Politique, Tourisme

Quai de Percé : l’entente Ottawa-municipalité remise en question

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
André Boudreau, candidat à la mairie de Percé, verrait d’un mauvais œil que la municipalité utilise les taxes des contribuables du grand Percé pour entretenir le quai.

André Boudreau, candidat à la mairie de Percé, verrait d’un mauvais œil que la municipalité utilise les taxes des contribuables du grand Percé pour entretenir le quai. Photo : Geneviève Gélinas

PERCÉ – Les deux candidats à la mairie de Percé sont loin d’être vendus à l’idée que la Ville acquière le quai de Pêches et Océans Canada après qu’il ait été réparé.

André Boudreau et Owen Bouchard conviennent que le quai est essentiel. Mais la municipalité de 3300 habitants n’a peut-être pas les reins assez solides pour se charger d’une telle infrastructure, ajoutent-ils.

Début septembre, le maire sortant Bruno Cloutier s’est entendu avec des hauts fonctionnaires de Pêches et Océans Canada, propriétaire du quai. La Ville s’engageait à prendre en charge l’infrastructure une fois réparée. Une façon d’éviter que le quai tombe en ruines, avait justifié M. Cloutier, qui ne se représente pas aux élections du 3 novembre.

Le quai doit générer des revenus, dit Boudreau

M. Boudreau préférerait qu’un autre organisme, comme l’Office de tourisme du Rocher-Percé, la MRC ou la SÉPAQ, acquière le quai. Et les croisiéristes qui l’utilisent pour embarquer des passagers vers l’île Bonaventure devront partager leurs revenus avec l’acquéreur, estime-t-il.

Cet argent servirait à l’entretien du quai et si possible, à un « fonds touristique ». « Personnellement, je n’embarquerais pas le reste de la municipalité, non-touristique [hors de Percé-centre], dans des frais pour l’entretien du quai », indique M. Boudreau.

Décision « prématurée », croit Bouchard

Quant à Owen Bouchard, il qualifie la décision d’acquérir l’infrastructure de « prématurée », alors que Percé est à veille d’élire un nouveau conseil. « Les citoyens sont inquiets, ils n’ont pas été informés et ne savent pas combien ça va coûter. […] Il faut un quai, mais il faut négocier. »

La Ville a besoin de garanties financières pour l’entretien du quai, croit M. Bouchard, qui s’engage à réviser le dossier s’il est élu.

« Le pied dans la porte »

Le maire Cloutier admet que le prochain conseil pourra défaire l’entente avec Ottawa. « On a un pied dans la porte, ajoute-t-il toutefois. On le laisse aller ou on le prend. »

En mai, Pêches et Océans Canada avait fermé le quai pour des raisons de sécurité. La Ville avait bataillé ferme pour que le ministère fasse des réparations d’urgence avant la saison touristique. 

1 commentaire

B.Caissy a écrit le 9 octobre 2013

Une infrastructure de plus pour une petite municipalitée,savez vous combien cela peux couté entretenir une telle structure,c'est pas une patinoire ouverte.Vous pouvez faire comme bien des municipalitées ramassé le quai et ne mettre aucun entretient et attende qu'il tombe en ruine et quêté les gouvernements pour le remplacer,et bien sur vous ne saurez probablement pu là pour payer vos enfants et ceux des autres.

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