Affaires municipales et développement régional

Protection de l’eau: des citoyens saluent la position de Gaspé

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Nelson Sergerie

Nelson Sergerie Photo : Pas moins de 200 personnes ont assisté à la séance du conseil, lundi soir, à Gaspé.

Pas moins de 200 personnes ont acclamé les élus lundi soir à Gaspé après la présentation du règlement visant à protéger l'eau potable, adopté le 19 décembre.

Le maire, François Roussy, a expliqué aux citoyens lors de la séance du conseil municipal l'ensemble de la démarche des deux dernières années justifiant l'adoption du règlement.

Rappelons que ce règlement prévoit notamment l'interdiction d'introduire «par forage ou tout autre procédé […] toute substance susceptible d'altérer la qualité de l'eau souterraine ou de surface servant à la consommation humaine ou animale.»

À plusieurs reprises, il a été interrompu par des applaudissements nourris de la foule. M. Roussy a précisé que la mobilisation se poursuivra dans les médias sociaux afin de presser le gouvernement à moderniser la Loi sur les mines qui, selon lui, ne protège pas assez l'environnement.

«Si on veut gagner notre combat, on devra poursuivre cette mobilisation. Il y a un outil qui a anéanti des dictatures, ce sont les médias sociaux. Gaspé a mis en ligne une page Facebook où on demande à tous les citoyens de la Gaspésie et du Québec qui sont en accord avec le règlement de nous appuyer», a déclaré le maire.

La position de la Ville de Gaspé ne fait cependant pas l’unanimité. Lundi après-midi, des dizaines de gens d’affaires ont clairement signifié à l'administration municipale qu'ils sont en faveur de l'exploration pétrolière, en marge d’une conférence de presse tenue par le maire pour expliquer le nouveau règlement. 

Sondage Léger Marketing

Le maire Roussy a réagi au sondage Léger Marketing commandé par Pétrolia qui indique que 55 % des citoyens sont favorables au projet Haldimand.

Il a été cinglant. «Il y eu de la manipulation de l'information au cours des dernières années. Si on fait un sondage qui demande à la population si elle est d'accord à ce que la ville protège l'eau potable, je suis convaincu qu'on va battre le pourcentage que Pétrolia a obtenu».

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7 commentaires

Gaston Poirier a écrit le 17 janvier 2013

M. Pelletier : vous me qualifiez indirectement d'enverdeur. Or, je ne suis ni environnementaliste, ni économiste : je suis seulement pro-citoyens. Et c'est pourquoi mon discours se concentre sur l'acceptabilité sociale, cette notion qui devrait toujours gouverner les projets de développement. Or, comme l'a prouvé le maire, l'acceptabilité sociale (le volet "société" qui occupe le tiers de la notion de développement durable) n'est carrément pas là avec Haldimand #4, et elle n'y sera jamais non plus : jamais les citoyens (autant en Gaspésie qu'à Montréal qu'ailleurs en Occident) n'accepteront de voir une foreuse à pétrole à 300 mètres de leur maison. Pour moi, la question n'est pas de ne pas forer (ce que prônent les environnementalistes purs et durs), mais plutôt de ne pas forer à cet endroit-là (ce que prônent les pro-citoyens comme le maire et moi-même). Voilà!

Gaston Poirier a écrit le 16 janvier 2013

Pelletier : En quoi les propos des Proulx seraient-ils plus probants que ceux du maire, qui dit le contraire? Roussy est intègre, non? Le processus réglementaire de la Ville a suivi les règles légales et a été fait publiquement, me semble... Si Petrolia avait voulu savoir pour le règlement, elle n'avait qu'à suivre les séances et avis publics de la municipalité... Les Proulx ont leur opinion et leur vision ; le maire et la Ville a la sienne. J'sais pas pourquoi, mais contrairement à vous, je me fie pas mal plus à Roussy (qui n'a aucun intérêt pécunier d'un bord ou de l'autre) qu'aux Proulx (pour qui le ca$h est l'unique raison de leur position)...

Gaston Poirier a écrit le 16 janvier 2013

Pelletier : vous qui vous dites pour le développement durable, savez-vous au moins c'est quoi, du développement DURABLE? Dans le projet Haldimand 4, où est l'équilibre entre les 3 principes de base du développement durable (économie, environnement et société)? Honnêtement, je vois seulement la balance pencher du côté économique, et je vois surtout que le volet "société" (acceptabilité sociale) est carrément absent de la démarche... Bref, ce développement n'a rien de durable : ce n'est que du développement économique pur qui fait bien l'affaire des businessmen et des gens de droite comme vous. Haldimand 4 n'est pas endossable, point à la ligne. Mais Bourque, lui, est bien plus facile à endosser. Alors, que Pétrolia se concentre sur Bourque, svp! Merci!

Gaston Poirier a écrit le 16 janvier 2013

En allant s'installer à 300 mètres des maisons, Pétrolia a poussé sa luck un peu trop loin. L'acceptabilité sociale du projet Haldimand 4 n'est pas au rendez-vous. Le maire de Gaspé a raison : que Pétrolia se tasse de dans la cour du monde, et qu'ils aillent forer plus loin! On nous chante que pratiquement tout le sous-sol gaspésien est prometteur, et on fore dans la face du monde, à 2 pas des puits d'eau potable... Éloignez-vous, laissez les gens tranquilles, et les gens vont vous laisser tranquilles eux aussi! 2 mots qui doivent primer sur tout : ACCEPTABILITÉ SOCIALE!

Michel Denis a écrit le 15 janvier 2013

Moi ,je suis pour le progrès,celui qui par ses choix économique,tient compte des aspects sociaux et écologique.Non pas ce développement qui a trop durablement été choisi au détriment des la santé et qualité de vie des populations.Celui-là qui n'enrichie qu'une classe riche de b.s via leur loto-action et qui essaie de gagner le magot en se foutant des citoyens mais pourtant ces libertariens même s'il se foutent de tous ,ils iraient pas vivre seul dans le bois,ils ont besoin de parasité pour tirer profit à même les gens qui gobent leur promesses de richesse.

Yvanhoe Caissy a écrit le 15 janvier 2013

Bravo aux élus de la ville de Gaspe. L'environnement et les animaux sont menacés sans arrêt sur la terre. Même si le public serait en faveur de forages pour une meilleure économie, l'histoire démontre que les humains ne sont pas toujours très futés.

Bilbo Cyr a écrit le 15 janvier 2013

Moi je suis pour que la protection des ressources vitales passe devant les intérêts financiers de quelques uns...

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