Affaires policières et juridiques

Un programme pour contrer la violence dans les écoles

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le programme « Unité sans violence » a été lancé mercredi à Pointe-à-la-Croix.

Le programme « Unité sans violence » a été lancé mercredi à Pointe-à-la-Croix. Photo : Gracieuseté

POINTE-À-LA-CROIX – Un nouveau programme de sensibilisation à l’intimidation et à la violence est mis en place par la Sûreté du Québec  (SQ) dans une école de la MRC d’Avignon.

Le programme « Unité sans violence » a été lancé mercredi matin à l’école Père-Pacifique de Pointe-à-la-Croix et la SQ souhaite l’implanter partout dans la MRC au cours des prochaines années.

L’école Père-Pacifique a été choisie en premier lieu pour des raisons évidentes : « Il y a une problématique. C’est un milieu défavorisé. Il y a de l’intimidation et de la violence dans cette école », souligne la policière intervenante en milieu scolaire de la SQ, Annie Lavoie.

Les élèves de la classe de 5e et 6e année de l’école formeront une unité, chargée d’entreprendre une démarche commune de non-violence. Ils porteront soit un chandail ou un brassard. Ils auront pour mandat de dénoncer les gestes de violence et d’intimidation auprès des autorités de l’école et de faire la promotion des gestes pacifiques.

En parallèle, cette unité sera également chargée de remettre des billets de comportements pacifiques pour encourager les échanges sains entre les élèves.

« Si un jeune de 1ère année est taxé, il va voir un membre de l’unité sans violence. Ils vont dénoncer le récalcitrant à la direction de l’école », explique la policière.

« On met beaucoup d’emphase pour inciter les jeunes à dénoncer la violence, indique Mme Lavoie. La figure d’autorité fait calmer les ardeurs. »

Une évaluation de la démarche sera faite en janvier et un bilan complet viendra en juin prochain.

Problématique en croissance

L’intimidation et la violence sont des phénomènes en hausse dans les écoles, constate Mme Lavoie, particulièrement avec le cyberespace.

« Les jeunes se pensent anonymes sur les réseaux sociaux. C’était fait au départ pour des compliments mais l’anonymat a permis de créer de l’intimidation et des messages violents. Les jeunes sont plus games parce qu’ils ne le disent pas "en pleine face" », souligne Mme Lavoie.

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