Développement économique et exportation

Québec soutiendra l'industrie manufacturière éolienne

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
L'industrie manufacturière éolienne est là pour rester encore quelques années, selon la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

L'industrie manufacturière éolienne est là pour rester encore quelques années, selon la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. Photo : Johanne Fournier

Le gouvernement analyse encore la forme que prendra l'appel d'offres de 700 MW d'énergie éolienne. Mais la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, assure l'industrie manufacturière de son soutien.

«Le dossier est encore sous analyse, répète la ministre. C'est certain que nous sommes actuellement en période de surplus. Toutefois, ce que j'ai toujours dit, c'est qu'on veut soutenir l'industrie manufacturière au Québec.»

La ministre des Ressources naturelles rappelle l'énorme potentiel énergétique du Québec et l'importance de ses gisements éoliens. «C'est sûr qu'à court terme, on n'a pas de besoins, affirme-t-elle. Mais comme on peut avoir besoin d'énergie éolienne à moyen et à long terme, on veut poursuivre et maintenir l'éolien.»

«On a créé l'industrie manufacturière au Québec, continue-t-elle. On va en avoir besoin dans le futur. C'est donc dans cette perspective-là que nous regardons l'octroi d'un prochain appel d'offres de 700 MW. Donc, l'industrie n'a pas à s'inquiéter pour le maintien des emplois, particulièrement dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.»

Annonce imminente

La ministre corrobore la récente affirmation de son collègue Pascal Bérubé à l'effet que l'annonce serait faite avant juin. «J'espère même que ce sera beaucoup plus rapide que ça», a-t-elle laissé tomber.

Contrairement à certaines rumeurs, le gouvernement Marois n'a pas l'intention, selon Mme Ouellet, de morceler l'appel d'offres, ni de favoriser les projets communautaires. «On n'est pas rendus là, admet-elle. Mais c'est certain que quand il y a des projets qui peuvent avoir plus de retombées économiques, on va regarder l'équilibre ente les coûts et les retombées.»

Il est donc clair, selon la parlementaire, que le Québec a la ferme intention de poursuivre son développement énergétique. «On croit qu'il y a vraiment de l'avenir pour l'éolien au Québec parce que la complémentarité énergétique ente l'éolien et l'hydroélectricité est la meilleure qu'on peut penser, estime-t-elle. L'éolien est intermittent et l'hydraulique, avec ses barrages et réservoirs qui servent de batteries géantes, est le meilleur couplage. De plus, l'hydraulique est extrêmement modulable.»

 

5 commentaires

Albert Picard a écrit le 11 mars 2013

Je vous l'ai déjà écrit Martin: de deux choses l'une. L'autre c'est que vous faites semblant de ne rien comprendre.

Gaston Poirier a écrit le 11 mars 2013

Merci M. Picard. J'avais déjà entendu parlé de chiffres aberants, mais là je suis content que vous les sortiez! Mettez ça dans votre pipe Pelletier, Leblanc, Pontbriand et alouette! Je termine sur un autre élément : les "trop-verts" qui braillent que c'est un crime d'avoir des surplus et d'exporter de l'électricité... Moi je dis que c'est une opportunité de développement que d'exporter de l'énergie! L'énergie (le pétrole et le gaz font parties des ressources énergétiques en passant) est l'enjeu #1 sur la terre! Y a pas de mal à en avoir en masse, à s'en servir pour attirer des industries et à en exporter pour faire de l'argent! Sur le marché intérieur, le kWh d'énergie éolienne est pas payant pour Hydro, mais sur les marchés extérieurs (surtout les USA), c'est payant payant payant payant! Exportons nos surplus énergétiques et n'ayons pas honte de produire de l'énergie propre et de la vendre aux USA ou aux provinces canadiennes!

Albert Picard a écrit le 11 mars 2013

Les deux moineaux tout faux. Au lieu de s'en tenir au sujet de la nouvelle, ils bifurquent. alors suivons les et completons par les informations manquantes. Gentilly, une centrale nucléaire que l'on peut qualifier de vraie aberration.. Les gaz de schiste c'est extrêmement polluant et ce n'est pas payant. Du pétrole, Dien merci il n'y en a pas au Québec. Au chapitre de l'aide gouvernementale à l'industrie, de 1970 à 1999 Ottawa a versé l’équivalent de 79 milliards en dollars de 2007, en subventions directes à l’industrie des énergies fossiles: programme d’indemnisation des importateurs de pétrole (13,6 milliards), programme énergétique national (11,1 milliards de dollars à des entreprises de raffinage), programme d'encouragement du secteur pétrolier afin d’encourager l'exploration et accroître la part de propriété canadienne dans l'industrie pétrolière et gazière (7,7 milliards). À lui seul, le projet Hibernia à Terre-Neuve mis en opération dans les années 1990 a bénéficié de subventions directes de 1,22 milliard. (Source : Bibliothèque du Parlement canadien et Rapport de 2000 du commissaire à l’environnement). Et je consomme du pétrole donc je fais partie du problème, Et si je fais partie du problème, je fais aussi partie de la solution. L'éolien est une solution, même si elle en est à ses premiers balbutiements.

Gaston Poirier a écrit le 11 mars 2013

On commence à comprendre les motivations de Pontbriand et Pelletier : vidons la région et fermons-la! Si on décode vos propos, ça se résume ainsi : oui à tout prix à l'exploitation des ressources naturelles non renouvelables et non à toute forme d'aide gouvernementale pour des projets structurants. Bref, tout ce qui peut être durable est de la m**** alors que tout ce qui a pour objectif de faire faire de l'argent vite vite vite aux actionnaires, c'est bon! Franchement! Aucune vision! Aucune intention de développer la région de façon durable! Franchement...

D.Bouchard a écrit le 9 mars 2013

J'aimerais beaucoup que le gouvernement soutienne l'industrie éolienne avec d'autres méthodes que d'ouvrir un 700 mégawatts au Québec, Énergie que H.Q. vend à perte. L'industrie éolienne existe depuis plus d'une décennie au Québec, et sans de nouvelles appels d'offres, il semble que cet industrie sera en difficulté. À ce que je sache les Allemands ne se fient pas juste à leur marché intérieur pour survivre, ils en vendent partout dans le monde, alors qu'en est-il pour nos entreprises?? On devrait commencer à être compétitif?? Après tout ce temps, leur marché est uniquement Québécois....et subventionné?? Après cet appel d'offre on va en faire une autre...trois autres...dix autres....sinon on va brandir le spectre du chômage. Les marchés artificiels, finissent toujours en cul de sac!

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