vécue à des milliers d'exemplaires partout dans le monde. Nous avons des exemples par millier mais préférons l'aveuglement habituel. Bravo aux élus de Gaspé qui, contrairement à ce qu'on voit habituellement chez les élus, décident de ne pas faire la carpette devant cet autre exemple de miroir aux alouettes.

Paul a écrit le 17 janvier 2013

Marianne ne dit jamais ça ici sur ce blogue, même si moi je suis totalement en accord, tu va te faire tomber dessus à bras raccourci ça devrait pas être trop long, je trouve que tu as du courrage, bonne chance quand même !!!!!!!!!!

marianne a écrit le 17 janvier 2013

moi je suis d accord pour la preservation de l eau mais je suis aussi pour le developpement du petrole donc une solution exproprier les residents dans les nouveau developpement de Gaspe alors voila une solution ,,,,,,,,, non ..............

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