Affaires municipales et développement régional

Le quai de Percé doit être réparé

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le secteur sylvicole crée des centaines d’emplois en Gaspésie.

Le secteur sylvicole crée des centaines d’emplois en Gaspésie. Photo : Gracieuseté

La Ville de Percé demande au gouvernement du Canada de procéder à la réfection de son quai dans les plus brefs délais.

L'administration portuaire locale a décidé de mettre fin à la gestion de l'infrastructure commerciale et touristique, confie le maire de l’endroit, Bruno Cloutier. Son objectif est de faire pression sur le ministère des Pêches et des Océans pour le convaincre de remettre l’infrastructure portuaire à niveau, ajoute le premier magistrat de la capitale touristique de la Gaspésie. «Ce sont travaux importants qui devront être faits, comme réparer le plancher, les descentes et les attaches. Ce sont toutes des choses normales à faire, mais qui ont été négligées [par le gouvernement fédéral] ces dernières années», note le maire.

Des travaux urgents

M. Cloutier juge que les travaux doivent avoir lieu le plut tôt possible en raison de la saison estivale qui arrive à grands pas. «Il faut s’assurer de la sécurité des bateaux de touristes qui accostent au quai. Si les installations ne sont pas conformes, il risque d’y avoir des bris majeurs sur les bateaux. Les gens risquent aussi de se blesser. C’est une question de sécurité publique».

Le coût des travaux est évalué à 100 000$, selon lui.

Développements

Le maire Cloutier a par ailleurs rappelé que deux projets d’investissement auront cours dans les prochains mois. Premièrement, le projet de construction d'un tout nouveau garage municipal de la Ville de Percé avance bien.

L'actuel bâtiment est situé près du Cap Barré à proximité d'un quartier résidentiel. Un lieu inapproprié selon M. Cloutier. L'idée de lui trouver un nouvel emplacement est dans les cartons de la municipalité depuis des années.

L'établissement du nouveau bâtiment sur des terrains appartenant à la Ville, localisés le long de la route Lemieux près de la déchetterie, semble tout indiqué, estime le maire. «On espère être en mesure d’aller en appel d’offres en avril prochain puis débuter les travaux en mai ou juin. Et à l’automne, le nouveau garage devrait être prêt.» Les coûts de construction pourraient s'élever à environ 600 000$.

Par ailleurs, deux casernes de pompiers situés dans le grand Percé profiteront de travaux d'agrandissement importants dès l’été prochain. Ainsi, les élus municipaux ont sanctionné un règlement décrétant un emprunt pour l’exécution des travaux d'aménagement des casernes de Barachois et Cap-d'Espoir.

Le renouvellement et l'ajout de nouveaux équipements justifient de tels projets, souligne M. Cloutier. Les investissements s'élèvent à environ 150 000$.

3 commentaires

Michel L. Fréchette a écrit le 5 avril 2013

M. Poirier, Je ne souhaite pas que mes propos ne soient que des échanges bidirectionnels mais tout en vous destinant ce commentaire, j'estime qu'il peut être constructif pour notre communauté dans son ensemble. J'accueille positivement tout commentaire de cette nature et même ceux qui viennent proposer un débat sur le fond des réalités qui nous touchent. Sans vouloir poser le débat dans une rhétorique trop lourde, la synthèse découle de l'analyse qui elle-même provient d'une compréhension des faits.. Nous sommes confrontés à des réalités très complexes et la simplification peut constituer quelque fois un raccourci dangereux. J'accueille cependant cette idée merveilleuse de proposer une opinion plus directe et ciblée. Merci pour votre commentaire qui rejoint certainement plusieurs contributeurs à Graffici.

Gaston Poirier a écrit le 4 avril 2013

M. Fréchette : vous écrivez très bien, mais vous êtes souvent un peu long à lire dans le cadre d'un blogue. Un peu de synthèse faciliterait notre lecture. Sur ce, voici mon commentaire, en 3 mots : abandon du fédéral. 6 autres mots : comme d'habitude on ramasse les pots cassés!

