Transport

Problèmes d'avalanches sur les routes

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Analyse d'une petite fracture d'avalanche par un employé du Centre d'avalanche de la Haute-Gaspésie.

Analyse d'une petite fracture d'avalanche par un employé du Centre d'avalanche de la Haute-Gaspésie. Photo : Centre d'avalanche de la Haute-Gaspésie

PERCÉ - Des dizaines d'avalanches ont eu lieu cet hiver sur deux artères principales en Gaspésie. Un problème que les autorités tentent de contenir.

En tout, le Centre d'avalanche de la Haute-Gaspésie a recensé 35 avalanches comparativement à 53 à l'hiver 2012-2013. Des phénomènes naturels qui ont lieu principalement sur la 132 à la sortie est du village de Mont-St-Pierre et dans le secteur de la route 198 le long du Lac de L'Anse-Pleureuse, confirme le directeur général du Centre, Dominic Boucher.

Depuis deux ans, le Centre travaille en étroite collaboration avec Transport Québec dans le cadre d'un projet-pilote s'étendant sur trois ans et qui vise à prévoir ces phénomènes qui ont déjà causé trois accidents mortels sur les routes de la Gaspésie, dont le dernier remonte à 1971. Sur le plan géographique, il existe 70 couloirs d'avalanche situés entre La Martre et Madeleine, plus ou moins, qui ont un potentiel d'affecter la route, précise Dominic Boucher.

« Dans le cadre de ce projet-pilote, à tous les deux jours entre la mi-décembre et la mi-avril, on produit des prévisions à l'usage interne de Transport Québec qui les avisent quant aux dangers sur les routes, allant de faible à élevé. Ce projet-pilote est un bon départ quant à la base d'information qu'on fournit au MTQ et qui permet au ministère d'ajuster ses opérations routières (lors d'une avalanche) comme le déneigement ou encore contrôler la circulation en fermant la route ou en circulant en convoi », fait valoir M. Boucher.

Une ressource en permanence

Mais idéalement, le Centre souhaite avoir une ressource permanente qui se consacrerait à ce dossier. « À terme, le mieux serait d'avoir une ressource qui serait spécifiquement affectée à cette problématique. Vous savez, on est quatre employés au Centre et lorsqu'il y a une tempête qui touche notre région, on est déjà bien occupé à gérer cette problématique dans les Chics-Chocs. Nous n'avons donc pas les ressources nécessaires pour gérer à la fois les routes et les montagnes », note M. Boucher qui précise qu'une avalanche survient de 24 à 48 heures après un épisode de tempête.

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