Politique

Québec publie son règlement sur l’eau potable

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Québec a déposé hier soir son règlement sur l’eau potable. Les réactions se font attendre.

Québec a déposé hier soir son règlement sur l’eau potable. Les réactions se font attendre. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Québec exigera une étude hydrogéologique des entreprises pétrolières avant d’effectuer un forage d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbure et interdira aux pétrolières de forer à moins de 300 mètres d’un prélèvement d’eau.

Dans son Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection afin de protéger efficacement les sources d'eau potable, Québec précise qu’il s’agit d’une distance minimale qui pourra être augmentée selon les risques potentiels déterminés par l’étude.

En plus de l’étude qui devra couvrir un rayon de deux kilomètres du site de forage, les entreprises devront aussi aménager au moins trois puits d'observation des eaux souterraines à moins de 100 mètres d'un tel site.

Le règlement a été adopté hier par le Conseil des ministres, mais il passera par les voies normales avant qu’il ne devienne officiel, ce qui peut prendre jusqu’à deux mois.

Une consultation publique sur le règlement se tiendra au cours des prochaines semaines.

Des réactions

La Ville de Gaspé a indiqué ce matin qu’elle réagira par voie de communiqué dans la journée alors que Pétrolia déterminera si elle commentera.

Pour sa part, dans un communiqué, le comité Ensemble pour l'avenir durable du Grand Gaspé estime «qu’il reste des points à éclaircir».

Selon le comité, «la distance de 300 mètres semble permettre le forage pétrolier à Haldimand, sauf que l'obligation de mener une étude hydrogéologique sur une distance de deux kilomètres, rend incomplets les travaux faits jusqu'ici par l'INRS».

Par ailleurs, l’expert Marc Durand a indiqué au comité «qu’une étude hydrogéologique ne peut mesurer que les risques de contamination en surface jusqu'à une certaine profondeur et non ceux qui sont possibles encore plus en profondeur et à long terme».

3 commentaires

Nicole Fortin a écrit le 18 mai 2013

Quel dommage de voir la Gaspésie refusée de faire exploiter son pétrole par une compagnie d'ici. Alors que la raffinerie Ultramar de Lévis importe le pétrole brut du Texas, en attendant qu'on exploite le pétrole Canadien. Regardez la parade des pétroliers Américains traversés tout le fleuve en passant devant Gaspé. La protection de l'eau pas certaine du tout.

Marie-Eve Tessier-Collin a écrit le 17 mai 2013

L'eau, ça se promène sur pas mal plus que 300 mètres ...

Bilbo Cyr a écrit le 16 mai 2013

De 2 kilomètres dans le règlement municipal à 300 mètres dans le reglement provincial. Et on veut nous faire croire que ce règlement vise à protéger l'eau et non les intérêts financiers des pétrolières... Il y a 10 fois plus d'eau sous le sol qu'en surface. L'inventaire et la qualité de celle-ci sont mal connus. Il faut une étude globale et non à la pièce. Le PQ n'a aucune crédibilité dans ce dossier, Pauline ayant déjà affiché ses couleurs sans aucune nuances. Le gouvernement est actionnaire-législateur. Ça ressemble à un conflit d'intérêts.

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