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Quand l’art contemporain se mêle au tourisme

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Les huit artistes qui proposent leurs œuvres dans la ville de Carleton

Les huit artistes qui proposent leurs œuvres dans la ville de Carleton Photo : Pauline Phouthonnesy

CARLETON-SUR-MER. Le centre d’artiste Vaste et vague propose une exposition estivale du 24 juin au 7 septembre dans huit lieux de Carleton. Le projet Séjour temporaire | altération provisoire, joue avec la notion de tourisme.

L’art contemporain s’installe à Carleton pour l’été. Sous la direction de la commissaire et chargée de projet Marie-Hélène Leblanc, huit artistes ont élaboré des œuvres qui resteront dans des lieux fréquentés et directement liés aux activités et aux déplacements de la population locale et touristique.

Mme Leblanc, native de Carleton, s’est inspirée de son premier emploi d’été, pour créer ce projet en collaboration avec les professionnels de huit centres d’artistes autogérés du Québec. «Beaucoup de gens venaient au Quai des Arts et me demandaient des renseignements sur les choses à voir, alors j’ai pensé à jouer avec ce concept : entre art et tourisme,» explique-t-elle.

Au centre de l’exposition : une carte de la ville, sous forme de dépliant touristique qui répertorie par des pictogrammes, les lieux d’expositions artistiques et les lieux à visiter. Les partenaires y sont aussi placés.

«Un office de tourisme» est aussi installé au Quai des Arts, mais cette salle d’exposition présente seulement les œuvres des artistes. «C’est confondant, les gens viennent présentement, en pensant trouver le véritable office de tourisme,» raconte Mme Leblanc.

Ancré dans le paysage Le centre d’artistes Vaste et Vague prépare ce projet depuis trois ans. Les artistes sont venus en résidence pendant une semaine à Carleton pour s’inspirer de la ville et créer une œuvre qui va altérer, transformer, le paysage pendant deux mois.

Parmi eux, l’artiste Marc Dulude et son œuvre, Souvenir. Il est parti du déménagement du cimetière de Carleton, lors de la construction de la route 132. Il a créé une sculpture nomade, qui représente une grande butte de terre sur laquelle sont posés des animaux en taxidermie, protégés par du plexiglas. «Je me suis demandé comment on pouvait déménager un élément du patrimoine comme un cimetière, cette sculpture relève de l’absurde et de l’allégorique,» raconte M. Dulude.

Les habitants verront aussi leur quotidien modifié par des installations de passage plus intimistes. Les photographies d’oiseaux en migration de l’artiste Sylvie Crépeault seront par exemple, de passage sur la clôture longeant le barachois et cohabiteront avec les espèces protégées.

Vandalisme

Ces œuvres sont fragiles et exposées au vandalisme. «On aimerait que la communauté soit responsable de nos œuvres, pour que tous les gens puissent regarder ce qu’on fait,» demande M. Dulude et ses collègues.

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