Michel L. Fréchette a écrit le 2 avril 2013

Concernant le quai, on voit bien la continuité dans le langage de la Ville de Percé dans ses relations avec les gouvernements supérieurs. Avec le provincial, une allure de chantage sur le retour de la Promenade à l’ancien propriétaire (Lettre à la PM) et action en justice pour son couvrir son propre laxiste à recouvrer les taxes en temps de l'occupant (CNP) et du propriétaire du terrain de la Piscine de Percé (Ministère de l'Éducation Loisir et Sport du temps (MELS) du temps de l'ancienne administration municipale. Pour le fédéral, alerte soudaine sur les risques d'utiliser un quai qui est en vue de l'hôtel de Ville 365 jours par année depuis des lunes et dont la condition est connue depuis belle lurette. Belle campagne de publicité en perspective de dire que l'infrastructure est dangereuse alors que la ville dépense au moins 10% de son budget en tourisme pour convaincre le citoyen du monde de venir y faire un tour avec sa famille. Message et contre message dans la même phrase, ce qui ne nous étonne pas quand on connaît le dossier. Combien de tonnes de produits halieutiques sont débarquées sur le quai de Percé? Le MPO doit avoir ses raisons techniques même si on se doute que l’abandon probable de la responsabilité sur l’infrastructure est commandé par un plan d’ensemble plus large dans la relation Ottawa-Québec. Gouverner c'est prévoir et la légitimité vaut mieux par les temps qui courent que la légalité. Ne pas mordre la main qui te nourrit s'avère en cette période de restriction financière une mesure minimale de cohabitation et de survie avec les instances supérieures. On le sait, la sécurité dépend de la qualité de tes voisins. Souffler le chaud et le froid peut s’avérer incompatible avec les intérêts supérieurs et durables à la veille des prochaines élections municipales. L’opportunisme politique peut être certainement utile mais encore faut-il en mesurer les conséquences et avoir le talent pour le faire passer comme une stratégie bien réfléchie. Si par pur hasard ce sont les bénéficiaires directs du quai (bateliers et commerçants et même la SÉPAQ pour l'Île Bonaventure) qui devront vivre avec la dégradation continue d'une si importante infrastructure, pourquoi n’entendons-nous pas plus souvent ces payeurs de taxes à tous les niveaux de gouvernements sur les dossiers de cet ordre, alors que régulièrement, les dépenses de tourisme sont assumées par la majorité des contribuables qui ne sont pas associés aux bénéfices mais partagent injustement et depuis plusieurs années le déficit? Pourquoi les premiers concernés ne participent-ils pas activement à la sauvegarde de leurs fonds de commerce? Le Maire prend indirectement leur intérêt alors qu'encore tout récemment, il n'a pas jugé bon de s'investir au moins moralement dans le maintien du seul poste d'essence du village en pleine saison touristique d'hiver et au bénéfice des résidents du district. Et que dire de l'aventure du train touristique où jamais nous n'avons pu entendre de nos élu(e)s le fin mot du plan d'affaire avec les retombées directes pour la Ville? Que dire encore des tergiversations et des balbutiements entourant « Percé l'Incontournable » qui se transforme en Géoparc dirigée par une coopérative inspirée comme Luc Langevin vous fait apparaître une bague dans une ampoule électrique? Ce que ce cri du Maire et de son équipe actuelle nous enseigne, c’est simplement que l’avenir de la Ville de Percé n’appartient tout simplement pas à Percé. On doit certainement s’imaginer que la Ville dispose d’une masse critique du même ordre que celui qui a conditionné le sauvetage du système bancaire pour perpétuer le capitalisme. Navré mais Percé n’est qu’un point largement concurrencé dans l’univers milliardaire du tourisme au bout d’une péninsule qui se situe entre un passé méconnu et un avenir incertain. En fait, il ne faudrait pas rendre coupables les média qui rapportent la déclaration si le contraire de l'effet souhaité vient alourdir le bilan de cette ville qui ne se gouverne pas à la hauteur de son potentiel de ville phare du tourisme prétendument gonflé à l’hélium de déclarations surfaites sur son attractivité internationale.

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