Politique

Réforme de l'aide sociale : la Santé publique s'y oppose

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
: Les directions de la Santé publique du Québec joignent leur voix aux groupes communautaires qui ont été les premiers à dénoncer la reforme de l'aide sociale il y a quelques semaines.

: Les directions de la Santé publique du Québec joignent leur voix aux groupes communautaires qui ont été les premiers à dénoncer la reforme de l'aide sociale il y a quelques semaines. Photo : Courtoisie

MONTRÉAL - Les directeurs de santé publique du Québec, dont celle de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, unissent leurs voix pour demander au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale de renoncer à appliquer les modifications à l'aide sociale proposées en février dernier.

Jointe par téléphone à Montréal au sortir de la conférence de presse, la directrice par intérim de la Santé publique de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, la Dre Ariane Courville, rappelle à quel point les mesures imposées par Québec peuvent nuire à la santé de la population. «Cette question nous concerne aussi en Gaspésie. On est très préoccupé par les effets sous diverses formes sur la santé de notre population. On demande donc dans un premier temps au ministère de renoncer à mettre en application sa réforme. Et dans un deuxième temps, de produire des études d'impacts des mesures sur la santé des gens», ajoute-t-elle.

Le mémoire déposé par cette coalition de directeurs de santé publique, qui comprend également celle de Montréal, de la Mauricie et du Centre-du-Québec indique que plus de 25 000 ménages québécois sont visés par la réforme.  D'autant que les prestations d'aide sociale ne couvrent en général qu'environ 50 % des besoins de base d'une personne vivant seule et apte au travail et environ 76 % des besoins de base d'une jeune famille. Le nouveau règlement du gouvernement prévoit abolir le versement de l'allocation pour contrainte temporaire à l'emploi de 129 $ par mois aux couples ayant un enfant de moins de cinq ans et aux personnes de 55 à 57 ans considérées aptes au travail. De plus, le versement des prestations spéciales pour couvrir les frais d'hébergement des personnes en démarche de désintoxication serait limité à une durée de 90 jours annuellement.

Des mesures d'aide à l'emploi à expliciter

Dans leur mémoire intitulé Modifications à l'aide sociale: Éviter l'irréparable en évaluant d'abord les impacts sur la santé, les directeurs demandent également que soient explicitées les mesures favorisant le retour à l'emploi proposées dans le projet de règlement, notamment la durée des prestations d'allocations, les critères d'admissibilité et les modalités d'accompagnement individuel. Les directeurs précisent que l'insertion au marché du travail pour certaines personnes peut s'avérer difficile en raison de conditions particulières observées chez plusieurs prestataires considérés aptes à l'emploi. «Le faible niveau de scolarité, l'absence prolongée du marché du travail, les difficultés d'intégration pour les immigrants et les réalités du marché de l'emploi dans certaines régions du Québec constituent des obstacles importants au retour au travail de plusieurs personnes. À ces obstacles s'ajoutent les préjugés dont sont victimes les personnes assistées sociales et qui peuvent les empêcher de trouver un emploi», a tenu également à souligner la Dre Courville.

2 commentaires

Paul Pontbriand a écrit le 14 avril 2013

Ah ah ah parlons en des GMF, c'est une autre belle patante ou les médecins vont se cacher pour pas voir les patients, patient qui sont très encombrant pour eux, ils sont sensé ouvrir le soir et les fins de semaines, mais tout bad les québequers vont les payer a rien faire pendant un calvaire de boute, Réjean Hébert viens de s'attaquer a un autre problème qu'il ne sera pas capable de régler, si vous pensez que le ministre va faire travailler les doc les fins de semaines et soir, détrompez vous, mais soyez sur que les primes et temps chargé pour les soirs et fin de semaines avec prime supplémentaire sera payé intégralement comme le stipule le contrat entre les GMF et le gouvernement. Avant on se fessait fourré quand les médecins dormaient à l'urgence et qu'ils disaient aux infirmières de ne pas les réveiller la nuit, mais maintenant on va les payer et ils seront à la maison, comme on dit leur situation s'améliore grandement avec le temps.......... Bravo les docs làchez pas !!!!

Paul Pontbriand a écrit le 14 avril 2013

Québec aime beaucoup mieux couper dans les BS que de couper les généreuse prime au docteur comme Dre Ariane Courville qui dorme à l'urgence des Clsc toute la nuit, sans aucun patient. Avez-vous vu Québec a reculer dans l'initiative de réduire la dernière entente entre les médecins et Qc. Donc devinez vers qui notre courageux gouvernement va se tourner, il reste les BS BS BS......... plus facile y chiale pas eux autres

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