Politique, Tourisme

Quai de Percé : toutes les solutions sur la table

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le transfert du quai de Percé fait l'objet de discussions entre Pêches et Océans et la Ville.

Le transfert du quai de Percé fait l'objet de discussions entre Pêches et Océans et la Ville. Photo : Nelson Sergerie

PERCÉ – Percé poursuit sa réflexion sur la façon dont la Ville gérera le quai, alors qu'Ottawa manifeste toujours son intention de s'en départir.

« Ça nous prend un quai, mais il faut faire attention dans cette négociation », indique le maire, André Boudreau.

Des discussions officieuses ont eu lieu jusqu'à maintenant avec Pêches et Océans Canada, propriétaire de l'infrastructure.

M. Boudreau souligne avoir mieux défini la position de la Ville pour être mieux outillé dans ces négociations.

« Sa durée de vie est faite. Il faut déterminer avec le gouvernement fédéral et Pêches et Océans comment se fera la mécanique de transfert et est-ce que l'argent va suivre. C'est clair que Percé ne peut pas payer ça », dit le maire, qui se dit prêt à faire un effort, « à un certain niveau ».

Il rappelle que le quai de Percé doit être considéré de façon différente puisque ce n'est pas un quai de pêche. « Ce n'est pas un quai que tu peux enterrer de roches et mettre des pontons », dit M. Boudreau.

Sa gestion future

Percé réfléchit également à savoir si c'est la municipalité qui reprendra l'infrastructure en totalité, ou avec d'autres partenaires.

« On n'est pas fermé à partager la propriété. On regarde les intérêts de tout le monde. J'avais parlé durant les élections du principe de l'utilisateur-payeur. C'est tout l'aspect légal de tout ça qu'on est à regarder », indique M. Boudreau.

Le quai sera à nouveau accessible cette année. « Moi, je ne veux pas une crise comme l'an passé et Pêches et Océans non plus. Ce qui est important, c'est que le quai demeure ouvert », dit le maire de Percé.

Les deux parties souhaitent régler ce dossier « dans les meilleurs délais ».

La promenade

La promenade de Percé a subi d'autres dommages cet hiver.

L'étude commandée en avril dernier au coût de 175 000 $ visant à définir les solutions permanentes pour assurer la pérennité de cet attrait n'est toujours pas complétée.

Le maire Boudreau espère son dépôt au cours du prochain mois.

« Est-ce qu'on peut trouver quelque chose d'intéressant pour le tourisme, la sécurité du littoral et quelque chose qui nous permettrait de rebâtir la plage? Ce sont les caractéristiques que j'aimerais que la promenade ait », indique-t-il.

En 2011, l'ex-maire Bruno Cloutier parlait de 5 millions de dollars pour rénover l'infrastructure.

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