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Rail en Gaspésie : Une année de rebondissements

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Ici, une locomotive avec trois wagons acquis de l'Agence métropolitaine de transport passent sur le pont de Ruisseau-Leblanc, le 18 décembre.

Ici, une locomotive avec trois wagons acquis de l'Agence métropolitaine de transport passent sur le pont de Ruisseau-Leblanc, le 18 décembre. Photo : Gilles Gagné

NEW RICHMOND – L’année 2013 a été ponctuée de nombreux rebondissements pour le secteur ferroviaire en Gaspésie. L’arrêt du service de passagers de Via Rail entre Matapédia et New Carlisle en août a certainement retenu le plus d’attention.

Cet arrêt a été provoqué par l’utilisation au début d’août d’une solution saline par la Société du chemin de fer de la Gaspésie, dans le but de contrer la végétation. Toutefois, cette solution a causé des dommages aux systèmes actionnant les signaux aux passages à niveau.

 

Des travaux de réparation et de nettoyage ont été effectués entre le 6 août et la fin de septembre, alors que des tests supervisés par Transport-Québec, Transport Canada et Via Rail ont indiqué que les passages à niveau fonctionnent.

 

Via Rail a toutefois profité de rencontres avec la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) et Transport-Québec pour demander une révision complète des méthodes de gestion de la sécurité sur le tronçon gaspésien. Cette requête incluait la consultation d’une étude sur l’état des ponts entre Matapédia et New Carlisle. Via Rail n’a pas confirmé avant Noël qu’elle donnait le feu vert à la reprise du service entre ces deux points.

 

Ce transporteur national a aussi causé un émoi considérable en juillet en annonçant la fermeture partielle ou totale de 22 gares au Québec, dont six en Gaspésie. Il a aussi annoncé en septembre, en prévision d’une entrée en vigueur en octobre, de l’arrêt définitif du service d’autobus assurant la relève du train en Gaspésie.

 

Ces événements ont mené à la création en septembre de la Coalition gaspésienne pour l’avenir du train.

 

De meilleures nouvelles

 

Tout n’a cependant pas été noir pour le chemin de fer gaspésien en 2013. L’état québécois a ajouté 10 millions $ aux sommes requises pour la mise à niveau de l’emprise ferroviaire entre Matapédia et Gaspé. Il restait en outre 8 M$ des 17 M$ annoncés par Québec en mai 2012 pour ces mêmes travaux.

 

Il faut dire que la commande de mise à niveau est de taille. Une étude publiée en décembre 2011 statuait que l’axe Matapédia-Gaspé avait besoin de 93,5 M$ en cinq ans pour que la voie ferrée, surtout les ponts, réponde aux standards contemporains de transports, pour le prochain quart de siècle. Entre 65 M$ et 70 M$ restent encore à dénicher. Le gouvernement fédéral se fait attendre ici.

 

L’année 2013 a aussi été marquée par l’entrée en service le 27 juillet du train touristique Amiral. Des travaux ont notamment été réalisés entre Percé et Gaspé pour réparer trois grands ponts. Fait à noter, pour se rendre à Gaspé, l’Amiral a emprunté une section de tronçon où les trains n’avaient pas circulé depuis décembre 2011 et l’emprise, comme les ponts, a tenu le coup sans problème.

 

L’année a de plus été marquée par la consolidation de Rail GD comme réparateur de matériel ferroviaire. La compagnie a complété la livraison de voitures de passagers pour la firme Rio Tinto, elle a réalisé les travaux sur les voitures de l’Amiral, et elle a entamé en novembre des travaux pour le compte d’une importante société canadienne d’exploitation de trains touristiques.

 

La scierie de Temrex à Nouvelle constitue toujours la plus grande source de revenus de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, en générant près de 2 000 wagons de copeaux et de bois d’œuvre par année.

 

Depuis que les passages à niveau sont de nouveau tous fonctionnels entre Matapédia et New Carlisle, la SCFG fait rouler des trains à intervalles réguliers entre ces deux points, de façon à éviter la formation de corrosion, comme celle provoquée lors de l'application d'une solution saline en août.

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