Politique, Développement économique et exportation

Québec se penche sur les dossiers d’Orbite et Deniso Lebel

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le député de Gaspé et ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre.

Le député de Gaspé et ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ  - Québec analyse la demande d’aide financière déposée par l’entreprise Orbite Aluminae, qui cherche du financement afin de compléter la construction de son usine de Cap-Chat, en Haute-Gaspésie.

L’entreprise éprouve des problèmes de liquidité qui seraient reliés au dépassement de coût important de l’usine cap-chatienne. L’entreprise avait estimé le projet à 13 millions $ en septembre 2011; il est maintenant de 106 millions $.
Aide de Québec réclamée
« Québec évalue la possibilité d’intervenir. On ne pourra pas intervenir sur l’écart du manque à gagner. On va regarder le tout selon les programmes existants », indique le député de Gaspé et ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre.
Toutes les formes d’aides sont analysées par le gouvernement.
« C’est un projet très important. Il faut évaluer les retombées économiques versus les engagements tant privés que gouvernementaux qui seront requis », indique M. Lelièvre.
Deniso Lebel
La semaine dernière, l’usine de sciage du goupe Deniso Lebel de Cap-Chat a subi un refus pour une demande de bois supplémentaire de 45 000 mètres cubes de bois de Québec, ce qui avait choqué le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier.
D’entrée de jeu, Gaétan Lelièvre souligne que c’est un dossier complexe, rappelant que l’usine n’a pratiquement pas fonctionné l’année dernière.
Le projet a été déposé au printemps dernier, à la demande expresse du député, qui indique que le promoteur a tardé à déposer un plan d’affaires.
La semaine dernière, le préfet a lancé que le forestier en chef va déposer prochainement un rapport qui va dire qu’il y a 200 000 mètres cubes de bois additionnels qui pourraient être rendus disponibles en Gaspésie.
M. Lelièvre demeure prudent face à cette affirmation : « On entend parler de 200 000 mètres cubes. Je vais attendre que le forestier l’officialise ».
Cependant, il faut s’assurer que le bois soit accessible : « On sait qu’il y a 80 000 mètres cubes de résineux disponibles, mais ils sont entourés de feuillus. On doit d’avoir trouver une avenue pour le feuillu avant d’aller chercher le résineux », explique le député.
Il indique que si ce bois vient de la Haute-Gaspésie, il va appuyer tout projet de relance dans cette MRC.
« Je suis surpris d’entendre que le projet de relance est mort. Je ne lance pas la serviette. Il y a des alternatives dont ce 200 000 mètres cubes. Je suis prêt à continuer à travailler s’ils sont intéressés et que le projet est viable », souligne le ministre responsable de la région.

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