Éducation

Québec verse deux millions de dollars à l'industrie de la pêche

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, François Gendron, était de passage à Gaspé vendredi dernier.

Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, François Gendron, était de passage à Gaspé vendredi dernier. Photo : Nelson Sergerie

Québec confirme une aide globale de plus de deux millions de dollars dans le secteur des pêches sur la Côte-de-Gaspé.

De cette somme, près d'un million de dollars est réservé à la valorisation des résidus de la transformation de la crevette nordique. Les Pêcheries Marinard ltée de Rivière-au-Renard (488 000 $) et les Poudres marines du Saint-Laurent de L'Anse-au-Griffon (500 000 $) seront bénéficiaires de ces sommes, dont les projets sont évalués à 4,5 millions de dollars.

Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, François Gendron, a indiqué lors de l'annonce, vendredi, à Gaspé, que ces investissements étaient nécessaires. «En 2013, il ne sera plus permis de disposer par enfouissement des déchets de poissons de toute nature. De plus en plus, il faudra être imaginatif. C'est pour ça qu'on encourage cette nouvelle façon de faire.»

Marinard recevra un montant supplémentaire de 208 000$ et Les Crevettes du Nord inc. de L'Anse-au-Griffond aura 717 000$ pour leur permettre de moderniser les équipements de transformation de la crevette.

Les entreprises de pêche au poisson de fond de la Gaspésie et de la Côte-Nord recevront 126 000$ pour l'acquisition et l'installation d'un équipement de bateau de pêche tandis que les Crustacés de Malbaie inc de Saint-Georges-de-Malbaie obtient 80 850$ pour l'acquisition d'équipement pour la transformation du homard.

«On vient de consolider 300 emplois. Avoir l'opportunité de consolider 300 emplois. Ce sont de bonnes nouvelles», a déclaré le ministre.

Pas question de forcer le rachat de permis

Le ministre Gendron a indiqué qu'il n'est pas question d'imposer une rationalisation de la pêche à la crevette. «Je ne veux pas imposer la rationalisation. Si elle est volontaire oui. Comment voulez-vous qu'il y ait une relève s'il y a trop de permis, mais pas assez de ressources», a indiqué M. Gendron.

Jeudi dernier, Québec a annoncé un investissement de 3,7 millions de dollars afin de racheter le tiers des permis de pêche de poissons de fond et de crabe des neiges.

L'avenir de l'école des pêches à Grande-Rivière

François Gendron n'a pas voulu se prononcer sur l'avenir de l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec, située à Grande-Rivière, qui connaît une diminution constante de ses admissions.

Cette année, 50 étudiants fréquentent le campus, une diminution de 11 personnes. Ainsi, un seul des cinq programmes réguliers menant à un diplôme a été lancé cet automne, compte tenu de la faiblesse des inscriptions.

«Effectivement, j'en ai entendu parler à mon arrivée. J'espère que le comité qui réfléchit là-dessus nous donnera un bon dossier pour rapidement être en mesure de prendre une décision éclairée», a dit prudemment le ministre, soulignant que ce dossier n'est pas de son ressort.

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