Transport

La région cherche une alternative à Orléans Express

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le président de la RéGÎM, Jonathan Lapierre, indique que Québec serait mal venu de refuser de participer à une étude pour déterminer les besoins.

Le président de la RéGÎM, Jonathan Lapierre, indique que Québec serait mal venu de refuser de participer à une étude pour déterminer les besoins. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Autant la Régie intermunicipale de transport de la Gaspésie (RéGÎM) que la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) cherchent des solutions afin de pallier au retrait partiel d’Orléans Express.

 « Les services de transport interurbain prennent une tournure stratégique dans la région. C’est un déterminant de premier plan pour la Gaspésie », indique l’agent de concertation et de développement de la CRÉGÎM responsable de la question des transports, Benoît Bazinet. Il ajoute que le transport aérien n’est pas accessible à tous les budgets et que Via Rail ne vient plus en Gaspésie depuis un an.
 
« La CRÉGÎM souhaite travailler avec Keolis, avec le gouvernement du Québec et d’autres partenaires privés non pas à une recette miracle, mais réfléchir à un scénario de services qui répondra aux besoins de la population », explique M. Bazinet.

Le délai est très court. Il serait impossible de mettre en place une telle structure à compter de janvier, moment où les réductions de services entreront en vigueur. « Ça prend du temps pour conduire ces réflexions-là. La marche va être très difficile à gravir pour offrir ce service nouveau genre », dit-il.

Avec la volonté d’Orléans Express de ne plus desservir la Gaspésie dans le futur, la solution devra être imaginative : « On doit sortir de la boîte, mais les délais sont très très courts », souligne M. Bazinet.

La RéGÎM prête à collaborer

La RéGÎM se dit d’accord pour regarder des alternatives au retrait partiel d’Orléans Express.

« Il va falloir qu’on regarde ce qui peut être fait et avec qui surtout et en ce sens, on lance un cri du cœur au gouvernement du Québec pour voir de quelle façon on puisse s’assurer qu’il y ait une mobilité des personnes sur le territoire et vers l’extérieur du territoire », explique le président de la RéGÎM, Jonathan Lapierre, qui indique que Québec serait mal venu de refuser de participer à une étude pour déterminer les besoins.
Il rappelle que la RéGÎM effectue un service de transport en commun « sur de courtes distances », tout en souhaitant une solution pour la desserte interurbaine, « qui n’est pas notre responsabilité ».

Décision en appel?

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, souligne quant à lui qu’avec les collègues de son parti, il étudie la décision de la CTQ et n’exclut pas l’option de la porter en appel. Il soutient qu’avec cette décision, la région subit un autre coup dur en matière de transports.

1 commentaire

Johanne Fugère a écrit le 15 octobre 2014

Je crois que dans le dossier des transports en commun en Gaspésie nous devons nous attaquer en priorité au dossier du train ce qui permettrait de sortir le plus possible le camionnage lourd et nos routes ne s’en porteraient que mieux ce qui aiderait considérablement à rentabiliser le train en Gaspésie.

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