Politique

Québec lorgne le banc des Américains pour son potentiel pétrolier

Par Karyne Boudreau, journaliste, graffici.ca
Le banc des Américains est une zone maritime de 1050 km2 qui côtoie les parcs nationaux de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé au sud-ouest et Forillon au nord-ouest.

Le banc des Américains est une zone maritime de 1050 km2 qui côtoie les parcs nationaux de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé au sud-ouest et Forillon au nord-ouest. Photo : Julie Delisle

Selon un article du Devoir publié mercredi, le gouvernement du Québec aurait lancé un appel d’offres, peu avant les fêtes, afin d’évaluer le potentiel économique des énergies fossiles du banc des Américains à la pointe est de la Gaspésie.

Cette vaste zone maritime de 1050 km2 côtoie les parcs nationaux de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé au sud-ouest et Forillon au nord-ouest.

 

Comme l’indique le Devoir, cet appel d’offres est lancé par Québec au moment même ou Ottawa envisage d’établir une aire marine protégée pour tout ce secteur réputé pour sa grande biodiversité et la fragilité des espèces qu’on y retrouve.

 

Le document d’appel d’offres dont le devoir a obtenu copie indique que le gouvernement Marois souhaite obtenir une « étude indépendante sur le potentiel économique des hydrocarbures en milieu marin ». Celle-ci est commandée par le ministère des Ressources naturelles (MRN) et concerne précisément la structure Old Harry et le banc des Américains. Ces deux zones pourraient très bien présenter un intérêt pour l’exploitation pétrolière et gazière.

 

« S’il était prévisible que Québec cherche à en connaître davantage en ce qui a trait à la structure Old Harry, le secteur du banc des Américains n’aurait jamais été évoqué auparavant », selon ce que disait au Devoir Sylvain Archambault, biologiste à la Société pour la nature et les parcs. Pour M. Archambault, la décision de Québec d’évaluer le potentiel économique des énergies fossiles qui pourraient se trouver au fond du golfe Saint-Laurent est insensée « … et d’autant plus révoltante que Québec n’a présentement aucun milieu marin protégé dans le golfe », insiste-t-il.

 

Le lancement de cet appel d’offres est d’autant plus étonnant que le gouvernement fédéral étudie présentement la possibilité de faire du banc des Américains une zone de protection marine en vertu de la Loi sur les océans.

 

Ottawa s’est en fait fixé comme objectif de désigner 10 % des eaux canadiennes comme aires protégées d’ici 2020. Au Québec, seuls deux sites sont dans la mire du fédéral, soit une zone qui entoure les Îles de la Madeleine et le banc des Américains.

 

7 commentaires

Albert Picard a écrit le 11 janvier 2014

"Caucus", dit-il. Intéressant... Pour définir ce terme certaines sources évoquent un dérivé du latin médiéval caucus, signifiant "abreuvoir". Ce n'est peut être pas le genre de la maison solidaire (elle préfère la fontaine ou le robinet), c'est tout de même possible ce rapprochement. Québec Solidaire protecteur de l'abreuvoir, donc de l 'eau. Le seul parti au Québec à le faire. Ceci achèvera-t-il de le convaincre de joindre ses rangs?

Joseph Leblanc a écrit le 10 janvier 2014

Est ce vrai que le prochain caucus de Québec Solidaire va avoir lieu au Mont Éternel haut lieu de culte.....

Albert Picard a écrit le 10 janvier 2014

Félicitations aux propriétaires de FORD F150. Un aller retour Percé Québec donne un excellent feeling à la pompe et à la réception du compte MasterCard.

Bilbo Cyr a écrit le 10 janvier 2014

...vos démanches d'interdire les créations d'emplois...Est drôle celle-là.Pour les masques, notez que le film est une fiction, pas encore un documentaire...Alors vous croyez, M Montmagny, que du forage en mer à quelque kilomètres de Percé soit un aimant pour ramener les jeunes en région?

Dany Brown a écrit le 10 janvier 2014

En fait, vouloir empêcher les pétrolières de faire des forages tout partout est un rêve irréaliste. Pourquoi? c'est simple. Tant qu'il y aura des acheteurs de drogue il y aura des pushers. Tant qu'il y aura des clients, il y aura des puttes et des pimps, sur la rue Ste-Catherine. Il en est de même pour le pétrole. Au Québec, et aussi en Gaspésie on est loin de diminuer notre consommation de pétrole. Gros 4 X 4 pour aller faire son épicerie, les motoneiges, les VTT, ordinaires ou côte à côte et ceux qui niaisent sur le bout des quais des soirées de temps, les autos stationnées, le moteur en marche, quatre ou cinq de large, tous cela fait l'affaire des pétrolières et des gouvernements qui en retirent des taxes et les Villes des redevances. Exploitation ou non, on aura à transporter de plus en plus de pétrole, par camions citernes, par rail ou par des pipeline. Ainsi les dangers de pollution sont aussi, sinon plus à risque, que les forages eux-mêmes. Exemple, à Lac Mégantic, il n'y avait pas de forage, aucune exploitation, pourtant cette municipalité a subit le pire désastre pétrolier à survenir au Québec. Alors les écolos, changez de cible et travailler plutôt sur le client. Quand il y aura plus ou moins d'acheteur, on ira pas dépenser des milliards pour creuser des trous dans votre cour. Très beau vidéo de fiction quand même, et en passant, moi je ferme mon moteur, lorsque je fais mon épicerie

Marc-André Montmagny a écrit le 10 janvier 2014

Il existe du monde qui ont vraiment rien à faire! Connais-tu vraiment une place sur la planète ou il faut se promener avec un masque à gaz? Question pour vous les pro-écologiste. Ou pensez-vous que le monde vont travaillé en Gaspésie avec vos démanches d'interdire les créations d'emplois! Quand on va au carrefour jeunesse emploi, il prône le retour en région. Comment voulez-vous que les jeunes qui sont aux études à l'extérieur reviennent dans la région s'il y a aucune job pour eux?

Bilbo Cyr a écrit le 10 janvier 2014

http://vimeo.com/82401531

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