Affaires policières et juridiques

Procès de Carl Langelier : le verdict en octobre

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
C'est le 9 octobre que l'ex-journaliste Carl Langelier connaîtra le verdict de l'accusation pesant contre lui.

C'est le 9 octobre que l'ex-journaliste Carl Langelier connaîtra le verdict de l'accusation pesant contre lui. Photo : Johanne Fournier

SAINTE-ANNE-DES-MONTS – Le verdict dans la cause de l'ex-journaliste Carl Langelier, accusé d'avoir usurpé la fonction d'un enquêteur de police pour obtenir une entrevue exclusive après le suicide de Marjorie Raymond, sera connu en octobre.

Le procès de l'ancien journaliste du FM 93 de Québec s'est poursuivi hier au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts, alors que l'avocat de la Couronne, Me Gérald Maltais, a fait savoir qu'il renonçait à présenter une contre-preuve contre l'accusé, qui visait à ébranler sa crédibilité, surtout en matière d'éthique journalistique.

Selon le procureur de la défense, Me Serge Goulet, son client n'a pas commis de faute afin d'obtenir une entrevue avec Sandra Isabel et sa fille, qui était pointée du doigt concernant les allégations d'intimidation dont l'adolescente, Marjorie Raymond, aurait été victime avant de s'enlever la vie en novembre 2011. Il croit que celles-ci ont confondu l'identification de Langelier lorsqu'il s'est présenté afin de procéder à l'entrevue.

Contradictions

Dans sa plaidoirie, Me Goulet estime que la plaignante a des intérêts financiers dans cette affaire puisqu'une poursuite au civil a été déposée. La défense a aussi soutenu que l'adolescente avait menti en se basant sur une contradiction dans son témoignage. Le procureur de Langelier a alors demandé au juge François Boisjoli de ne pas tenir compte du témoignage de l'adolescente.

La Couronne est, quant à elle, persuadée que l'intimé se serait fait passer pour un agent de la Sûreté du Québec et que c'est pour cette raison que sa cliente a accepté de répondre à ses questions, compte tenu qu'elle refusait toute entrevue journalistique. Par contre, la preuve de la Couronne ne peut s'appuyer sur la façon dont l'ex-journaliste s'est identifié pour obtenir l'entrevue puisqu'il n'existe aucun enregistrement quant au début de l'appel logé par celui-ci.

Me Maltais a également maintenu le fait que Langelier n'aurait pas informé Mme Isabel qu'elle était enregistrée au moment de l'entretien téléphonique auquel elle a accepté de participer. Il a aussi noté des contradictions entre les témoignages faits aux policiers lors de l'arrestation de Carl Langelier et ceux qu'il a livrés en cour.

Le verdict du juge Boisjoli sera prononcé le 9 octobre.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.